Jeudi 22 juillet -19h

Jeudi 22 Juillet 2021

19h

De l’amour…

Romances russes & Mélodies françaises


Jardins du Musée Matisse

Programme


Henri Duparc :
Invitation au voyage (poème de Charles Baudelaire)

Gabriel Fauré :
Clair de lune (poème de Paul Verlaine)

Anton Rubinstein :
La nuit (poème de Alexandre Pouchkine)

Georges Bizet :
Coccinelle (poème de Victor Hugo)

Cécile Chaminade :
L’amour captif (poème de Thérèse Maquet)

Nicolaï Medtner :
Romance espagnole (poème de Alexandre Pouchkine)

Gabriel Fauré :
Chanson d’amour (poème de Armand Silvestre)

Piotr I. Tchaïkovsky :
N’étais-je un petit brin d’herbe (poème de I. Sourikov)

Sergeï Rachmaninov :
Fragment d’Alfred de Musset
Les lilas (poème de E. Beketova)
Réponse (poème de Victor Hugo)

Sergeï Prokofiev :
Deux chansons populaires :
– La viorne
– Katerina 

Mikhaïl Ippolitov-Ivanov :
4 mélodies sur des poèmes de R. Tagore (pour voix, violon et piano) :
1 – Simple comme une chanson
2 – Le petit oiseau jaune
3 – Ne pars pas, sans me dire adieu
4 – Ô mon ami, voici une fleur…


Victoria Shereshevskaya
mezzo-soprano
Philippe Graffin violon
Rena Shereshevskaya piano

TEXTES

L’invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Clair de Lune
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d’extase les jets d’eau,
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.

La nuit
Ma voix, pour toi si belle et langoureuse, dérange le silence nocturne de la nuit sombre
Près de ma couche, une triste bougie luit ; mes vers, les ruisseaux d’amour, coulent, remplis de toi.
Dans la pénombre, tes yeux scintillent devant moi, ils me sourient et j’entends une voix :
Mon ami, mon tendre ami… je t’aime… je suis à toi…

Coccinelle
Elle me dit: « Quelque chose
« Me tourmente. » Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus
Un petit insecte rose
J’aurais dû, – mais, sage ou fou
A seize ans, on est farouche, –
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou
On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage
Sa bouche fraîche était là ;
Hélas! Je me penchai sur la belle
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola
« Fils, apprends comme on me nomme, »
Dit l’insecte du ciel bleu
« Les bêtes sont au bon Dieu ;
« Mais la bêtise est à l’homme. »

L’amour captif
Mignonne, à l’amour j’ai lié les ailes ;
Il ne pourra plus prendre son essor
Ni quitter jamais nos deux cœurs fidèles.
D’un nœud souple et fin de vos cheveux d’or,
Mignonne, à l’amour j’ai lié les ailes !
Chère, de l’amour si capricieux
J’ai dompté pourtant le désir volage :
Il suit toute loi que dictent vos yeux,
Et j’ai mis enfin l’amour en servage,
Ô chère! l’amour, si capricieux !
Ma mie, à l’amour j’ai lié les ailes.
Laissez par pitié ses lèvres en feu
Effleurer parfois vos lèvres rebelles,
A ce doux captif souriez un peu ;
Ma mie, à l’amour j’ai lié les ailes !

Romance espagnole
Sous un zéphyr nocturne, chante, ronronne, ruisselle le Gvadalkvivir.
Voilà que la lune dorée apparaît, chut… un son de guitare,
Voilà une jeune espagnole sur le balcon.
Sous un zéphyr nocturne, chante, ronronne, ruisselle le Gvadalkvivir.
Jette ta pèlerine, bel ange, et apparaît moi
Comme la lumière du jour.
Sous un zéphyr nocturne, chante, ronronne, ruisselle le Gvadalkvivir.

Chanson d’amour
J’aime tes yeux, j’aime ton front,
Ô ma rebelle, ô ma farouche,
J’aime tex yeux, j’aime ta bouche
Où mes baisers s’épuiseront.
J’aime ta voix, j’aime l’étrange
Grâce de tout ce que tu dis,
Ô ma rebelle, ô mon cher ange,
Mon enfer et mon paradis !
J’aime tout ce qui te fait belle,
De tes pieds jusqu’à tes cheveux,
Ô toi vers qui montent mes vœux,
Ô ma farouche, ô ma rebelle !

N’étais-je un petit brin d’herbe
N’étais-je un petit brin d’herbe dans le champs… Ne poussais-je pas toute verte dans le champs…?
On m’a fauché, on m’a séché au soleil dans le champs…
Oh toi, mon petit malheur…
Je le sais, tel est mon sort…!
N’étais-je une pauvre petite viorne dans le pré… Ne poussais-je pas toute pourpre dans l’herbe…?
On m’a pris, on m’a cassé, on m’a jeté…
Oh toi, mon petit malheur…
Je le sais, tel est mon sort…!
N’étais-je la pauvre fille de mon père, ne poussais-je telle une fleur…
Contre ma volonté, on m’a pris, on m’a fiancé à un mesquin vieillard…!
Oh toi, mon petit malheur…
Je le sais, tel est mon sort…!

Fragment d’Alfred de Musset
Oh pourquoi mon cœur souffre-t-il tant,
Pourquoi suis-je si angoissée la nuit ?
Ma cellule est vide. Minuit sonne…
Oh solitude ! Oh pauvreté !

Les lilas
A l’aube, je sors dans mon jardin rempli de lilas Et dans les branches parfumées,
Je cherche les petites fleurs à cinq feuilles
Pour trouver mon bonheur.

Réponse
Comment, disaient-ils,
Avec nos nacelles,
Fuir les alguazils ?
– Ramez, disaient-elles.
Comment, disaient-ils,
Oublier querelles,
Misère et périls ?
– Dormez, disaient-elles.
Comment, disaient-ils,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
– Aimez, disaient-elles.

La viorne
Qu’elle est belle, la viorne sur la colline ! Et la jeune fille, cachée dans le bois, aussi belle que la viorne, s’y promenait.

Katerina
Le temps est venu pour Katerina de se marier à un jeune et beau chevalier. Mais, misère, elle fût promise à un vieillard. Ne pleure pas Katerina, ne pleure pas…

Cycle de 4 mélodies de R. Tagore
1 – Simple comme une chanson
Les mains s’accrochent aux mains, les yeux s’attardent sur les yeux :
ainsi commence l’histoire de nos cœurs.
C’est la nuit éclairée par la lune de Mars ;
le doux parfum du henné est dans l’air ;
ma flûte gît négligée par terre
et ta guirlande de fleurs est inachevée.
Cet amour entre toi et moi
est simple comme une chanson.

2 – Le petit oiseau jaune
Le petit oiseau jaune volait dans leur jardin, le cœur tressaillit, la joie est arrivée.
Et lui et moi, nous vivons bien ici, et pour cela, nous aimons notre petite campagne.
Ah! Notre petite campagne, Hondjana, on appelle notre fleuve Andjana.
Qui ne sait pas qu’ici tout le monde m’appelle Radjana !

3 – Ne pars pas, sans me dire adieu…
Ne pars pas, sans me dire adieu, mon ami. Je n’arrivais pas à dormir, je ne sais pas pourquoi,
je n’ai pas la force de dépasser le sommeil. SI je m’en dors je te perdrai.
Ne pars pas sans me dire adieu. Je tressaille…
Si seulement, en liant tes mains à mon cœur, je pouvais les garder sur ma poitrine…
Ne pars pas… je murmure en m’en dormant. Ne t’en vas pas…

4 – Ô mon ami, voici une fleur…
Ô mon ami, voici une fleur de mes cheveux, porte la lui, porte la lui,
comme un salut de mon cœur ! Mais si je te demande qui a donné cette fleur, je te prie,
mon ami, ne le dis pas… tais toi…
J’ai tellement de peine à le regarder… comme s’il ne trouvait pas les mots pour parler de lui
et dire ce qu’il porte en son âme, lorsqu’il vient silencieusement, puis s’en va !
Ô mon ami, voici une fleur de mes cheveux, porte la lui, porte la lui,
comme un salut de mon cœur ! Mais s’il te demande qui t’a donné cette fleur, je te prie,
mon ami, ne le dis pas… tais toi… tais-toi…

BIOGRAPHIES

Victoria Shereshevskaya

« Je n’arrive pas à croire comment son petit corps peut être capable de faire naître et créer vocalement des sentiments d’une énergie réellement aussi volcanique. Son prénom, Victoria, reflète seulement succès et victoire, et ce n’est que le début. »  (Vladimir CHERNOV, baryton)
« Musicienne accomplie, brillante et cultivée. » (Brigitte ENGERER, pianiste)

Née à Moscou, c’est au son et à l’image d’une vidéo de la Cenerentola de Rossini – qu’elle apprend intégralement par cœur, du haut de ses sept ans – que Victoria Shereshevskaya découvre l’opéra et a depuis une passion indéfectible pour le chant lyrique. Artiste compète, elle commence ses études de piano en Russie avec sa mère, pianiste et professeur, Rena Shereshevskaya. A l’âge de 10 ans, elle s’installe en France avec sa famille où elle termine le CNSMD de Lyon et obtient les plus hauts diplômes pédagogiques d’état de piano. Elle mène une carrière de pianiste en soliste et en musique de chambre en Europe, Russie, USA, Japon, en compagnie de musiciens tels que Henri Demarquette, Alexandra Soumm, Rémi Geniet, Marco Rizzi, Kaeko Mukoyama… et avec orchestres dirigés par Youri Bashmet, Christophe Poiget… Durant ce temps, le chant ne la quitte jamais et elle sait au fond d’elle-même qu’il est sa véritable vocation. Une rencontre avec le grand baryton russe Vladimir Chernov et son épouse, le professeur Olga Toporkova, qui croient immédiatement en sa voix et à la beauté de son timbre, sera déterminante dans son choix. Ils la forment totalement et elle continue à bénéficier de leurs conseils encore aujourd’hui.

En décembre 2018, elle est invitée par Maestro Daniel Oren au Teatro Verdi de Salerno (Italie) pour interpréter le rôle de Giovanna (Rigoletto). En décembre 2020 (reporté à la saison 2022), elle est réinvitée dans ce même théâtre pour le rôle de Suzuki (Madama Butterfly) aux côtés de Maria José Siri, et le rôle de Maddalena (Rigoletto) reporté également à la saison 2022.

En décembre 2019, elle chante dans la grande salle du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou sur l’invitation de M. Vengerov, et donne un récital en trio avec Alexandra Soumm (violon) et Rémi Geniet (piano) – intitulé « De la belle époque à nos jours » – dans la salle Zaryadye à Moscou avec une création de 5 mélodies de Lucas Debargue écrites pour elle.

Passionnée par la complicité inhérente au travail de musique de chambre, avec une attirance particulière pour le récital, la mélodie et le mélange des genres, la mezzo-soprano conçoit des formations peu habituelles. En avril 2021, elle crée un projet avec la harpiste Manon Louis (soliste de l’Arsenal de Metz), le photographe Malo et la récitante Coline Infante, pour un  programme harpe/voix/exposition de photographies  sur le thème de la séduction. Elle forme par ailleurs un duo avec sa mère, Rena Shereshevskaya, se produisant régulièrement en France et en Russie.

Victoria est l’invitée de divers festivals tels que « Pianofolies » au Touquet, « Pianos en Valois », Festival ArtenetrA, « Festival de Porrentruy » (Suisse), en Italie… En 2017, elle a été soliste dans le Requiem de Verdi à l’Eglise de la Madeleine et la Messe du Couronnement de Mozart à l’Église Saint-Sulpice (Paris).

Ayant un intérêt prononcé pour la musique contemporaine, Victoria a déjà chanté des œuvres de Guillaume Connesson, Eric Tanguy, avec qui elle a eu l’opportunité de les travailler. Elle est également dédicataire de plusieurs œuvres des compositeurs Y. Galpérine, L. Bobylev, L. le Provost, L. Debargue.

Passionnée par tout le travail qui a trait au corps, Victoria se forme sur le mouvement avec la scénographe, metteur en scène et posturologue belge Anne Englebert.

Dans la saison 2021/22, Victoria, avec ses complices de trio Alexandra Soumm (violon) et Rémi Geniet (piano), enregistreront un CD consacré à cette formation originale pour le label Klarthe.

Rena Shereshevskaya

Rena Shereshevskaya, pianiste, professeur de piano, titulaire du « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres », lauréate du Prix International Ippolitov-Ivanov dans le domaine de la pédagogie musicale « pour sa contribution exceptionnelle au développement de la culture musicale mondiale » (Russie), professeure honoraire de l’Institut Supérieur Musical et Pédagogique Ippolitov-Ivanov de Moscou.

Elle est née à Bakou (URSS) où elle a fait ses études en musique à l’Ecole Spéciale Bul-Bul pour enfants surdoués. A l’âge de 17 ans, elle entre au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou qu’elle finit avec le Diplôme d’excellence pour toutes les disciplines et après – les Cours de perfectionnement du même conservatoire où elle obtient le diplôme d’un « Doctorat d’Enseignement et d’Interprétation ».

Elle commence sa carrière comme soliste-concertiste mais, en raison d’une maladie professionnelle de la main, se concentre principalement sur l’enseignement. Durant 12 ans, elle enseigne à l’Ecole Centrale pour enfants surdoués auprès du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, puis a dirigé le département du piano à l’Institut Supérieur Musical et Pédagogique Ippolitov-Ivanov de Moscou.

Après avoir donné des master-classes dans le cadre du Festival International de Colmar (France, directeur artistique Vladimir Spivakov), elle fût invitée en 1993 par le Conservatoire National de Colmar en qualité de professeur de piano pour l’organisation d’une filière pour les enfants précoces. Depuis lors, elle a enseigné également au CNSM de Paris, au Conservatoire de Rueil-Malmaison et à l’Ecole Normale de Musique de Paris A. Cortot où elle enseigne toujours.

Rena Shereshevskaya donne des master-classes partout dans le monde (France, Etats-Unis, Canada, Russie, Italie, Monaco, Allemagne, Chine, Suède, Suisse), souvent invitée dans les jurys de différents concours internationaux en tant que membre ou présidente. Elle a formé de nombreux lauréats de grands concours internationaux, parmi lesquels Alexandre Kantorow (1er Prix de piano et Grand Prix au 16ème Concours International Tchaïkovski – Moscou, 2019), Lucas Debargue (4ème Prix et Prix Spécial de la Critique Musicale de Moscou au 15ème Concours International Tchaïkovski – Moscou, 2015), Rémi Geniet (2ème Prix au Concours International Reine Elisabeth – Bruxelles, 2013), Maroussia Gentet (1er Prix et tous les prix spéciaux au 13ème Concours International de piano d’Orléans), Aleksandr Kliouchko, Julian Trevlyan, Dmitry Sin, Marcel Tadokoro et tant d’autres. Son premier lauréat remonte à 1989, quand Alexandre Slobodjanik Jr. est devenu le plus jeune gagnant de « The Young Concert Artists International Auditions » à New York.

En parallèle de son intense activité pédagogique, Rena Shereshevskaya se produit en musique de chambre au côté de musiciens de renommée internationale. Elle forme par ailleurs un duo avec sa fille, Victoria Shereshevskaya ; elles se produisent régulièrement en France et en Russie.

Elle est par ailleurs la conceptrice et directrice artistique du Festival « Dynasties et Familles Artistiques ».

Philippe Graffin

« His understanding of the idiom is second to none » (Gramophone Magazine : Saint-Saëns concertos / Hyperion).

Élève de Josef Gingold aux États-Unis (lui-même disciple d’Ysaÿe) et de Philippe Hirschorn notamment, Philippe Graffin est lauréat du Concours Fritz Kreisler (en Autriche) où Lord Menuhin le découvre et l’invite à enregistrer son premier disque sous sa direction.

Il a depuis partagé la scène avec certains des artistes emblématiques de notre époque tels que Mstislav Rostropovich, Sir Roger Norrington, Sir Yehudi Menuhin, Stephen Kovacevich, ou le chef roumain Sergiu Comissiona comme l’acteur Gérard Depardieu par exemple.

De nombreux compositeurs lui ont écrit et dédié leurs œuvres : le compositeur russe Rodion Shchedrin (« Concerto parlando »), David Matthews (son concerto n°2), le compositeur lituanien Vytautas Barkauskas (« Jeux » pour violon et orchestre, ainsi que son Double concerto avec l’altiste Nobuko Imai). Philippe a également créé le concerto de Yves Prin, et de nombreuses œuvres écrites pour lui par Philippe Hersant.

Récemment, il a créé et enregistré le concerto du compositeur anglais Peter Fribbins, spécialement écrit pour lui.

Il a été invité dans des festivals prestigieux tels que les BBC Proms, Festival de Gstaad, Enescu Festival à Bucarest, Festival de Radio-France, Kuhmo (Finlande), Rotterdam Gergiev Festival, les « Folles Journées de Nantes », Festival Musique 3 (Bruxelles), le « Printemps du violon » (Paris), ou le Festival Pablo Casals à Prades.

En tant que chambriste, Philippe a été invité à la Lincoln Center Chamber Music Society de New York, et régulièrement au Wigmore Hall de Londres. Il est également le fondateur de « Consonances », festival de Saint-Nazaire qu’il a dirigé pendant 25 ans.

Il a également créé plusieurs festivals autour du compositeur Eugène Ysaÿe, au Wigmore Hall de Londres, avec l’Orchestre de la Résidence de la Haye, ainsi qu’à Bruxelles et à Knokke en Belgique.

De même, il a invité l’acteur Gérard Depardieu pour une série de concerts-lecture en Belgique, « La nuit nous appartient », pour la télévision belge, à Flagey (Bruxelles).

Sa discographie est très riche et comprend déjà une cinquantaine de disques, dont plus d’une trentaine de concertos (une grande partie d’entre eux étant enregistrée pour la première fois).

Philippe Graffin a récemment découvert, terminé, édité et joué pour la première fois une sonate inédite pour violon seul du compositeur Eugène Ysaÿe (« Sonate posthume », op.27 bis), écrite à la même époque que les célèbres six sonates : œuvre qu’il a enregistrée en première mondiale, jouée dans de nombreux pays, du Japon à l’Europe en passant par les États-Unis, notamment lors du Festival Ysaÿe à Bruxelles organisé par La Chapelle Musicale Reine Élisabeth .

Il a participé au documentaire réalisé par la RTBF (« Ysaÿe is not dead »), ainsi que réalisé le film « Ysaÿe’s secret sonata » sur la découverte de cette sonate posthume.

Ses derniers enregistrements incluent « Fiddler’s blues » avec Claire Désert (pour Avie Records : « Disque du mois » du magazine Crescendo), le concerto de Britten avec le Philharmonia de Londres (« Disque du mois » pour Gramophone Magazine), ainsi que les concertos de Mendelssohn et de Schumann avec l’orchestre de chambre de Padua, et les œuvres pour violon et orchestre de Joseph Jongen avec l’orchestre d’Anvers (pour Hyperion Records).

Ses prochains enregistrements prévoient un album « A la valse », autour de l’Octuor pour cordes du compositeur roumain Georges Enesco, avec une transcription de « La Valse » de Ravel, ainsi qu’un autre enregistrement autour de la « Symphonie Espagnole » de Lalo et de la Fantaisie Basque de Gabriel Pierné.

Philippe Graffin enseigne au Conservatoire Royal de Bruxelles et au CNSM de Paris.

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