Vendredi 30 juillet – 20h

Vendredi 30 Juillet 2021
20h

Musique de chambre

Jardins du Musée Matisse

Programme

Claude Debussy :
Sonate pour flûte, alto et harpe
(Pastorale  –  Interlude  –  Finale)

Johannes Brahms :
Quintette avec clarinette, op.115
(Allegro  –  Adagio  –  Andantino  –  Finale)


Sophie Cherrier
flûte
Patrick Messina clarinette
Stéphanie-Marie Degand & Clara Messina violon
Jean Sulem alto
Hélène Dautry violoncelle
Marie-Pierre Langlamet harpe

Johannes Brahms, profondément viennois de style (bien que natif de Hambourg), et définitivement installé à Vienne depuis 1862, n’aimait pas la musique française (déniant même à la France toute valeur musicale) : « Es gibt kein französische komponist » – « Il n’existe aucun compositeur français » – a-t-il déclaré un jour…
Etant mort en 1897, Brahms a pu avoir le temps de connaître les premiers chefs-d’œuvre de Debussy : la Suite Bergamasque de 1890, le Quatuor à cordes de 1893 ou le Prélude à l’après-midi d’un Faune de 1894. A-t-il eu connaissance de ces partitions ? Vraisemblablement pas. Les aurait-il apprécié ? Vraisemblablement pas non plus ! Mais réunir ces deux figures en un même concert permet d’appréhender deux œuvres de pleine maturité, quasi crépusculaires puisque toutes deux furent écrites au soir d’une vie.
Meurtri en son âme par la 1ère Guerre Mondiale, qui décime tant de vies, Debussy conçoit le projet d’écrire 6 sonates qui seront un hommage à la France : « Trente millions de Boches ne peuvent pas détruire la pensée française », dira le compositeur. Ces sonates, c’est son acte, sa contribution patriotique à lui. Chacune de ces sonates devra se référer aux modèles du classicisme français, les « Concerts » de Rameau en particulier, et l’ensemble verra se succéder un éventail d’instruments diversifié. Naturellement, si l’auditeur d’aujourd’hui ignore le contexte historique, il lui sera impossible de déceler la nature « militante » de ces œuvres tant le raffinement de l’écriture éblouit… et transcende l’hommage patriotique.
Mais Debussy est déjà malade, et la mort finit par l’emporter. Debussy ne pourra aller au bout de son projet, n’ayant eu le temps, sur les 6 sonates envisagées, de n’en écrire que 3 : la Sonate pour violoncelle et piano (1915), la Sonate pour flûte, alto et harpe (également de 1915) que nous entendons ce soir, et enfin la Sonate pour violon et piano (1917). Debussy décédera en 1918.

En 1891, Brahms a déjà l’aspect d’un vieil homme ; il n’a pourtant que 58 ans. Il a déjà écrit l’essentiel de ses oeuvres (le Requiem allemand, ses 4 Symphonies, son Concerto pour violon, ses 2 Concertos pour piano, les 3 Sonates pour violon et piano, les célébrissimes Danses hongroises), et jouit d’une immense popularité – doublée d’un profond respect – au sein de la société viennoise. Resteront à venir les 3 merveilleux Intermezzi pour piano (op.117), les 6 Klavierstücke de l’op.118 et les 4 de l’op.119. Brahms n’écrira plus pour l’orchestre : en ce début des années 1890, son royaume se resserre sur le piano et la musique de chambre, développant une écriture que l’on peut qualifier d’automnale (n’oublions pas que Clara Schumann, pour laquelle le compositeur cultive une amitié – une vénération – ambigüe, s’éloigne peu à peu de son « cher Johannes »).
Ecrit durant le printemps et l’été 1891, ce quintette suscita immédiatement un unanime enthousiasme, tant de la part du public que du coté de la critique. Brahms était un véritable dieu à Vienne !
Jean-Noël Ferrel

Johannes Brahms

Claude Debussy

BIOGRAPHIES

Sophie Cherrier

Professeur au CNSM de Paris
Soliste Ensemble Intercontemporain

Sophie Cherrier débute ses études musicales au Conservatoire de Région de Nancy (classe de Jacques Mule), puis au Conservatoire de Paris où elle entre en 1977.
Elle remporte en 1979 le 1er Prix de flûte dans la classe d’Alain Marion et en 1980 le 1er Prix de musique de chambre dans la classe de Christian Lardé.
En 1981, elle obtient le 4ème Prix au Concours international Jean-Pierre Rampal.
Titulaire du certificat d’aptitude à l’enseignement, elle a été professeur au Conservatoire National de Région de Paris jusqu’en novembre 1998, date à laquelle elle est nommée professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Ses dispositions pour la pédagogie la font participer à de nombreuses Master-classes lors de festivals ou académies (Nice, Centre Acanthes, Majorque, Manchester, Tokyo, New-York…).

Sophie Cherrier est soliste à l’Ensemble Intercontemporain de Pierre Boulez depuis 1979. Elle a également joué avec l’Orchestre Colonne (1979-1981), l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de Bordeaux.
Parallèlement à ces deux principales activités, Sophie Cherrier se produit en musique de chambre, notamment avec l’Ensemble Intercontemporain, le Halle Orchestra de Manchester, l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre de Freiburg, l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles, le Sinfonietta de Londres, l’Orchestre Philharmonique de Berlin…

Enregistrements
Sophie Cherrier a enregistré la « Sequenza » de Luciano Berio (DGG), « Explosante Fixe » de Pierre Boulez (DGG), « Sonatine » pour flûte et piano de Pierre Boulez (Erato), « Esprit rude, Esprit doux » pour flûte et clarinette d’Elliot Carter (Erato), « Imaginary skylines » pour flûte et harpe d’Ivan Fedele (Adès), « Jupiter » et la « Partition du Ciel et de l’Enfer » pour flûte Midi de Philippe Manoury dans la collection Compositeurs d’aujourd’hui, les quatuors de Rossini (Vérany), « Pierrot Lunaire » de Schoenberg ; elle a également enregistré des pièces de Bartók, Martin, Hindemith, Debussy et Fedele (flûte panorama).

Patrick Messina

Né à Nice, de parents sicilien et espagnol, Patrick Messina commence sa carrière aux Etats-Unis, plus particulièrement à New York, en 1996, lorsqu’il remporte le 1er Prix du East and West Artists International Auditions lui permettant de se produire en récital au Carnegie Hall. Parallèlement à ses activités de soliste, il travaille pendant six ans avec le Metropolitan Opera de New York, sous la direction de James Levine, Valery Gergiev ou encore Leonard Slatkin. En 2003, il devient 1ère clarinette solo de l’Orchestre National de France sous la direction de Kurt Masur. Musicien très apprécié des plus grands chefs, Patrick Messina est invité régulièrement comme clarinette solo par de prestigieuses formations telles le Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam ou encore le Chicago Symphony Orchestra.
Il se produit en soliste sous la direction de Riccardo Muti, Bernard Haitink, Tan Dun, Yehudi Menuhin, Kristjan Järvi, Jaap Van Zweden, Anton Nanut, John Axelrod ou Trevor Pinnock, avec notamment l’Orchestre Symphonique de Houston, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Cannes, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre des Nations, l’Orchestre National d’Ile-de-France, l’Orchestre de chambre de Toulouse, l’Orchestre Philharmonique de Incheon (Corée), l’Orchestre Philharmonique National d’Ukraine, le Kioi Sinfonietta (Japon)… Son nom est à l’affiche des plus grands festivals, et Il a comme partenaires Jean-Yves Thibaudet, Roger Muraro, Garrick Ohlssshon, Fabrizio Chiovetta, Michel Béroff, Menahem Pressler, Jean-Marc Luisada, Jean-François Heisser, Edita Gruberova, Tatjana Vassiljeva, Xavier Phillips, Gautier Capuçon, le Philharmonia Quartett Berlin (des Berliner Philharmoniker), les Quatuors Debussy, Diotima, Carducci, Fine Arts, Elysées, Parker, Vogler, Aron, le Beaux-Arts Trio…
Patrick Messina enregistre pour le label Aparté Music : son dernier CD, paru en juin 2018, consacré à Arvo Pärt, Jaan Raats et Henryk Gorecki (avec Henri Demarquette et Fabrizio Chiovetta) a été récompensé par un « Choc » de Classica ainsi que par 5 étoiles du magazine Pizzicato. Son précédent album, dédié à Schumann, avait également reçu les éloges de la critique (5 de Diapason, 5 de Musica). On peut citer son album Mozart paru chez Harmonia Mundi, où figure le célèbre Concerto pour clarinette accompagné par l’Orchestre National de France et dirigé par Riccardo Muti : « Et si, tout simplement, on tenait là une des plus grandes références du Concerto de Mozart ? A chacun de juger : pour ce qui nous concerne, s’est fait ». (Concertonet)
Egalement très actif dans le domaine de la musique d’aujourd’hui, il est notamment le dédicataire du Concerto pour clarinette de Bechara El-Khoury qu’il a enregistré en 2012 (label Naxos) avec l’Orchestre de Chambre de Paris. De plus, son intérêt pour les musiques du monde et l’improvisation l’amène à participer à l’enregistrement de Placido Domingo “Encanto del mar” paru chez Sony, et à l’album “The Journey” de Lionel Loueke (Aparté, 2018).
Patrick Messina commença l’apprentissage de la clarinette avec son père, puis au CRR de Nice dans la classe de Claude Crousier. Il poursuivra ses études au CNSMD de Paris avec Guy Deplus et Michel Arrignon, au Cleveland Institute of Music avec Franklin Cohen et au Mannes College de New York avec Ricardo Morales. Depuis 2011 il est professeur à l’Ecole Normale « Alfred Cortot » à Paris. En juin 2016, il a été nommé Membre Honoraire de la Royal Academy of Music à Londres où il est également professeur invité.

Stéphanie-Marie Degand

Stéphanie-Marie Degand est aujourd’hui l’une des rares interprètes capable de maîtriser les techniques et les codes d’un répertoire allant du XVIIe siècle à la création contemporaine.
Formée à Caen par Jean-Walter Audoli et Emmanuelle Haïm, elle entre à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Jacques Ghestem et y affirme d’emblée son ambition de décloisonnement des répertoires, bénéficiant de l’enseignement de maîtres tels que Jacques Rouvier, Alain Meunier, Pierre-Laurent Aimard, mais aussi William Christie, Christophe Rousset et Christophe Coin. Elle obtiendra 4 premiers Prix et suivra le perfectionnement de violon, avant d’entamer une carrière atypique.
Soliste confirmée, chambriste passionnée, violon solo engagé, cheffe et pédagogue, sa démarche artistique est saluée par de nombreuses récompenses : Grand Prix Adami 95, 2ème Grand Prix du Concours Ferras-Barbizet 97, Révélation Classique au Midem 98, Lauréate Natexis 99, Prix de la Sacem 2002, Révélation « Soliste Instrumentale » aux Victoires de la Musique 2005.
Elle se produit dans les salles les plus prestigieuses sous la direction d’Emmanuel Krivine, Francois-Xavier Roth, Jérémie Rhorer, Laurence Equilbey, et en formation de chambre aux côtés de Marie-Josèphe Jude, François-Frédéric Guy, Christie Julien, Violaine Cochard, Christophe Rousset, Emmanuelle Bertrand, Marc Coppey, Miguel Da Silva…
En 2000, elle est co-fondatrice avec Emmanuelle Haïm du « Concert d’Astrée », dont elle sera le violon solo puis l’assistante musicale. Du violon, elle a dirigé l’Orchestre Philharmonique de Liège, Les Violons du Roy, l’Orchestre d’Auvergne, et a été cheffe assistante de Jérémie Rhorer pour Don Giovanni au Théâtre des Champs-Élysées en 2016, de Sébastien Rouland pour Le Postillon de Longjumeau à l’Opéra-Comique en 2019, puis de Laurent Campellone pour Fantasio en 2020, ce dernier l’invitant ensuite à diriger La Caravane du Caire de Grétry à l’Opéra de Tours en 2022.
Stéphanie-Marie Degand est la directrice artistique de « La Diane Française », ensemble qu’elle fonde en 2016 et avec lequel elle explore toutes les facettes de l’art français à travers les siècles.
Titulaire du CA, elle enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris depuis 2012, à la fois comme professeure de violon « moderne » et au sein du département de musique ancienne.
Sa discographie illustre fidèlement cette insatiable curiosité musicale, de Monteverdi à Tanguy, du concerto romantique au duo violon-clavecin.
En 2020, son intégrale des Sonates de Bach avec Violaine Cochard est récompensée d’un « Diapason d’or » et d’un « Choc-Classica de l’Année ». En 2021 paraîtra le Concerto de Brahms avec « Le Cercle de l’Harmonie » et Jérémie Rhorer , et en 2022 une intégrale des concertos de Jean-Marie Leclair avec « La Diane Française » (Nomad Music).
En avril 2022, elle fera ses débuts parisiens de chef d’orchestre en dirigeant l’Orchestre Pasdeloup à la Salle Gaveau (Haydn et Schubert).
Stéphanie-Marie Degand est également l’invitée régulière de l’émission « La Tribune des Critiques de Disque » sur France-Musique.

Clara Messina

Née à Paris en 2005 dans une famille de musiciens, Clara Messina commence l’apprentissage du violon à l’âge de six ans au Conservatoire Francis Poulenc avec Rodica Bogdanas. En 2016, elle entre au Conservatoire Régional de Boulogne-Billancourt où elle étudie avec Christophe Poiget et Agnès Reverdy. Depuis 2018, elle poursuit ses études au CRR de Paris dans la classe de Christophe Poiget.

En 2014, elle est sélectionnée pour participer au concert d’ouverture de l’Auditorium de Radio-France avec l’Orchestre National de France. Elle reçoit les 1er Prix du concours Vatelot-Rampal (à Paris) en 2016 puis en 2018. Cette même année, elle obtient également un 1er Prix au Concours Flame, participe au “Concerts Jeunes Talents” en interprétant le Concerto n°1 de Mendelssohn avec l’Orchestre Aperto (direction de Luc Gallou).

Il y a quelques semaines, Clara a reçu son diplôme DEM à l’unanimité avec félicitations du jury au CRR de Paris, et a été admise – à tout juste 15 ans – au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où elle poursuivra ses études dans la classe de Stéphanie-Marie Degand.

Jean Sulem

Jean Sulem a fait ses études au Conservatoire de Paris dans la classe de Serge Collot. En 1981, Pierre Boulez le choisit pour devenir soliste de l’Ensemble Intercontemporain. Il jouera alors dix ans avec cet ensemble. Très actif dans création contemporaine, il a interprété dans les plus grands festivals internationaux des pièces maîtresses du répertoire soliste contemporain de l’alto et suscité de nombreuses créations. Il a réalisé plusieurs enregistrements comme soliste avec l’Ensemble Intercontemporain, notamment Chemins II de Luciano Berio sous la direction de Pierre Boulez.
A côté de son activité de soliste, Jean Sulem mène une importante carrière de chambriste. Il est, depuis sa fondation en 1981, l’altiste du « Quatuor Rosamonde ». Il a joué comme soliste ou musicien de chambre dans les plus grands festivals internationaux, dans le monde entier, et a enregistré plus de trente CD.

Pédagogue réputé, il est depuis 1990 professeur d’alto et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il est également professeur à l’Académie Tibor Varga à Sion (en Suisse) depuis 1990, et professeur à l’Académie internationale d’été de Cervo en Italie depuis 1996. Il donne régulièrement des cours d’interprétation en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Il est également invité comme membre du jury des concours internationaux. Plusieurs de ses anciens élèves occupent des places de solistes dans les grands orchestres européens ou sont membres de quatuors à cordes renommés.

Hélène Dautry

Le parcours d’Hélène Dautry est atypique par l’exceptionnelle rapidité de son déroulement. Initialement orientée vers une formation pianistique, elle débute le violoncelle à l’âge de quinze ans et obtient cinq ans plus tard l’admission au CNSM de Paris dans la classe de Maurice Gendron. Cette rencontre deviendra le socle inaltérable de son évolution, et la conduira à l’obtention d’un brillant 1er Prix de violoncelle au CNSM de Paris. Elle poursuit sa formation en suivant un 3ème cycle de perfectionnement dans ce même établissement. Soliste de l’Orchestre de Chambre Jean-François Paillard pendant une quinzaine d’années, aux côtés du violoniste Gérard Jarry, elle s’est produite en soliste avec cet ensemble dans les plus prestigieuses salles du monde. Hélène Dautry a développé une large activité de concertiste et poursuit parallèlement une carrière de professeur. Titulaire du C.A, elle enseigne actuellement au Royal College of Music de Londres, au CRR de Paris, à l’Ecole Normale de Musique de Paris.

Elle a joué sous la direction de Jean-Pierre Wallez, Peter Csaba, Sergio Lamberto… En Avril 2019, à La Grange au Lac d’Evian, avec l’Orchestre Franz Liszt de Budapest sous la direction de Péter Tfirst, elle a été l’interprète de Boccherini et Bruch. En 2016, pour le label Lyrinx, Hélène Dautry a enregistré les deux sonates de Brahms avec la pianiste Sandra Chamoux.

On la trouve en récital au Wigmore Hall à Londres avec Bruno Rigutto (2015), et aux côtés d’artistes tels que Catherine Collard, Jean-Claude Vanden Eyden, Romano Pallottini, Mila Goldvasser, Roberte Mamou, Laurent-Albrecht Breuninger, pour ne parler que de ses rencontres les plus marquantes… Avec la violoniste Birgitte Stærnes, Hélène Dautry parcourt le répertoire exigeant pour la formation duo Violon/ Violoncelle et se produit régulièrement en Norvège, en France…

Passionnée par la musique de chambre, Hélène Dautry a été membre du « Trio Ars Longa » (Sandra Chamoux, Birgitte Stærnes, Hélène Dautry) qui s’est produit en juin 2019 dans la prestigieuse Purcell Room au Royal Festival Hall de Londres, concert salué chaleureusement par la critique du Musical Opinion.

Elle est régulièrement invitée à donner des master-classes (France, Italie, Angleterre, Chine, Russie). Egalement invitée dans de prestigieuses académies internationales d’été (Nice, Tignes, Brescia, Bruges, Fontainebleau), Hélène Dautry se passionne pour le partage, la transmission et les affinités électives.

 

Marie-Pierre Langlamet

Orchestre Philharmonique de Berlin (Harpiste solo)
Elève de Mme Fontan-Binoche au Conservatoire de Nice, Marie-Pierre Langlamet fait très tôt ses premiers pas sur la scène internationale en remportant à 15 ans le Concours Maria Korchinska (UK). Une année plus tard, elle remporte celui de la cité des Arts de la ville de Paris.
À 17 ans, elle est nommée harpe solo de l’Opéra de Nice.

Les récompenses continuent à se succéder: 1ère lauréate (2e Prix) au CIEM de Genève (1986), puis 1ers Prix du Concert Artists Guild de New York (1989) et du concours d’Israël (1992).
Depuis 1993, Marie-Pierre Langlamet est harpe solo de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, après avoir occupé le même poste à l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York de 1988 à 1993 (direction James Levine). Parallèlement, elle poursuit une grande carrière de soliste et de chambriste.
Elle se produit en soliste aux côtés de chefs prestigieux (Claudio Abbado, Simon Rattle, Christian Thielemann, Paavo Järvi, Juanjo Mena, Marek Janowski, Trevor Pinnock, Francois-Xavier Roth…) avec des orchestres de renommée internationale, tels le Philharmonique de Berlin, le Philharmonique de Radio-France, le Philharmonique d’Israël, l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre National d’Espagne, the Seoul Philharmonic…

Elle enseigne à l’Académie Karajan.

 

Partager sur les réseaux...