Mercredi 21 juillet – 20h15

Mercredi 21 Juillet 2021
20h15

Contrastes

Jardins du Musée Matisse

Programme

Georges Enesco : 3ème Sonate pour violon et piano
« dans le caractère populaire roumain »
(Moderato malinconico  –  Andante sostenuto e misterioso  –  Allegro con brio)
Philippe Graffin violon, Claire Désert piano

George Gershwin : 3 Préludes pour piano (Extrait : Prélude n°2)
(transcription pour clarinette & piano)
Michel Lethiec clarinette, Emmanuel Strosser piano

Béla Kovács : Sholem-Alekhem, Rov Feidman !
(musique Klezmer)
Michel Lethiec clarinette, Emmanuel Strosser piano

Béla Bartók : Contrastes
Michel Lethiec clarinette, Philippe Graffin violon, Emmanuel Strosser piano

BIOGRAPHIES

Philippe Graffin

« His understanding of the idiom is second to none » (Gramophone Magazine : Saint-Saëns concertos / Hyperion).

Élève de Josef Gingold aux États-Unis (lui-même disciple d’Ysaÿe) et de Philippe Hirschorn notamment, Philippe Graffin est lauréat du Concours Fritz Kreisler (en Autriche) où Lord Menuhin le découvre et l’invite à enregistrer son premier disque sous sa direction.
Il a depuis partagé la scène avec certains des artistes emblématiques de notre époque tels que Mstislav Rostropovich, Sir Roger Norrington, Sir Yehudi Menuhin, Stephen Kovacevich, ou le chef roumain Sergiu Comissiona comme l’acteur Gérard Depardieu par exemple.
De nombreux compositeurs lui ont écrit et dédié leurs œuvres : le compositeur russe Rodion Shchedrin (« Concerto parlando »), David Matthews (son concerto n°2), le compositeur lituanien Vytautas Barkauskas (« Jeux » pour violon et orchestre, ainsi que son Double concerto avec l’altiste Nobuko Imai). Philippe a également créé le concerto de Yves Prin, et de nombreuses œuvres écrites pour lui par Philippe Hersant.
Récemment, il a créé et enregistré le concerto du compositeur anglais Peter Fribbins, spécialement écrit pour lui.
Il a été invité dans des festivals prestigieux tels que les BBC Proms, Festival de Gstaad, Enescu Festival à Bucarest, Festival de Radio-France, Kuhmo (Finlande), Rotterdam Gergiev Festival, les « Folles Journées de Nantes », Festival Musique 3 (Bruxelles), le « Printemps du violon » (Paris), ou le Festival Pablo Casals à Prades.
En tant que chambriste, Philippe a été invité à la Lincoln Center Chamber Music Society de New York, et régulièrement au Wigmore Hall de Londres. Il est également le fondateur de « Consonances », festival de Saint-Nazaire qu’il a dirigé pendant 25 ans.
Il a également créé plusieurs festivals autour du compositeur Eugène Ysaÿe, au Wigmore Hall de Londres, avec l’Orchestre de la Résidence de la Haye, ainsi qu’à Bruxelles et à Knokke en Belgique.
De même, il a invité l’acteur Gérard Depardieu pour une série de concerts-lecture en Belgique, « La nuit nous appartient », pour la télévision belge, à Flagey (Bruxelles).
Sa discographie est très riche et comprend déjà une cinquantaine de disques, dont plus d’une trentaine de concertos (une grande partie d’entre eux étant enregistrée pour la première fois).
Philippe Graffin a récemment découvert, terminé, édité et joué pour la première fois une sonate inédite pour violon seul du compositeur Eugène Ysaÿe (« Sonate posthume », op.27 bis), écrite à la même époque que les célèbres six sonates : œuvre qu’il a enregistrée en première mondiale, jouée dans de nombreux pays, du Japon à l’Europe en passant par les États-Unis, notamment lors du Festival Ysaÿe à Bruxelles organisé par La Chapelle Musicale Reine Élisabeth .
Il a participé au documentaire réalisé par la RTBF (« Ysaÿe is not dead »), ainsi que réalisé le film « Ysaÿe’s secret sonata » sur la découverte de cette sonate posthume.
Ses derniers enregistrements incluent « Fiddler’s blues » avec Claire Désert (pour Avie Records : « Disque du mois » du magazine Crescendo), le concerto de Britten avec le Philharmonia de Londres (« Disque du mois » pour Gramophone Magazine), ainsi que les concertos de Mendelssohn et de Schumann avec l’orchestre de chambre de Padua, et les œuvres pour violon et orchestre de Joseph Jongen avec l’orchestre d’Anvers (pour Hyperion Records).
Ses prochains enregistrements prévoient un album « A la valse », autour de l’Octuor pour cordes du compositeur roumain Georges Enesco, avec une transcription de « La Valse » de Ravel, ainsi qu’un autre enregistrement autour de la « Symphonie Espagnole » de Lalo et de la Fantaisie Basque de Gabriel Pierné.
Philippe Graffin enseigne au Conservatoire Royal de Bruxelles et au CNSM de Paris.

Michel Lethiec

Le clarinettiste français Michel Lethiec est actuellement considéré comme l’une des figures éminentes du milieu musical international.
Artiste très présent sur les scènes de concerts et de festivals, il est également passionné par l’enseignement et participe très activement à la recherche et la diffusion du répertoire, en tant qu’interprète et en tant que concepteur de programmes.

Il se produit en soliste et en musique de chambre, partenaire des interprètes et orchestres les plus renommés.
Interprète enthousiaste de la musique de notre temps, il a créé de nombreuses pièces et concertos, parmi lesquels des oeuvres de Penderecki, Corigliano, Denisow, Maratka, Ballif, Landowski, Decoust, Dalbavie, Fourchotte, Risset, Scolari, Narita, Brotons, Hersant, Giraud, Lee, Ryu…

Son importante discographie, pour Lyrinx, Naxos, Arion, RCA, Bis, Talent, Actes Sud, comprend deux Grands Prix du Disque, et des enregistrements inedits : concertos et musique de chambre de Krzysztof Penderecki, Porgy & Bess de Gershwin dans un arrangement de Frank Villard pour clarinette et cordes, « Les larmes et les prières d’Isaac the blind » de Golijov avec quatuor à cordes.
Son deuxième enregistrement du concerto de Penderecki (sous la direction du compositeur) a obtenu le Prix International du Disque (mars 2016), et les quintettes de Bernard Hermann (le compositeur de Hitchcock) et de David Del Tredici sont maintenant présents dans son répertoire discographique avec le Fine Arts Quartet (décembre 2016, Naxos).
Un CD consacré à la musique pour clarinette de Krystof Maratka est édité chez Arion en 2018, avec l’auteur au piano, l’altiste Karine Lethiec et le Quatuor Zemlinski.
En novembre 2018, il a créé, avec Patrick Gallois et l’Orchestre Juventus de Varsovie, le nouveau concerto de Krzysztof Penderecki pour flûte, clarinette et orchestre.

Professeur réputé, il est Professeur Honoraire au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, professeur au Conservatoire de Nice et donne régulièrement des master-classes à l’École Normale de Paris et dans les grandes institutions étrangères (Chine, Hambourg, Finlande, Brésil, Prague).
Il est l’invité des jurys de concours internationaux (Genève, Leipzig, Prague, Munich, Osaka, Pékin, Fribourg, Hambourg, Düsseldorf, Rouen…).

Directeur artistique du prestigieux Festival Pablo Casals de Prades de 1982 à 2020, il y a accueilli chaque été les plus grands musiciens de chambre et leurs étudiants, autour de programmes originaux présentés également au Théâtre des Champs-Elysées à Paris et dans plusieurs autres capitales : Tokyo, Pekin, Shanghai, Hong Kong, Porto Rico.
Michel Lethiec est Chevalier dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Arts et Lettres.

Claire Désert

Habituée de prestigieux festivals en France (Festival de la Roque-d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Lille Piano Festival, Festival de Radio-France-Montpellier…), Claire Désert est aussi présente sur les scènes internationales (Wigmore Hall à Londres, Kennedy Center à New-York, Japon, Brésil, Allemagne…) et se produit en soliste avec d’importantes formations symphoniques comme l’Orchestre de Paris, le Philharmonique de Radio-France, Strasbourg, Toulouse, Prague, Québec, Japon… Elle a joué sous la direction de Marek Janowski, Jiří Bělohlávek, Lawrence Foster…
Entrée à l’âge de 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Claire Désert obtient un 1er Prix à l’unanimité du jury dans la classe de piano de Ventsislav Yankov, ainsi qu’un 1er Prix de musique de chambre dans la classe de Jean Hubeau. Elle est ensuite admise en cycle de perfectionnement dans ces deux disciplines (classe de musique de chambre de Roland Pidoux). Remarquée par le pianiste et pédagogue E. Malinin, celui-ci l’invite à poursuivre ses études au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou.
Claire Désert est une chambriste hors pair. Ses partenaires privilégiés sont Emmanuel Strosser, Anne Gastinel, Gary Hoffman, Philippe Graffin, Régis Pasquier, le Quatuor Sine Nomine, le Quintette Moraguès…
Sa discographie bien étoffée comporte entre autres un CD des Novelettes de Schumann (couronné d’un « 10 » de Répertoire), un disque des concertos de Scriabine et de Dvořák avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg (récompensé d’une « Victoire de la Musique » en 1997), et plusieurs enregistrements réalisés avec Anne Gastinel. Sont également parus chez « Mirare » deux autres disques consacrés à Schumann ainsi qu’un enregistrement des Danses slaves de Dvořák à quatre mains avec Emmanuel Strosser.

Emmanuel Strosser (©Jean-Baptiste Millot)

« Un vrai poète du piano » (Pianiste)
Pianiste incontournable de sa génération, Emmanuel Strosser est l’invité de prestigieux festivals tels le Festival de l’Épau, de l’Orangerie de Sceaux, de la Roque d’Anthéron, le Festival International de Colmar, de Prades, de Kuhmo, La Folle Journée de Nantes… Il se produit en récital, ou en soliste avec des formations symphoniques : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre de Picardie, Orchestre de Chambre de Toulouse, Orchestre National de Lille, Orchestre National de Montpellier, Orchestre de Chambre de Lausanne…
Outre ses récitals, la musique de chambre tient une place importante dans sa carrière. Il retrouve régulièrement sur scène Olivier Charlier, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Régis Pasquier, Xavier Phillips, Raphaël Pidoux, Peter Wiespelwey, Miguel Da Silva, Romain Guyot, François Leleux, le Quatuor Prazak, le Quatuor Artis, le Quatuor Ysaye, le Quatuor Modigliani. Avec la pianiste Claire Désert, il forme un duo de pianos et quatre mains incontournable du paysage musical. Emmanuel Strosser est également membre du Trio Owon en compagnie d’Olivier Charlier et du violoncelliste coréen Sung-Won Yang.
Avec cinq autres pianistes, Emmanuel Strosser a donné dans de nombreux pays l’Intégrale des Sonates de Beethoven ainsi que l’Intégrale de la musique pour piano de Schumann. En parallèle de ses concerts en Europe (Wigmore Hall, Royal Academy à Londres, Louisiana Museum au Danemark, La Cité de la Musique, Opéra Comique, Salle Gaveau à Paris…), il se produit régulièrement en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Japon, et en Corée où il est invité pour des tournées chaque année.
Originaire de Strasbourg, Emmanuel Strosser se forme auprès d’Hélène Boschi avant d’entrer au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il suit l’enseignement de Jean-Claude Pennetier (piano) et Christian Ivaldi (musique de chambre). Après des 1er Prix à l’unanimité, il se perfectionne auprès de Leon Fleisher, Dimitri Bashkirov et Maria João Pires. Lauréat du Concours International de musique de chambre de Florence, il est finaliste en 1991 du concours Clara Haskil à Vevey. Par ailleurs, il est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et professeur de musique de chambre au CRR de Paris après avoir été pendant quatre ans professeur de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.
Emmanuel Strosser a participé à de nombreux enregistrements, tous chaleureusement accueillis par la presse. Il a enregistré un disque consacré à Mozart (chez Harmonia Mundi), les deux Quintettes de Fauré avec le Quatuor Rosamonde, les Sonates de Fauré et de Debussy pour violon et piano avec Régis Pasquier. Sont parues chez Assaï la Ballade et la Fantaisie de Gabriel Fauré avec l’Orchestre de Picardie ainsi que les trois sonates de l’Opus 10 de Beethoven pour lesquelles il a obtenu un « Choc » du Monde de la Musique. Ses enregistrements gravés chez Mirare comprennent trois disques en compagnie de la pianiste Claire Désert, dédiés aux Danses Slaves de Dvořák , à la musique française et à Schubert, et deux albums solo consacrés respectivement à Schubert et à Chabrier.

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