Mardi 20 juillet – 21h30

Mardi 20 Juillet 2021
21h30

Concert d’ouverture :
Hommage à Stravinsky,
Piazzolla, Saint-Saëns

Jardins du Musée Matisse

Concert présenté par
André Peyrègne

Programme

Dmitri Shostakovich : Concertino pour 2 pianos, op.94
Florent Boffard & Emmanuel Strosser piano

Igor Stravinsky : Le Sacre du Printemps (transcription pour 2 pianos)
Michel Béroff & Marie-Josèphe Jude piano

Camille Saint-Saëns : Danse macabre (transcription pour 8 mains à 2 pianos)
Akiko Ebi, Anne-Lise Gastaldi, Tuija Hakkila & Elena Rozanova piano

« Zig et zig et zig, la mort en cadence
     Frappant une tombe avec son talon,
          La mort à minuit joue un air de danse,
               Zig et zig et zag, sur son violon.

Le vent d’hiver souffle, et la nuit est sombre,
     Des gémissements sortent des tilleuls ;
          Les squelettes blancs vont à travers l’ombre
               Courant et sautant sous leurs grands linceuls.

Zig et zig et zig, chacun se trémousse,
     On entend claquer les os des danseurs… »
C’est par ces mots que le poète Henri Cazalis (bien oublié aujourd’hui) débute son poème Égalité-Fraternité (qu’il fait paraître en 1872). Le poème ne vise ni la haute littérature, ni l’univers morbide d’un Baudelaire… mais les images sont assez fortes, suffisamment picturales, et ont assez d’humour pour avoir attiré la curiosité de Saint-Saëns, et suscité chez le compositeur une source d’inspiration.
Saint-Saëns se met dès lors au travail et conçoit un poème symphonique (genre alors très en vogue, structuré et glorifié par Franz Liszt) sobrement intitulé « Danse macabre ». Cette Danse macabre verra le jour le 24 janvier 1875, sous la direction d’Edouard Colonne (à la tête de son orchestre « Association artistique des Concerts Colonne »), remportant un si vif succès qu’il fallut en donner une seconde audition, 15 jours plus tard, et la bisser !
La concision de l’écriture, la netteté du trait, l’extrême précision et limpidité de l’orchestration en font un quasi modèle de ce que l’on nomme « Art français », ou ‘Esprit français »… avec la subtile pointe d’humour qui en renforce l’élégance. Le succès fut tel que Franz Liszt réalisa une transcription pour piano solo, et Saint-Saëns lui-même s’attela à une autre transcription pour 4 mains et 2 pianos. Ce soir, nous entendons une version pianistique encore plus élargie, due à Ernest Guiraud (celui-là même qui compléta – génialement – l’opéra Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach) et mobilisant 8 mains en un partenariat forcené !
C’est ainsi, avec le sourire malicieux de Saint-Saëns, que nous conclurons notre concert.

Saint-Saëns en 1910 (Salle Gaveau)

Pour débuter notre soirée, nous voici plongés au cœur de l’hiver moscovite, en décembre 1953 : Staline est mort depuis 9 mois (enfin !), libérant Shostakovich d’une surveillance incessante, oppressante, dogmatique, implacable. Rappelons que c’est Staline qui fit interdire l’opéra Lady Macbeth de Mtsensk, et que c’est par crainte de la réaction de ce « Petit père des Peuples » que Shostakovich annula la 1ère audition de sa Symphonie n°4 (la veille du jour où elle aurait due être créée)… Mais Shostakovich, plus tard, se vengera : écrivant sa Symphonie n°10, il brossera en 4 minutes (dans le deuxième mouvement) un portrait au vitriol de l’ogre Staline où l’orchestre – immédiatement structuré sur une découpe rythmique déphasée (un symbole parmi tant d’autres qui émaillent ce mouvement) – hurle son angoisse et vomit littéralement ses sonorités poussées jusqu’à la saturation ! Il faut écouter ce jet de violence rageuse, par Karajan (chez DG) par exemple, par Kondrashin ou Rozhdestvensky (tous 2 chez Melodiya)… L’expérience ne vous laissera pas indifférent !

Staline mort, l’étau exercé par le Parti Soviétique ne s’est pour autant pas desserré d’un coup… Mais, le donneur d’ordres n’était plus ! C’est déjà ça.

Ce Concertino en la mineur, pour 2 pianos, se ressent de cette libération, de ce moindre poids (que la mort de Staline était venue alléger). C’est pour son fils Maxim – aujourd’hui chef d’orchestre et âgé de 16 ans à l’époque – que Shostakovich écrivit cette partition, conçue à la fois comme une progression et comme un kaléidoscope d’atmosphères contraires. Initiée par un Adagio assez solennel (succession lente d’octaves à l’unisson), l’œuvre évolue assez abruptement vers un Allegretto exubérant, à mi-chemin entre l’exaltation et l’ironie (trait d’écriture souvent caractéristique du compositeur), pour s’achever en une manière de course échevelée.

Oui, Staline est bien mort !

Dmitri Shostakovich

« Tableaux de la Russie païenne en deux parties », qu’il appelle ça ! Ces tableaux, qui se succèdent, se heurtent et forment la narration du Sacre du Printemps, sont en réalité d’une audace, d’une violence, d’une brutalité – à l’apparence volontairement primaire – qui fit dire à Giacomo Puccini (présent dans la salle) : « c’est l’œuvre d’un fou… une pure cacophonie ».
Il faut dire que personne ne s’attendait à pareille déflagration ! Le ballet précédent que Diaghilev avait commandé au jeune Stravinsky – L’Oiseau de Feu, en 1911 – était encore tout empreint de l’héritage chatoyant laissé par Rimsky-Korsakov : orchestration soyeuse, courbures mélodiques de tendance orientalisante, tableaux enchaînés avec un souci de cohérence (y compris pour l’épisode de la « Danse infernale des sujets de Kastcheï »), une lisibilité dans les transitions et une logique de progression toujours naturels.
Deux ans plus tard, en 1913, Stravinsky brise les codes, détourne les conventions héritées du passé, et inverse totalement les normes d’écriture : le rythme, traditionnellement inféodé à la mélodie et l’harmonie, devient ici l’élément moteur et premier de toute la partition. L’orchestre lui-même se retrouve bouleversé dans ses conventions : les vents et les instruments à cordes, habituellement porteurs de la mélodie, se découvrent devoir scander les cellules rythmiques… et la percussion se voit désormais assumer un rôle mélodique ! Sans parler d’une absence totale de transition entre les différents épisodes (lesquels s’entrechoquent selon le procédé du collage), du martèlement inouï – et parfois assourdissant – que déploie l’ensemble de la masse orchestrale, de l’utilisation d’une écriture polymodale qui vient (au début de la 2ème partie) figer le discours en une longue plage interminablement immobile… jusqu’à l’irruption incandescente de tout l’orchestre en accords agressivement répétés.
« L’œuvre d’un fou ! »… on comprend la réaction de Puccini.
La création du Sacre, le 29 mai 1913 à Paris (Théâtre des Champs-Elysées), sous la direction de Pierre Monteux, est l’un des 2 ou 3 scandales qui ont durablement ponctué la vie musicale française : chahut indescriptible du public, insultes, échanges de gifles entre spectateurs… et le pauvre Nijinski qui scandait (en coulisse) le tempo en frappant du pied car le plateau n’arrivait même plus à entendre l’orchestre.
On a deux échos différents des suites de ce scandale : le premier (selon Jean Cocteau) qui fait état d’un Stravinsky abattu, mortifié par l’émeute déclenchée, errant au hasard durant toute la nuit le long des quais de la Seine jusqu’à parvenir au Bois de Boulogne. Le second écho, au contraire, met en scène un Stravinsky et un Diaghilev positivement heureux d’avoir engendré un tel esclandre, et par ricochet une telle publicité, fêtant joyeusement l’événement dans un restaurant ! Je pencherais plutôt pour la 2ème solution…
Il existe 2 versions différentes de cette partition : celle, originale, de 1913, et celle (révisée) de 1947.
Il existe aussi une transcription pianistique due à Stravinsky lui-même : Michel Béroff et Marie-Josèphe Jude étaient les pianistes naturellement légitimes pour assumer un tel geyser !
Jean-Noël Ferrel

Igor Stravinsky, 1910

Le Sacre du Printemps
(chorégraphie de Maurice Béjart)

BIOGRAPHIES

Florent Boffard

Invité dans les principaux festivals (Salzbourg, Berlin, Bath, Aldeburgh, La Roque d’Anthéron…), Florent Boffard a joué entre autres sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, Leon Fleisher, Péter Eötvös avec l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonisches Orchester Freiburg, le NDR Elphilharmonie Orchester, WDR Sinfonieorchester Köln, l’Orchestre Philharmonique de Radio France…

Soliste de l’Ensemble Intercontemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de nombreuses pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti, Kurtág…

Prix Belmont de la Fondation Forberg-Schneider (Munich) pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui, il a réalisé de nombreux ateliers et présentations de concerts, en particulier au Festival de La Roque d’Anthéron. En 2019, Florent Boffard était l’invité du MusikFest Berlin et de l’Elbphilharmonie à Hambourg dans le cadre de « Portrait » consacré au compositeur George Benjamin.

Ses disques consacrés à Schoenberg et Bartók (Mirare) ont été unanimement salués par la presse et distingués par un « Editor’s choice » de Gramophone. Il a aussi enregistré avec Pierre-Laurent Aimard (DG), Isabelle Faust (Harmonia Mundi) et a récemment créé et enregistré Antiphonie de Pierre Boulez dans un disque réunissant Beethoven, Berg et Boulez (Mirare).

Auteur du film « Schoenberg, le malentendu », il a également présenté en direct sur Arte « Chopin, une écoute aujourd’hui » à La Folle Journée de Nantes.

Il est actuellement professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à l’IESM d’Aix-en-Provence.

 

Emmanuel Strosser (©Jean-Baptiste Millot)

« Un vrai poète du piano » (Pianiste)
Pianiste incontournable de sa génération, Emmanuel Strosser est l’invité de prestigieux festivals tels le Festival de l’Épau, de l’Orangerie de Sceaux, de la Roque d’Anthéron, le Festival International de Colmar, de Prades, de Kuhmo, La Folle Journée de Nantes… Il se produit en récital, ou en soliste avec des formations symphoniques : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre de Picardie, Orchestre de Chambre de Toulouse, Orchestre National de Lille, Orchestre National de Montpellier, Orchestre de Chambre de Lausanne…
Outre ses récitals, la musique de chambre tient une place importante dans sa carrière. Il retrouve régulièrement sur scène Olivier Charlier, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Régis Pasquier, Xavier Phillips, Raphaël Pidoux, Peter Wiespelwey, Miguel Da Silva, Romain Guyot, François Leleux, le Quatuor Prazak, le Quatuor Artis, le Quatuor Ysaye, le Quatuor Modigliani. Avec la pianiste Claire Désert, il forme un duo de pianos et quatre mains incontournable du paysage musical. Emmanuel Strosser est également membre du Trio Owon en compagnie d’Olivier Charlier et du violoncelliste coréen Sung-Won Yang.
Avec cinq autres pianistes, Emmanuel Strosser a donné dans de nombreux pays l’Intégrale des Sonates de Beethoven ainsi que l’Intégrale de la musique pour piano de Schumann. En parallèle de ses concerts en Europe (Wigmore Hall, Royal Academy à Londres, Louisiana Museum au Danemark, La Cité de la Musique, Opéra Comique, Salle Gaveau à Paris…), il se produit régulièrement en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Japon, et en Corée où il est invité pour des tournées chaque année.
Originaire de Strasbourg, Emmanuel Strosser se forme auprès d’Hélène Boschi avant d’entrer au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il suit l’enseignement de Jean-Claude Pennetier (piano) et Christian Ivaldi (musique de chambre). Après des 1er Prix à l’unanimité, il se perfectionne auprès de Leon Fleisher, Dimitri Bashkirov et Maria João Pires. Lauréat du Concours International de musique de chambre de Florence, il est finaliste en 1991 du concours Clara Haskil à Vevey. Par ailleurs, il est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et professeur de musique de chambre au CRR de Paris après avoir été pendant quatre ans professeur de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.
Emmanuel Strosser a participé à de nombreux enregistrements, tous chaleureusement accueillis par la presse. Il a enregistré un disque consacré à Mozart (chez Harmonia Mundi), les deux Quintettes de Fauré avec le Quatuor Rosamonde, les Sonates de Fauré et de Debussy pour violon et piano avec Régis Pasquier. Sont parues chez Assaï la Ballade et la Fantaisie de Gabriel Fauré avec l’Orchestre de Picardie ainsi que les trois sonates de l’Opus 10 de Beethoven pour lesquelles il a obtenu un « Choc » du Monde de la Musique. Ses enregistrements gravés chez Mirare comprennent trois disques en compagnie de la pianiste Claire Désert, dédiés aux Danses Slaves de Dvořák , à la musique française et à Schubert, et deux albums solo consacrés respectivement à Schubert et à Chabrier.

Michel Béroff est né à Epinal en 1950. Après des études au conservatoire de Nancy, il obtient en 1966 un 1er Prix de piano au CNSM de Paris dans la classe de Pierre Sancan. L’année suivante, il remporte le 1er Prix du 1er Concours International Olivier Messiaen, faisant de lui un des interprètes privilégiés de ce compositeur.

La carrière de Michel Béroff l’a mené dans le monde entier, jouant avec les orchestres les plus prestigieux, sous la direction de chefs tels que Abbado, Barenboim, Bernstein, Boulez, Dohnanyi, Dorati, Dutoit, Eschenbach, Gielen, Inbal, Jochum, Leinsdorf, Masur, Ozawa, Previn, Rostropovitch, Sinopoli, Solti, Tennsted, Tilson-Thomas, Zinman.

Ses activités de chambriste l’ont amené à collaborer activement avec Martha Argerich, Barbara Hendricks, Jean-Philippe Collard, Lynn Harrell, Augustin Dumay, Pierre Amoyal.

Artiste exclusif EMI pendant plus de vingt ans, Michel Béroff a effectué plus de 50 enregistrements, parmi lesquels les œuvres intégrales pour piano et orchestre de Liszt, Prokofiev et Stravinsky sous la direction de Kurt Masur et Seiji Ozawa, ainsi que des œuvres de Bach, Brahms, Schumann, Dvořák, Moussorgsky, Saint-Saëns, Debussy, Ravel, Messiaen, Stravinsky et Bartók.

Pour « Wiener Urtext », il a participé à une nouvelle édition des œuvres de Claude Debussy, et gravé pour la firme Denon l’intégrale de la musique pour piano de ce compositeur.

Pour Deutsche Grammophon, il enregistre le concerto pour la main gauche de Ravel avec Claudio Abbado.

Ses enregistrements ont été primés par 5 “Grand Prix du Disque”.

Professeur au CNSM de Paris pendant plus de 25 ans, Michel Béroff a également consacré plusieurs années à la direction d’orchestre en dirigeant de nombreux et prestigieux orchestres.

En tant que membre du jury, il a participé à de nombreux concours internationaux, dont les concours Tchaïkovsky, Van Cliburn, Leeds, Clara Haskil, Rubinstein et Marguerite Long, parmi d’autres.

Beaucoup de ses élèves ont été lauréats ; le dernier en date est Seong-Jin CHO, vainqueur du concours Chopin de Varsovie.

 

Michel Béroff

Marie-Josèphe Jude

Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est au Conservatoire de Nice que Marie-Josèphe Jude commence ses études musicales. Elle y reçoit une double formation, poursuivant parallèlement un cursus en piano et en harpe. Artiste précoce, et encouragée par Gyorgy Cziffra, elle entre dès l’âge de 13 ans au CNSMD de Lyon en harpe (classe d’Elisabeth Fontan-Binoche) et au CNSMD de Paris en piano dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, ainsi que la licence de concert de harpe à l’Ecole Normale de Musique de Paris, c’est à Londres qu’elle se rend pour se perfectionner auprès de Maria Curcio-Diamand, grande pédagogue et disciple d’Arthur Schnabel. Elle décide alors de se consacrer exclusivement au piano : elle sera Lauréate du Concours International Clara Haskil de Vevey en 1989 et « Victoire de la Musique » en 1995.

Sa carrière de soliste la mène dès lors dans les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno. Elle a collaboré avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lyon, Les Siècles, l’Orchestre Symphonique de Tours, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, le BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le Brussels Philharmonic Orchestra, le MDR Orchestra à Leipzig, et joué sous la direction de J. Märkl, Frans Brüggen, Charles Dutoit, Emmanuel Krivine, F-X. Roth, Jean-Yves Ossonce, J. Axelrod, Arturo Tamayo ou encore Klaus Weise. Chambriste confirmée, elle a formé durant de nombreuses années un duo avec Laurent Korcia, et retrouve régulièrement Henri Demarquette, Xavier Phillips, Jean-Marc Phillips, Marc Coppey, Philippe Graffin, Gary Hoffmann, Stéphanie-Marie Degand, Mireille Delunsch… Elle a également parcouru une très grande partie du répertoire à 2 pianos et 4 mains, en compagnie de Jean-François Heisser, Claire Désert et Michel Béroff.

Enfin, elle a participé à de nombreux spectacles de ballets, partageant la scène avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du Ballet de Bordeaux.

Son répertoire de prédilection se reflète dans son importante discographie : l’intégrale de l’œuvre pour piano de BRAHMS (dont le dernier volume est prévu pour 2019), Clara SCHUMANN, MENDELSSOHN, BEETHOVEN, CHOPIN, mais aussi Henri DUTILLEUX, Maurice OHANA (qui en avait fait une de ses interprètes favoris), BERG, JOLIVET. Après un disque consacré à LISZT, en duo avec Michel Béroff (Lyrinx), un enregistrement de la Symphonie Fantastique à deux pianos avec Jean-François Heisser est paru chez Harmonia Mundi.

Vient de paraître un disque consacré aux transcriptions pour flûte et piano d’œuvres de Schumann, Debussy et Ravel, avec Raquele Magalaes, sous le label Nomad Music.

Marie-Josèphe Jude consacre aussi une grande partie de son activité à l’enseignement : après avoir été professeur au CNSMD de LYON durant 4 ans, elle enseigne depuis 2016 au CNSMD de PARIS.

Elle est Présidente et Directrice artistique de l’Académie Internationale d’été de Nice depuis 2017.

 

Premier Prix au Concours National du Japon, Prix Marguerite Long avec 4 Prix spéciaux (dont deux décernés par A. Rubinstein), lauréate du Concours Chopin à Varsovie, deux fois Prix d’Or de CD japonais, Prix Exxon Mobile au Japon, Akiko Ebi a étudié au Conservatoire de Paris dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Depuis 40 ans, elle continue de partager sa vie entre le Japon et la France et donne de nombreux concerts dans 37 pays (Europe, États-Unis, Canada, Argentine, Chili, Panama, Russie, Finlande, Chine, Corée, Moyen-Orient, Égypte, Maroc et Japon).

Akiko Ebi a joué avec tous les orchestres au Japon (NHK, etc…), avec les orchestres de Varsovie, Orchestre de l’Instrument Ancien de Hollande, la Nouvelle Philharmonique, l’Orchestre Régional Cannes-Provence-Alpes-Côte-d’Azur, de Monte-Carlo, l’Orchestre Régional d’Auvergne, d’Argentine, de Luxembourg… et sous la baguette de Stanislaw Skrowaczewski, Theodor Guschlbauer, Lawrence Foster, Marek Janowski, Frans Brüggen, Yutaka Sado… Ses partenaires de musique de chambre sont Martha Argerich, Jean-Bernard Pommier, Angela Hewitt, Jay Gottlieb, Augustin Dumay, Régis Pasquier, Gautier Capuçon, Yumino Toyoda, Quatuor Via Nova, Quatuor Parisii, Quatuor Manfred, Quintette Moraguès…

Akiko Ebi était la présidente de jury au Concours International de Hamamatsu en 2012 & 2015, et est encore aujourd’hui la directrice du Festival de la ville de Yokohama au Japon depuis 2010.

Professeur invité aux Université des Beaux Arts et de la Musique de Tokyo Geîdaî (entre 2007 et 2009), elle est également sollicitée de nombreuses fois par des concours internationaux tel le Concours Chopin de Varsovie, Marguerite Long, Santander, Clara Haskil…

Akiko Ebi est enfin régulièrement invitée pour des master-classes dans de nombreux pays.

Akiko Ebi

Anne-Lise Gastaldi  (©Adeline Neveu)

Directrice artistique des Journées Musicales Marcel Proust, lauréate de concours internationaux dont celui de l’ARD de Munich, Anne-Lise Gastaldi est notamment la pianiste du “Trio George Sand”.

Son goût pour la littérature l’a amenée à se produire avec Loïc Corbery, Anny Duperey, Marianne Denicourt, Clément Hervieu-Léger, Michaël Lonsdale, Benoît Poelvoorde, Didier Sandre…

Lauréate du réputé programme « Villa Médicis Hors les Murs », elle fut à l’origine du spectacle Escales Romaines, relatant l’histoire du Prix de Rome de composition musicale.

Sa discographie, essentiellement consacrée à la musique de chambre – Fauré, Ravel, Schumann, Stravinsky… – a été récompensée dans Classica, Le Monde de la Musique, Diapason et Télérama.

Son dernier disque, consacré à Gustav Mahler, est sorti sous le label Elstir en partenariat avec la Médiathèque Musicale Mahler, la Fondation Mahler, la Fondation Royaumont et France Musique.

 

Professeur de pédagogie au CNSMD de Paris, où elle est également assistante dans la classe de piano de Florent Boffard, Anne-Lise Gastaldi est aussi professeur de piano au CRR de Paris.

Elle est, avec Valérie Haluk, à l’origine de Piano Project, puis de Univers Parallèles, recueils de pièces pour piano écrites spécifiquement pour les élèves par de grands compositeurs comme Pierre Boulez, Peter Eötvos ou Bruno Mantovani.

 

Anne-Lise Gastaldi est aussi directrice artistique du Festival ClassicaVal de Val d’Isère et directrice de collection aux Editions Billaudot.

 

Tuija Hakkila

Artiste passionnée et dévouée, alliant brillante carrière artistique avec engagement pédagogique et activité de recherche musicale (Doctorat en musique du 18ème siècle).

Elève à l’Académie Sibelius d’Helsinki auprès de Liisa Pohjola et Eero Heinonen, puis au CNSM de Paris auprès de Jacques Rouvier et Théodor Paraskivesco, Tuija Hakkila a par ailleurs pour maîtres György Sebök et Dimitri Bashkiroff. Elle étudie de plus le pianoforte avec Malcolm Bilson, la musique de chambre avec William Pleeth et la musique contemporaine avec Claude Helffer.
Tuija Hakkila poursuit une carrière internationale qui l’amène à se produire en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et en Amérique du Sud en tant que soliste, chambriste, accompagnatrice et pianofortiste (festivals d’Edimbourg, Darmstadt, Ile-de-France, Les Arcs, Mostly Mozart au Lincoln Center à New York, Helsinki, Kuhmo, Barbican, La Scala etc.).
Elle est actuellement professeur de piano à l’Académie Sibelius et visite régulièrement Paris, Nice (Académie internationale d’été), Stockholm, Berlin et Madrid pour ses master-classes de piano. Directrice artistique du festival de musique avec des instruments d’époque de Hämeenlinna (de 1989 à 2003), des saisons de concerts de l’Académie Sibelius à Helsinki (de 1999 à 2002) et l’Académie d’été de Nurmes (à partit de 2012), elle poursuit son engagement comme conseillère artistique de la vie musicale finlandaise.
Elle enregistre de nombreux disques : l’intégrale des sonates pour pianoforte de Mozart, unanimement saluée par la presse internationale, l’intégrale des sonates de Beethoven pour violoncelle et pianoforte, un CD récital d’œuvres de Ravel, Dutilleux, Salonen & Lindberg (classé parmi les choix discographiques de l’année dans le “Fanfare” de New York), enregistrements avec violoncelle d’œuvres de Debussy et Enescu, récompensé par un CHOC du “Monde de la Musique”, œuvres pianistiques de Sibelius, musique de chambre de Castiglioni et Fauré, musique nordique du 18ème siècle, comme aussi un CD avec la musique de chambre de Kaija Saariaho en collaboration avec Anssi Karttunen, Steven Dann, Florent Jodelet, Mikael Helasvuo et Pia Freund. Un CD récital de sonates de Dussek (faisant parti d’un projet international de l’intégrale des sonates de ce compositeur) vient de sortir, comme aussi les sonates pour violon et piano de Johannes Brahms en collaboration avec Sirkka-Liisa Kaakinen-Pilch, et une sélection des sonates pour pianoforte de Joseph Haydn.
Son intérêt pour les styles les plus variés lui a permis de construire un répertoire exceptionnellement riche, et notamment de travailler en collaboration avec divers compositeurs contemporains et de créer un grand nombre de compositions.

Elena Rozanova

Issue d’une famille de musiciens, née à Odessa, Elena Rozanova fait ses études à l’école Gnessine et au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou. Ses professeurs sont Tatiana Zelikman, Alexei Nassedkine et Evgueni Moguilevski. Elle remporte des prix dans plusieurs concours internationaux : au Concours Marguerite Long-Jacques Thibault à Paris, au Concours Eduard Flipse à Rotterdam, au Concours Takahiro Sonoda à Fukuoka (au Japon), au Concours International de Musique de Chambre de Melbourne… Elle est lauréate de la fondation Cziffra.

Elena Rozanova se produit en soliste, accompagnée par des orchestres tels que l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre d’Auvergne, la Royale Philharmonie de Flandres, l’Orchestre Symphonique de Novossibirsk, la Camerata de Saint-Pétersbourg, la Camerata Ireland, sous la direction des chefs Jean-Claude Casadesus, Saulus Sondeckis, Arnold Katz… Elle participe à de nombreux festivals : l’Orangerie de Sceaux, Schleswig-Holstein, Carintische Sommer, Piano en Valois, La Roque d’Anthéron, Radio-France Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Île-de-France, Ravinia…

Elena Rozanova joue en trio avec le violoniste Svetlin Roussev et le violoncelliste François Salque. Ses partenaires de musique de chambre sont également Josef Silverstein, Raphael Oleg, Vladimir Mendelssohn, Dora Swarzberg, le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Belcea.

Au cours des dernières saisons, Elena Rozanova joue au Théâtre des Champs-Elysées, au Festival Piano(s) de Lille, à Toulon, NImes, au Centre culturel de Belém à Lisbonne, au Théâtre de la Ville et Théâtre du Châtelet à Paris, aux festivals de Colmar, Serres d’Auteuil, Divonne, L’Empéri, Quimper, au Festival Liszt en Provence… On peut retenir ses engagements avec l’Orchestre National de Lille, la Camerata Ireland sous la direction de Barry Douglas, l’Orchestre Symphonique de Novissibirsk, l’orchestre de Montpellier, l’Orchestre « Novaia Rossiya ».

Ses enregistrements en soliste ou en musique de chambre ont été largement acclamés par la presse (« Choc » du Monde de la musique, 5 Etoiles du Fono forum en Allemagne, Diapason d’Or, 10 de Classica/Repertoire, CD du mois de la chaine Arte).

Son dernier CD est sorti chez DECCA en compagnie de ses partenaires de prédilection, Svetlin Roussev et François Salque.

Engagée également dans l’enseignement, Elena Rozanova est professeur de piano au CRR de Paris et est régulièrement invitée à donner des master-classes partout dans le monde. Elle est directrice artistique des festivals Classicaval et Chatel Classic, ainsi que de la programmation classique de l’Auditorium du Pôle culturel Chabran.

Depuis janvier 2016, Elena a pris la direction du conservatoire d’Agglomeration de la Dracenie.

 

 

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