Lundi 2 août – 21h

Lundi 02 Août 2021

21h

Carte blanche
au
« Trio George Sand »

Jardins du Musée Matisse

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart :
Quatuor avec piano n°1, en sol mineur, K.478
(Allegro – Andante – Rondo)

Gustav Mahler :
Adagietto de la 5ème Symphonie
(transcription de Otto Witterbecher pour violon & piano)

Dmitri Shostakovich :
Trio n°2 en mi mineur, op.67
(Andante / Moderato / Poco più mosso – Allegro con brio – Largo – Allegretto / Adagio)

Anne-Lise Gastaldi piano, Virginie Buscail violon,
Françoise Gnéri alto, Diana Ligeti violoncelle 

Durant les années qui suivirent la disparition précoce de Gustav Mahler (et malgré les 2 guerres mondiales successives, et malgré la vague d’antisémitisme qui submergea l’Europe durant les années 40), un certain nombre d’artistes n’ont pas ménagé leur peine, leur énergie pour promouvoir l’Œuvre du compositeur autrichien qui s’était éteint le 18 mai 1911. Ces artistes furent souvent des proches, voire des amis intimes : Bruno Walter (qui assura les créations posthumes de la 9ème Symphonie et du cycle Das Lied von der Erde), Otto Klemperer, Willelm Mengelberg (lequel laissa au Concertgebouw d’Amsterdam une véritable tradition mahlérienne que Bernard Haitink s’emploiera à nourrir et magnifier). Puis, le flambeau fut repris par les jeunes générations suivantes : Leonard Bernstein (qui grava tout de même 2 intégrales), Claudio Abbado (qui multiplia les versions de telle ou telle symphonie), Dietrich Fischer-Dieskau (qui, lui aussi, accumula les enregistrements de Lieder, tantôt avec piano, tantôt avec orchestre).
Tout ceci est naturellement louable, mais il faut bien reconnaître que la force des images est à nulle autre pareille… et c’est bien le film de Visconti – Mort à Venise – qui donna à Mahler cette audience internationale que nous lui connaissons depuis. Dans ce film, l’Adagietto (4ème mouvement de la 5ème Symphonie) résonnait comme une voix intime, récurrente, comme une manière de fil d’Ariane qui signe le trajet d’une vie. Dès lors, cette 5ème Symphonie a pu accéder à une notoriété qui pouvait prétendre égaler celle de Beethoven. Dans la foulée, la 1ère Symphonie – dite « Titan » – s’est vue elle aussi devenir une page couramment jouée et enregistrée.
Il est symptomatique que ce soient les 1ère et 5ème symphonies qui soient devenues (dans l’esprit du public) les plus populaires : l’une et l’autre marquent en effet le début d’un cycle. Peu avant la composition de sa Symphonie « Titan », Mahler avait découvert un recueil de poèmes intitulé Des Knaben Wunderhorn, poèmes écrits entre la fin du Moyen-Age et le XVIIIe siècle, et parmi lesquels le compositeur en choisira une quinzaine pour former un cycle éponyme de mélodies. D’une manière ou d’une autre, ce cycle a également irrigué les 4 premières symphonies (le réveil de la Nature qui s’étale durant tout le 1er mouvement de la Symphonie « Titan », le poème « Urlicht » que Mahler insère dans sa Symphonie n°2, le poème « Es sangen drei Engel einen süssen Gesang » qui constitue le 5ème mouvement de la 3ème Symphonie, et l’aérien « Himmlisches Leben » qui vient conclure la 4ème Symphonie). A partir de la 5ème, Mahler s’oriente vers une expression dégagée de toute référence littéraire. L’univers des contes et légendes cède la place à une expression plus personnelle : Mahler ose parler à la 1ère personne, ose le « je » (ainsi la 6ème Symphonie qui déroule un « pessimisme glaçant », pour reprendre les mots de Bruno Walter). Ce soir, comme une respiration intime, c’est le désormais célèbre Adagietto (extrait de la 5ème Symphonie) que nous entendons.

Le « Trio George Sand », pour débuter ce concert, a choisi de nous faire rencontrer le Mozart de l’année 1785 : année qui constitue une manière d’apogée dans sa renommée à la fois de compositeur et d’interprète. Entre 1784 et 1786, Mozart écrit une dizaine de concertos pour piano (dont les célèbres 20ème, 21ème et 23ème), achève la série des 6 quatuors « dédiés à Joseph Haydn » (dont ceux dits « Le Chasse » et « Les Dissonances »), et rencontre le librettiste Lorenzo da Ponte (rencontre qui donnera naissance en 1786 à l’opéra Le Nozze di Figaro, bientôt suivi par Don Giovanni en 1787). Il faut également mentionner un événement qui marquera profondément la vie (et l’œuvre) du compositeur : le 14 décembre 1784, Mozart devient franc-maçon, intégrant la loge « Zur Wohltätigkeit » (la Bienfaisance). Un mois plus tard, en janvier 1785, il accède au grade de maître. Cet événement n’est pas qu’un simple détail historique : les idéaux personnels de Mozart sont venus à cette occasion rencontrer les idéaux maçonniques, pétris de la philosophie des Lumières, et l’œuvre du compositeur s’en verra désormais infléchie.
Mozart avait en projet d’écrire une série de quatuors avec piano-forte, mais deux seulement virent le jour (celui en sol mineur que nous entendons ce soir, et celui en mi bémol Majeur qui sera publié l’année suivante). Pourquoi Mozart a-t-il abandonné ce projet en cours de route ? On ne sait pas vraiment… Cependant, à cette occasion, Mozart invente un genre assez nouveau : on connaissait la sonate dite « accompagnée » (le violon ou la flûte venant doubler la main droite du clavier, tandis que le violoncelle venait renforcer la main gauche). On connaissait aussi, depuis les sonates en quatuor de Johann Schobert, des pages où le clavecin se voyait accompagné par deux violons et un violoncelle : ce genre d’œuvres, originales ou transcriptions de concertos pour clavier et orchestre, étaient naturellement destiné à un grand nombre d’amateurs qui pratiquaient la musique en famille ou entre amis. En 1785, lorsqu’il conçoit son 1er Quatuor avec piano, Mozart s’appuie certes sur les pratiques déjà existantes mais en créant un équilibre nouveau : il remplace le 2ème violon par un alto, permettant ainsi aux 3 instruments à cordes de couvrir l’ensemble du spectre sonore pour établir un dialogue véritablement concertant.

S’ouvrant avec Mozart, le concert se refermera en compagnie de Shostakovich. Si Mahler dut faire face (notamment à Vienne, lorsqu’il était directeur de l’Opéra) à un antisémitisme de plus en plus affirmé, Shostakovich – de son coté – dut se confronter à une autre forme d’oppression : celle de Staline, celle du sinistre Jdanov (responsable des effrayantes purges de 1948 au sein des milieux artistiques), et celle enfin du Parti Soviétique (lequel alignait ses positions sur celle de Staline).
Ainsi, en 1936, après 2 années de représentations triomphales, l’opéra Lady Macbeth du district de Mtsensk se voit violemment critiqué dans un article (non signé !) que fait paraître le journal la « Pravda ». On parle dans cet article de « formalisme petit-bourgeois », d’« hermétisme », de « naturalisme grossier », de personnages « bestiaux » et « vulgaires ». Surtout, la conclusion de l’article énonce une menace à peine voilée contre la vie même du compositeur. Dès lors, Shostakovich déprogramme en hâte la création de sa Symphonie n°4, ce qui n’empêche nullement que son nom soit déclaré « ennemi du peuple soviétique ». Puis, survient la 2ème guerre mondiale et l’encerclement de Leningrad (qui donnera naissance à la Symphonie n°7, dite « Leningrad », comme un hommage et une déclaration patriotique à l’épreuve que traverse cette ville).
Voilà où en sont les choses en 1944, année où Ivan Sollertinski – professeur au conservatoire de Leningrad et ami très proche du compositeur – décède brutalement. Shostakovich, très affecté par cette disparition, décide d’écrire un trio avec piano qui lui sera dédié (à l’image de Tchaïkovsky qui avait également composé un trio avec piano, suite à la disparition de son ami Nicolaï Rubinstein).
Est-ce en réaction à la disparition de son ami ?… Ce trio, en 4 mouvements, s’ouvre sur une étrange écriture (presque spectrale) où le violoncelle – seul – énonce une série de notes en harmoniques. De cet effet stratosphérique, inédit jusqu’alors en musique de chambre, découlera l’ensemble de l’œuvre qui inverse la place habituelle du Largo et du Scherzo, pour s’achever dans une atmosphère résolument crépusculaire.
Jean-Noël Ferrel

W.A. Mozart

Gustav Mahler

BIOGRAPHIES

Trio George Sand (violin, cello & piano)

Le Trio George Sand est composé de Virginie Buscail, Diana Ligeti et Anne-Lise Gastaldi *.
Il se caractérise par un équilibre rare entre ces trois individualités brillantes qui partagent le même amour pour la musique. Pour reprendre les termes d’un journaliste : « Les trois musiciennes parviennent à vibrer et respirer ensemble avec un élan vital réjouissant ».
Rien d’étonnant, donc, à ce qu’on les retrouve dans les plus beaux festivals : Folle Journée de Nantes, Festival Berlioz, Festival de la Chaise-Dieu, Festival Chopin de Nohant, Lisztomanias de Châteauroux, Festival international de Saint-Pétersbourg, Théâtre de la Fenice à Venise, Société de Musique Contemporaine du Québec…
Leur répertoire couvre plus de 250 ans de musique : de Haydn, Mozart et Beethoven (en passant par la période romantique que le Trio aime tout particulièrement explorer), pour arriver à notre époque actuelle comme l’illustre un certain nombre de pièces que Gérard Pesson, Michael Jarrell et Mauro Lanza ont spécialement écrites pour le Trio George Sand.
La radio et la presse ont salué à plusieurs reprises leurs concerts et leurs enregistrements. Leur disque Debussy / Lili Boulanger a été récompensé de 4 Etoiles dans « Le Monde de la musique », et celui qui réunit Ravel / Mel Bonis / Fauré a obtenu un ffff dans « Télérama ». Leur dernier CD, consacré à Fanny Mendelssohn, est sorti sous le label Elstir avec des écrits de Jérôme Bastianelli et Diane Meur.
Amoureuses de l’art en général, les trois musiciennes savent, sous l’impulsion de la pianiste Anne-Lise Gastaldi, s’entourer d’autres artistes pour créer des spectacles riches et originaux. Elles ont ainsi, aux côtés de la chanteuse Juliette, assuré la partie instrumentale du livre-disque Marcel Proust – une vie en musiques ; elles sont les musiciennes du spectacle Avant l’heure où les thés d’après-midi finissaient avec notamment Loïc Corbery de la Comédie-Française. Sur des thèmes très variés qui s’étendent du « Salon Belle-Époque à Paris » à l’époque stalinienne en Russie, le Trio George Sand propose des concerts-lecture avec des comédiens et comédiennes célèbres comme Anny Duperey, Marianne Denicourt ou Didier Sandre (de la Comédie-Française).

* Virginie Buscail est violon solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France.
Diana Ligeti, violoncelliste, est professeur au CNSMD de Paris et au CRR de Rueil-Malmaison.
Anne-Lise Gastaldi, pianiste, enseigne au CNSMD de Paris et au CRR de Paris.

Anne-Lise Gastaldi (©Adeline Neveu)

Directrice artistique des Journées Musicales Marcel Proust, lauréate de concours internationaux dont celui de l’ARD de Munich, Anne-Lise Gastaldi est notamment la pianiste du “Trio George Sand”. Son goût pour la littérature l’a amenée à se produire avec Loïc Corbery, Anny Duperey, Marianne Denicourt, Clément Hervieu-Léger, Michaël Lonsdale, Benoît Poelvoorde, Didier Sandre…
Lauréate du réputé programme « Villa Médicis Hors les Murs », elle fut à l’origine du spectacle Escales Romaines, relatant l’histoire du Prix de Rome de composition musicale.
Sa discographie, essentiellement consacrée à la musique de chambre – Fauré, Ravel, Schumann, Stravinsky… – a été récompensée dans Classica, Le Monde de la Musique, Diapason et Télérama. Son dernier disque, consacré à Gustav Mahler, est sorti sous le label Elstir en partenariat avec la Médiathèque Musicale Mahler, la Fondation Mahler, la Fondation Royaumont et France Musique.
Professeur de pédagogie au CNSMD de Paris, où elle est également assistante dans la classe de piano de Florent Boffard, Anne-Lise Gastaldi est aussi professeur de piano au CRR de Paris.
Elle est, avec Valérie Haluk, à l’origine de Piano Project, puis de Univers Parallèles, recueils de pièces pour piano écrites spécifiquement pour les élèves par de grands compositeurs comme Pierre Boulez, Peter Eötvos ou Bruno Mantovani.
Anne-Lise Gastaldi est aussi directrice artistique du Festival ClassicaVal de Val d’Isère et directrice de collection aux Editions Billaudot.

Virginie Buscail

Après ses études musicales (CNSMD de Paris où elle obtient ses premiers prix de violon et musique de chambre et Conservatoire de Genève), Virginie Buscail entre en 1996 à l’orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Marek Janowski, dont elle est actuellement violon solo et où elle a connu le directorat de Myung-Whun Chung et, aujourd’hui, celui de Mikko Franck. Elle y a travaillé sous la direction de grands chefs tels Pierre Boulez, Gustavo Dudamel, Valery Gergiev, Armin Jordan, Esa-Pekka Salonen…

Elle est aussi la violoniste du « Trio George Sand » que l’on retrouve de la Folle Journée de Nantes au Festival international de Saint-Pétersbourg, au Théâtre de la Fenice de Venise ou encore à la Société de Musique Contemporaine du Québec. Elle a créé des œuvres de compositeurs tels que Gérard Pesson, Michael Jarrell ou Mauro Lanza, et a fondé avec Anne-Lise Gastaldi le label Elstir dont la particularité est de confier le livret à des écrivains (Diane Meur et Jérôme Bastianelli pour le disque consacré à Fanny Mendelssohn ; Dominique Fernandez et Paul Perrin pour le disque live du « Trio George Sand », enregistré au Festival de Montpellier ; Evelyne Bloch-Dano pour le dernier disque «Mahler Intime» sorti en mars dernier).

En soliste, on la retrouve aussi bien dans la Chaconne de Bach dans la saison du Musée du Louvre que dans la Sequenza VIII de Berio au Théâtre de la Renaissance à Lyon. Elle se produit dans de nombreux festivals aux côtés d’Augustin Dumay, de Roland Pidoux, d’Anne Queffélec ou, récemment, Boris Berezovsky et Camilla Nylund.

Elle enseigne au CRR de Paris et joue actuellement un violon de Domenico Montagnana de 1729.

Diana Ligeti (©Caroline Doutre)

Diana Ligeti est violoncelliste et pédagogue, avec une riche activité internationale. Elle enseigne et joue dans le monde entier avec des partenaires prestigieux tels que Martha Argerich, Boris Berezovsky, Bruno Giuranna, Christian Ivaldi, Philippe Entremont, Chang-Cook Kim…
Elle est membre des ensembles « Trio George Sand », « Calliopée », et est violoncelle solo de l’Open Chamber Orchestra.
Diana Ligeti a enregistré pour Arion, Polymnies, Leman Classics, Japan Chamber Music Foundation, Alphae, Warner, Elstir… des disques qui ont remporté les éloges de la critique dont un FFFF de « Télérama », un Choc du « Monde de la musique » et un Diamant de « Opéra magazine ».
A la suite de ses études musicales commencées dans sa Roumanie natale, Diana Ligeti poursuit au CNSM de Paris le 3ème cycle (cycle de perfectionnement) dans les classes de Klaus Heitz (violoncelle) et Christian Ivaldi (musique de chambre). Elle suit des nombreuses master-classes de violoncelle et de musique de chambre avec Yo Yo Ma, Janos Starker, Siegfried Palm, Radu Aldulescu, Michel Strauss, Sigmund Nissel… et complète ses études musicales à l’Université de Paris IV (Sorbonne) où elle obtient une Maîtrise de musicologie. Remarquée par Lord Yehudi Menuhin, elle se perfectionne à l’International Menuhin Music Academy de Gstaad en Suisse. Diana Ligeti est titulaire du C.A. de violoncelle et de musique de chambre.
Finaliste du concours de l’ARD de Munich en 1992, avec Anne-Lise Gastaldi en duo, elle gagne la même année le 1er Grand Prix au Concours International de violoncelle de Douai. En 1996, elle remporte avec le « Trio Ligeti » le 1er Prix au Concours International de Musique de Chambre d’Osaka, au Japon.
Diana Ligeti est professeur au CNSMD de Paris, au CRR de Rueil-Malmaison et fait partie de l’équipe pédagogique de l’ECMA (European Chamber Music Academy) et de l’Académie de musique Française de Kyoto. (Japon). Elle enseigne aux Ecoles d’art américaines de Fontainebleau depuis 2004. En mars 2018, Diana Ligeti a été nommée directrice artistique des Ecoles d’art américaines de Fontainebleau, seule femme à diriger cette institution centenaire après Nadia Boulanger.
Passionnée de lutherie contemporaine, Diana Ligeti joue un violoncelle de David Ayache (Montpellier 2001), avec des archets de Pierre Grunberger (Paris 2010) et Emmanuel Begin (Montréal 2017).

Françoise Gnéri (©Jean-Baptiste Millot)

Nommée en 2009 professeur d’alto au CNSMD de Lyon, Françoise Gnéri est une musicienne au parcours éclectique et original, qui se distingue par son engagement passionné dans les projets les plus variés.

Soliste à l’Orchestre de l’Opéra de Paris pendant plusieurs années, elle y rencontre les plus grands chefs (Seiji Ozawa, Georges Prêtre, Myung-Whun Chung…) et y développe un sens du lyrisme et de la dramaturgie qui ne la quitteront plus.

Son activité intense de chambriste et sa profonde connaissance de la musique du XXe siècle lui valent d’être invitée sur les plus importantes scènes françaises (Théâtre du Châtelet, Radio-France, Théâtre des Champs-Elysées, Beaubourg, etc…) et étrangères (Brême, Venise, Lisbonne, Tokyo, New-York…) où elle s’est produite avec des artistes tels que Philip Hirschorn, Christoph Henkel, Roland Pidoux, Jean-Pierre Wallez, Maxim Vengerov, Bruno Pasquier, François Salque, Claire Désert, Olivier Charlier, Marianne Piketty, Ophélie Gaillard.

Elle a enregistré les sonates de Brahms et la Sonate pour violon et piano en la mineur de Schumann, transcrite à l’alto, disque pour lequel elle a récolté les meilleures critiques. Elle a également gravé les 6 Suites de Jean Sébastien Bach chez « Polymnie ».

Régulièrement sollicitée par Jean-François Zygel pour participer à ses Leçons de musique et à son Cabaret classique, elle partage avec lui ce goût de créer un rapport dynamique entre le public et les musiciens, mettant son talent au service de manifestations originales, mélangeant de nouveaux publics, dans des lieux insolites, dans un désir de partage et de communication.

Elle est depuis 2010 directrice artistique de l’académie internationale de musique de Hourtin-Médoc, et suscite la création de plusieurs associations dont le but est de recréer du lien social par la musique, avec des artistes reconnus et de jeunes talents.

Renouer avec une éducation populaire par la musique classique, désacraliser le musicien classique : tel est le projet du Collectif Fractales, ensembles de jeunes artistes issus des grandes écoles européennes, créé en 2015 à son initiative.

Elle joue sur un alto de Raphael et Anton Gagliano de 1856, et sur un Charotte de 1837.

 

 

Dmitri Shostakovich

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