Mardi 20 juillet – 20h

Mardi 20 Juillet 2021
20h

Concert d’ouverture :
Hommage à Stravinsky,
Piazzolla, Saint-Saëns

Jardins du Musée Matisse

Concert présenté par
André Peyrègne

Programme

Astor Piazzolla : Oblivion (arrangement pour 2 pianos)
Marie-Josèphe Jude & Elena Rozanova piano

Sergeï Rachmaninov : Romance & Tarentelle
(extraits de la Suite n°2, pour 2 pianos, op.17)
Marie-Josèphe Jude & Elena Rozanova piano

Béla Bartók : Mikrokosmos (pour 2 pianos)
Bulgarian rhythm
Chord and trill study
Perpetuum mobile
Short canon and its inversion
New hungarian folk song
Ostinato
Michel Béroff & Florent Boffard piano

Astor Piazzolla : Libertango (arrangement pour 2 pianos)
Akiko Ebi & Tuija Hakkila piano

Igor Stravinsky : 5 Pièces faciles (pour piano à 4 mains)
1 – Andante
2 – Española
3 – Balalaika
4 – Napolitana
5 – Galop

Anne-Lise Gastaldi & Tuija Hakkila piano

W. A. Mozart : Variations en Sol Majeur, K.501 (pour piano à 4 mains)
Florent Boffard & Anne-Lise Gastaldi piano

Witold Lutoslawski : Variations sur un thème de Paganini (pour 2 pianos)
Akiko Ebi & Emmanuel Strosser piano

Puisqu’une vilaine petite bête, d’un méchant aspect viral, s’est cru autorisée à nous clouer chez nous, nous interdire tout regard transfrontalier, c’est donc la Musique qui nous emportera !… Et nous emportera loin, en un « Tour du Monde » qui devient l’essence même de ce festival.
Quand je pense à Piazzolla, je ne peux m’empêcher de penser aussi à Johann Strauss. Curieux rapprochement, me direz-vous… Certes. Mais Strauss et Piazzolla ont une chose en commun : celle d’avoir porté une simple danse de salon (ou de cabaret) au firmament d’un art musical pur.
Jusqu’à Johann Strauss (le fils), la valse n’était qu’un aimable divertissement, certes stylisé par rapport au ländler dont elle est issue, et déjà symbole d’une certaine sophistication viennoise, mais nul ne pouvait alors prévoir l’élargissement symphonique que le jeune Johann allait engendrer : Sphärenklänge (qui approche les 10 minutes) est en soi un véritable poème symphonique, de même Delirien-Walzer, de même Wiener Blut, de même Geschichten aus dem Wienerwald (Légendes de la forêt viennoise, qui dépasse les 13 minutes). Et songeons à Ravel qui, meurtri par les ravages de la 1ère Guerre mondiale, et prenant modèle sur la valse magnifiée par la dynastie Strauss (tel un symbole de la douceur d’une civilisation apaisée), élaborera son propre poème symphonique (titré La Valse, justement) pour projeter à la face du monde son désarroi face à un monde occidental qui se déchire et s’écroule.
Je m’éloigne de Piazzolla ? Pas tant que cela. Le 11 mars 2021, Piazzolla aurait eu 100 ans : c’est beaucoup et c’est peu. Cent ans, c’est assez pour qu’un compositeur opère le renouveau d’un genre (ici, le Tango), mais le recul n’est pas encore suffisant pour prédire l’avenir de ce genre renouvelé. Que deviendra le Tango dans les décennies à venir ? Il a déjà franchi, comme la valse en son temps, le mur des salles de concert ; mais quel élargissement, quelle pénétration aura-t-il sous la plume des compositeurs à venir ? Souvenons-nous que la valse s’est infiltrée jusque dans la structure de certaines symphonies (remplaçant le scherzo)…
Il faut savoir que l’attirance de Piazzolla pour le tango ne fut pas immédiate. Lorsqu’il était enfant, ce genre de musique – pourtant typique de son Argentine natale – le laissait indifférent, froid : le jeune Astor ne jurait que par le Jazz. Ce détail biographique est assez intéressant et permet de comprendre le renouvellement du genre que Piazzolla opérera par la suite : le tango « traditionnel », qu’il écoutait durant ses jeunes années, ne suscitait en lui aucune émotion. C’est en entendant le violoniste Elvino Vardaro – lequel affichait déjà un art du tango modernisé – que le jeune Piazzolla commence à entrevoir une autre manière de jouer cette musique, en y incorporant diverses influences. Il prend donc des cours de composition avec Alberto Ginastera, puis – à Paris – avec notre Nadia Boulanger nationale… laquelle aura une influence décisive sur sa carrière, amenant le jeune homme à rester fidèle à la musique de son pays tout en y apportant la modernité que son oreille pressentait. Dès lors, le tango, sous l’impulsion de Piazzolla, allait connaître le renouvellement que l’on sait, ainsi qu’une reconnaissance internationale.

Astor Piazzolla

Partant de l’Argentine, notre voyage nous mènera jusqu’en Pologne (laquelle nous a offert Chopin au XIXe siècle, puis Witold Lutoslawski – sans oublier Krzysztof Penderecki – au XXe). La vie musicale polonaise ne se réduit naturellement pas à ces 3 figures, mais ce sont ces compositeurs-là qui ont vu leur aura dépasser leur frontière nationale. Il est curieux que Lutoslawski se soit intéressé au 24ème Caprice de Paganini… tout comme Rachmaninov, d’ailleurs. Mais il est vrai que la musique du violoniste italien, essentiellement virtuose, peut contenir en germe tous les développements et toutes les variations imaginables ! Les Variations sur un thème de Paganini que nous entendons ce soir datent de 1941 : originellement écrites pour 2 pianos, elles ont donné lieu à une version pour piano et orchestre qui, elle, date de 1978.

Witold Lutoslawski

Entre ces deux pôles, l’Argentine et la Pologne, nous visiterons la Hongrie de Bartók (lequel a conçu un recueil en 6 volumes, Mikrokosmos, à destination des apprentis pianistes), la Russie… disons « cosmopolite » de Stravinsky (dont les 5 Pièces faciles ont également un but pédagogique), la Russie… foncièrement russe de Rachmaninov, et l’Autriche de Mozart (lequel vit une année 1786 particulièrement dense puisque, en dehors de ces Variations K.501 qui figurent au programme de ce soir, Mozart compose son Concerto pour piano en ut mineur K.491, sa Symphonie n°38 dite « Prague », rencontre le fameux librettiste Lorenzo da Ponte et écrit dans la foulée son opéra Le Nozze di Figaro !).
Un mot encore pour revenir à Stravinsky et Rachmaninov, plus particulièrement à ces deux perceptions si différentes de la Russie. Lorsque Stravinsky compose ses 5 Pièces faciles, en 1917, il vit déjà à Paris. Certes, sa collaboration avec les « Ballets Russes » de Diaghilev ne l’a pas éloigné de la tradition russe (le Sacre du Printemps est sous-titré « Tableaux de la Russie païenne », et Petrushka est basé sur un conte russe), mais Stravinsky a le désir de voyager, de se confronter au monde et à divers courants de pensée. D’ailleurs, l’écriture de Stravinsky évoluera avec le temps, au gré justement des diverses influences que le compositeur connaîtra.
Rachmaninov, lui, est toujours resté profondément russe. Lorsque la Révolution d’Octobre le forcera à quitter son sol natal (en cette même année 1917), c’est un déchirement, un profond déchirement… dont le compositeur ne se remettra jamais. L’essentiel des œuvres de Rachmaninov fut écrit avant 1917 ; ce qui signifie qu’en exil (d’abord en France, puis aux Etats-Unis), Rachmaninov ne composera pratiquement plus. Seuls verront le jour sa Symphonie n°3, son 4ème Concerto pour piano (sans doute celui que, personnellement, je préfère), et ses Danses Symphoniques op.45 : ces 3 œuvres, d’un langage certes un peu modernisé, restant malgré tout profondément ancrées dans la tradition romantique russe.
Voilà tant de pays et d’expériences variées qui nous sont offerts… un bien joli voyage !
Jean-Noël Ferrel

Sergeï Rachmaninov

BIOGRAPHIES

Marie-Josèphe Jude

Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est au Conservatoire de Nice que Marie-Josèphe Jude commence ses études musicales. Elle y reçoit une double formation, poursuivant parallèlement un cursus en piano et en harpe. Artiste précoce, et encouragée par Gyorgy Cziffra, elle entre dès l’âge de 13 ans au CNSMD de Lyon en harpe (classe d’Elisabeth Fontan-Binoche) et au CNSMD de Paris en piano dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, ainsi que la licence de concert de harpe à l’Ecole Normale de Musique de Paris, c’est à Londres qu’elle se rend pour se perfectionner auprès de Maria Curcio-Diamand, grande pédagogue et disciple d’Arthur Schnabel. Elle décide alors de se consacrer exclusivement au piano : elle sera Lauréate du Concours International Clara Haskil de Vevey en 1989 et « Victoire de la Musique » en 1995.

Sa carrière de soliste la mène dès lors dans les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno. Elle a collaboré avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lyon, Les Siècles, l’Orchestre Symphonique de Tours, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, le BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le Brussels Philharmonic Orchestra, le MDR Orchestra à Leipzig, et joué sous la direction de J. Märkl, Frans Brüggen, Charles Dutoit, Emmanuel Krivine, F-X. Roth, Jean-Yves Ossonce, J. Axelrod, Arturo Tamayo ou encore Klaus Weise. Chambriste confirmée, elle a formé durant de nombreuses années un duo avec Laurent Korcia, et retrouve régulièrement Henri Demarquette, Xavier Phillips, Jean-Marc Phillips, Marc Coppey, Philippe Graffin, Gary Hoffmann, Stéphanie-Marie Degand, Mireille Delunsch… Elle a également parcouru une très grande partie du répertoire à 2 pianos et 4 mains, en compagnie de Jean-François Heisser, Claire Désert et Michel Béroff.

Enfin, elle a participé à de nombreux spectacles de ballets, partageant la scène avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du Ballet de Bordeaux.

Son répertoire de prédilection se reflète dans son importante discographie : l’intégrale de l’œuvre pour piano de BRAHMS (dont le dernier volume est prévu pour 2019), Clara SCHUMANN, MENDELSSOHN, BEETHOVEN, CHOPIN, mais aussi Henri DUTILLEUX, Maurice OHANA (qui en avait fait une de ses interprètes favoris), BERG, JOLIVET. Après un disque consacré à LISZT, en duo avec Michel Béroff (Lyrinx), un enregistrement de la Symphonie Fantastique à deux pianos avec Jean-François Heisser est paru chez Harmonia Mundi.

Vient de paraître un disque consacré aux transcriptions pour flûte et piano d’œuvres de Schumann, Debussy et Ravel, avec Raquele Magalaes, sous le label Nomad Music.

Marie-Josèphe Jude consacre aussi une grande partie de son activité à l’enseignement : après avoir été professeur au CNSMD de LYON durant 4 ans, elle enseigne depuis 2016 au CNSMD de PARIS.

Elle est Présidente et Directrice artistique de l’Académie Internationale d’été de Nice depuis 2017.

 

Elena Rozanova

Issue d’une famille de musiciens, née à Odessa, Elena Rozanova fait ses études à l’école Gnessine et au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou. Ses professeurs sont Tatiana Zelikman, Alexei Nassedkine et Evgueni Moguilevski. Elle remporte des prix dans plusieurs concours internationaux : au Concours Marguerite Long-Jacques Thibault à Paris, au Concours Eduard Flipse à Rotterdam, au Concours Takahiro Sonoda à Fukuoka (au Japon), au Concours International de Musique de Chambre de Melbourne… Elle est lauréate de la fondation Cziffra.
Elena Rozanova se produit en soliste, accompagnée par des orchestres tels que l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre d’Auvergne, la Royale Philharmonie de Flandres, l’Orchestre Symphonique de Novossibirsk, la Camerata de Saint-Pétersbourg, la Camerata Ireland, sous la direction des chefs Jean-Claude Casadesus, Saulus Sondeckis, Arnold Katz… Elle participe à de nombreux festivals : l’Orangerie de Sceaux, Schleswig-Holstein, Carintische Sommer, Piano en Valois, La Roque d’Anthéron, Radio-France Montpellier, La Folle Journée de Nantes, Île-de-France, Ravinia…
Elena Rozanova joue en trio avec le violoniste Svetlin Roussev et le violoncelliste François Salque. Ses partenaires de musique de chambre sont également Josef Silverstein, Raphael Oleg, Vladimir Mendelssohn, Dora Swarzberg, le Quatuor Ysaÿe, le Quatuor Belcea.
Au cours des dernières saisons, Elena Rozanova joue au Théâtre des Champs-Elysées, au Festival Piano(s) de Lille, à Toulon, NImes, au Centre culturel de Belém à Lisbonne, au Théâtre de la Ville et Théâtre du Châtelet à Paris, aux festivals de Colmar, Serres d’Auteuil, Divonne, L’Empéri, Quimper, au Festival Liszt en Provence… On peut retenir ses engagements avec l’Orchestre National de Lille, la Camerata Ireland sous la direction de Barry Douglas, l’Orchestre Symphonique de Novissibirsk, l’orchestre de Montpellier, l’Orchestre « Novaia Rossiya ».
Ses enregistrements en soliste ou en musique de chambre ont été largement acclamés par la presse (« Choc » du Monde de la musique, 5 Etoiles du Fono forum en Allemagne, Diapason d’Or, 10 de Classica/Repertoire, CD du mois de la chaine Arte).
Son dernier CD est sorti chez DECCA en compagnie de ses partenaires de prédilection, Svetlin Roussev et François Salque.
Engagée également dans l’enseignement, Elena Rozanova est professeur de piano au CRR de Paris et est régulièrement invitée à donner des master-classes partout dans le monde. Elle est directrice artistique des festivals Classicaval et Chatel Classic, ainsi que de la programmation classique de l’Auditorium du Pôle culturel Chabran.
Depuis janvier 2016, Elena a pris la direction du conservatoire d’Agglomeration de la Dracenie.

Michel Béroff est né à Epinal en 1950. Après des études au conservatoire de Nancy, il obtient en 1966 un 1er Prix de piano au CNSM de Paris dans la classe de Pierre Sancan. L’année suivante, il remporte le 1er Prix du 1er Concours International Olivier Messiaen, faisant de lui un des interprètes privilégiés de ce compositeur.

La carrière de Michel Béroff l’a mené dans le monde entier, jouant avec les orchestres les plus prestigieux, sous la direction de chefs tels que Abbado, Barenboim, Bernstein, Boulez, Dohnanyi, Dorati, Dutoit, Eschenbach, Gielen, Inbal, Jochum, Leinsdorf, Masur, Ozawa, Previn, Rostropovitch, Sinopoli, Solti, Tennsted, Tilson-Thomas, Zinman.

Ses activités de chambriste l’ont amené à collaborer activement avec Martha Argerich, Barbara Hendricks, Jean-Philippe Collard, Lynn Harrell, Augustin Dumay, Pierre Amoyal.

Artiste exclusif EMI pendant plus de vingt ans, Michel Béroff a effectué plus de 50 enregistrements, parmi lesquels les œuvres intégrales pour piano et orchestre de Liszt, Prokofiev et Stravinsky sous la direction de Kurt Masur et Seiji Ozawa, ainsi que des œuvres de Bach, Brahms, Schumann, Dvořák, Moussorgsky, Saint-Saëns, Debussy, Ravel, Messiaen, Stravinsky et Bartók.

Pour « Wiener Urtext », il a participé à une nouvelle édition des œuvres de Claude Debussy, et gravé pour la firme Denon l’intégrale de la musique pour piano de ce compositeur.

Pour Deutsche Grammophon, il enregistre le concerto pour la main gauche de Ravel avec Claudio Abbado.

Ses enregistrements ont été primés par 5 “Grand Prix du Disque”.

Professeur au CNSM de Paris pendant plus de 25 ans, Michel Béroff a également consacré plusieurs années à la direction d’orchestre en dirigeant de nombreux et prestigieux orchestres.

En tant que membre du jury, il a participé à de nombreux concours internationaux, dont les concours Tchaïkovsky, Van Cliburn, Leeds, Clara Haskil, Rubinstein et Marguerite Long, parmi d’autres.

Beaucoup de ses élèves ont été lauréats ; le dernier en date est Seong-Jin CHO, vainqueur du concours Chopin de Varsovie.

 

Michel Béroff

Florent Boffard

Invité dans les principaux festivals (Salzbourg, Berlin, Bath, Aldeburgh, La Roque d’Anthéron…), Florent Boffard a joué entre autres sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, Leon Fleisher, Péter Eötvös avec l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonisches Orchester Freiburg, le NDR Elphilharmonie Orchester, WDR Sinfonieorchester Köln, l’Orchestre Philharmonique de Radio France…

Soliste de l’Ensemble Intercontemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de nombreuses pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti, Kurtág…

Prix Belmont de la Fondation Forberg-Schneider (Munich) pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui, il a réalisé de nombreux ateliers et présentations de concerts, en particulier au Festival de La Roque d’Anthéron. En 2019, Florent Boffard était l’invité du MusikFest Berlin et de l’Elbphilharmonie à Hambourg dans le cadre de « Portrait » consacré au compositeur George Benjamin.

Ses disques consacrés à Schoenberg et Bartók (Mirare) ont été unanimement salués par la presse et distingués par un « Editor’s choice » de Gramophone. Il a aussi enregistré avec Pierre-Laurent Aimard (DG), Isabelle Faust (Harmonia Mundi) et a récemment créé et enregistré Antiphonie de Pierre Boulez dans un disque réunissant Beethoven, Berg et Boulez (Mirare).

Auteur du film « Schoenberg, le malentendu », il a également présenté en direct sur Arte « Chopin, une écoute aujourd’hui » à La Folle Journée de Nantes.

Il est actuellement professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à l’IESM d’Aix-en-Provence.

 

Premier Prix au Concours National du Japon, Prix Marguerite Long avec 4 Prix spéciaux (dont deux décernés par A. Rubinstein), lauréate du Concours Chopin à Varsovie, deux fois Prix d’Or de CD japonais, Prix Exxon Mobile au Japon, Akiko Ebi a étudié au Conservatoire de Paris dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Depuis 40 ans, elle continue de partager sa vie entre le Japon et la France et donne de nombreux concerts dans 37 pays (Europe, États-Unis, Canada, Argentine, Chili, Panama, Russie, Finlande, Chine, Corée, Moyen-Orient, Égypte, Maroc et Japon).

Akiko Ebi a joué avec tous les orchestres au Japon (NHK, etc…), avec les orchestres de Varsovie, Orchestre de l’Instrument Ancien de Hollande, la Nouvelle Philharmonique, l’Orchestre Régional Cannes-Provence-Alpes-Côte-d’Azur, de Monte-Carlo, l’Orchestre Régional d’Auvergne, d’Argentine, de Luxembourg… et sous la baguette de Stanislaw Skrowaczewski, Theodor Guschlbauer, Lawrence Foster, Marek Janowski, Frans Brüggen, Yutaka Sado… Ses partenaires de musique de chambre sont Martha Argerich, Jean-Bernard Pommier, Angela Hewitt, Jay Gottlieb, Augustin Dumay, Régis Pasquier, Gautier Capuçon, Yumino Toyoda, Quatuor Via Nova, Quatuor Parisii, Quatuor Manfred, Quintette Moraguès…

Akiko Ebi était la présidente de jury au Concours International de Hamamatsu en 2012 & 2015, et est encore aujourd’hui la directrice du Festival de la ville de Yokohama au Japon depuis 2010.

Professeur invité aux Université des Beaux Arts et de la Musique de Tokyo Geîdaî (entre 2007 et 2009), elle est également sollicitée de nombreuses fois par des concours internationaux tel le Concours Chopin de Varsovie, Marguerite Long, Santander, Clara Haskil…

Akiko Ebi est enfin régulièrement invitée pour des master-classes dans de nombreux pays.

Akiko Ebi

Tuija Hakkila

Artiste passionnée et dévouée, alliant brillante carrière artistique avec engagement pédagogique et activité de recherche musicale (Doctorat en musique du 18ème siècle).

Elève à l’Académie Sibelius d’Helsinki auprès de Liisa Pohjola et Eero Heinonen, puis au CNSM de Paris auprès de Jacques Rouvier et Théodor Paraskivesco, Tuija Hakkila a par ailleurs pour maîtres György Sebök et Dimitri Bashkiroff. Elle étudie de plus le pianoforte avec Malcolm Bilson, la musique de chambre avec William Pleeth et la musique contemporaine avec Claude Helffer.
Tuija Hakkila poursuit une carrière internationale qui l’amène à se produire en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et en Amérique du Sud en tant que soliste, chambriste, accompagnatrice et pianofortiste (festivals d’Edimbourg, Darmstadt, Ile-de-France, Les Arcs, Mostly Mozart au Lincoln Center à New York, Helsinki, Kuhmo, Barbican, La Scala etc.).
Elle est actuellement professeur de piano à l’Académie Sibelius et visite régulièrement Paris, Nice (Académie internationale d’été), Stockholm, Berlin et Madrid pour ses master-classes de piano. Directrice artistique du festival de musique avec des instruments d’époque de Hämeenlinna (de 1989 à 2003), des saisons de concerts de l’Académie Sibelius à Helsinki (de 1999 à 2002) et l’Académie d’été de Nurmes (à partit de 2012), elle poursuit son engagement comme conseillère artistique de la vie musicale finlandaise.
Elle enregistre de nombreux disques : l’intégrale des sonates pour pianoforte de Mozart, unanimement saluée par la presse internationale, l’intégrale des sonates de Beethoven pour violoncelle et pianoforte, un CD récital d’œuvres de Ravel, Dutilleux, Salonen & Lindberg (classé parmi les choix discographiques de l’année dans le “Fanfare” de New York), enregistrements avec violoncelle d’œuvres de Debussy et Enescu, récompensé par un CHOC du “Monde de la Musique”, œuvres pianistiques de Sibelius, musique de chambre de Castiglioni et Fauré, musique nordique du 18ème siècle, comme aussi un CD avec la musique de chambre de Kaija Saariaho en collaboration avec Anssi Karttunen, Steven Dann, Florent Jodelet, Mikael Helasvuo et Pia Freund. Un CD récital de sonates de Dussek (faisant parti d’un projet international de l’intégrale des sonates de ce compositeur) vient de sortir, comme aussi les sonates pour violon et piano de Johannes Brahms en collaboration avec Sirkka-Liisa Kaakinen-Pilch, et une sélection des sonates pour pianoforte de Joseph Haydn.
Son intérêt pour les styles les plus variés lui a permis de construire un répertoire exceptionnellement riche, et notamment de travailler en collaboration avec divers compositeurs contemporains et de créer un grand nombre de compositions.

Anne-Lise Gastaldi  (©Adeline Neveu)

Directrice artistique des Journées Musicales Marcel Proust, lauréate de concours internationaux dont celui de l’ARD de Munich, Anne-Lise Gastaldi est notamment la pianiste du “Trio George Sand”.

Son goût pour la littérature l’a amenée à se produire avec Loïc Corbery, Anny Duperey, Marianne Denicourt, Clément Hervieu-Léger, Michaël Lonsdale, Benoît Poelvoorde, Didier Sandre…

Lauréate du réputé programme « Villa Médicis Hors les Murs », elle fut à l’origine du spectacle Escales Romaines, relatant l’histoire du Prix de Rome de composition musicale.

Sa discographie, essentiellement consacrée à la musique de chambre – Fauré, Ravel, Schumann, Stravinsky… – a été récompensée dans Classica, Le Monde de la Musique, Diapason et Télérama.

Son dernier disque, consacré à Gustav Mahler, est sorti sous le label Elstir en partenariat avec la Médiathèque Musicale Mahler, la Fondation Mahler, la Fondation Royaumont et France Musique.

 

Professeur de pédagogie au CNSMD de Paris, où elle est également assistante dans la classe de piano de Florent Boffard, Anne-Lise Gastaldi est aussi professeur de piano au CRR de Paris.

Elle est, avec Valérie Haluk, à l’origine de Piano Project, puis de Univers Parallèles, recueils de pièces pour piano écrites spécifiquement pour les élèves par de grands compositeurs comme Pierre Boulez, Peter Eötvos ou Bruno Mantovani.

 

Anne-Lise Gastaldi est aussi directrice artistique du Festival ClassicaVal de Val d’Isère et directrice de collection aux Editions Billaudot.

 

Emmanuel Strosser (©Jean-Baptiste Millot)

« Un vrai poète du piano » (Pianiste)
Pianiste incontournable de sa génération, Emmanuel Strosser est l’invité de prestigieux festivals tels le Festival de l’Épau, de l’Orangerie de Sceaux, de la Roque d’Anthéron, le Festival International de Colmar, de Prades, de Kuhmo, La Folle Journée de Nantes… Il se produit en récital, ou en soliste avec des formations symphoniques : Orchestre Philharmonique de Radio-France, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre de Picardie, Orchestre de Chambre de Toulouse, Orchestre National de Lille, Orchestre National de Montpellier, Orchestre de Chambre de Lausanne…
Outre ses récitals, la musique de chambre tient une place importante dans sa carrière. Il retrouve régulièrement sur scène Olivier Charlier, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Régis Pasquier, Xavier Phillips, Raphaël Pidoux, Peter Wiespelwey, Miguel Da Silva, Romain Guyot, François Leleux, le Quatuor Prazak, le Quatuor Artis, le Quatuor Ysaye, le Quatuor Modigliani. Avec la pianiste Claire Désert, il forme un duo de pianos et quatre mains incontournable du paysage musical. Emmanuel Strosser est également membre du Trio Owon en compagnie d’Olivier Charlier et du violoncelliste coréen Sung-Won Yang.
Avec cinq autres pianistes, Emmanuel Strosser a donné dans de nombreux pays l’Intégrale des Sonates de Beethoven ainsi que l’Intégrale de la musique pour piano de Schumann. En parallèle de ses concerts en Europe (Wigmore Hall, Royal Academy à Londres, Louisiana Museum au Danemark, La Cité de la Musique, Opéra Comique, Salle Gaveau à Paris…), il se produit régulièrement en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Japon, et en Corée où il est invité pour des tournées chaque année.
Originaire de Strasbourg, Emmanuel Strosser se forme auprès d’Hélène Boschi avant d’entrer au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il suit l’enseignement de Jean-Claude Pennetier (piano) et Christian Ivaldi (musique de chambre). Après des 1er Prix à l’unanimité, il se perfectionne auprès de Leon Fleisher, Dimitri Bashkirov et Maria João Pires. Lauréat du Concours International de musique de chambre de Florence, il est finaliste en 1991 du concours Clara Haskil à Vevey. Par ailleurs, il est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et professeur de musique de chambre au CRR de Paris après avoir été pendant quatre ans professeur de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.
Emmanuel Strosser a participé à de nombreux enregistrements, tous chaleureusement accueillis par la presse. Il a enregistré un disque consacré à Mozart (chez Harmonia Mundi), les deux Quintettes de Fauré avec le Quatuor Rosamonde, les Sonates de Fauré et de Debussy pour violon et piano avec Régis Pasquier. Sont parues chez Assaï la Ballade et la Fantaisie de Gabriel Fauré avec l’Orchestre de Picardie ainsi que les trois sonates de l’Opus 10 de Beethoven pour lesquelles il a obtenu un « Choc » du Monde de la Musique. Ses enregistrements gravés chez Mirare comprennent trois disques en compagnie de la pianiste Claire Désert, dédiés aux Danses Slaves de Dvořák , à la musique française et à Schubert, et deux albums solo consacrés respectivement à Schubert et à Chabrier.

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