Vendredi 7 août – 20h

Vendredi 07 Août 2020
20h

La Nuit Américaine Amérique du Nord

Jardins du Musée Matisse

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Œuvres de

Gershwin
Bernstein
Cottet
Arlen…

Programme

George Gershwin : Porgy and Bess (transcription de Jascha Heifetz)
Jean-Marc Phillips violon, Marie-Josèphe Jude piano

Leonard Bernstein : Sonate pour clarinette et piano
Pierre Génisson clarinette, Pascal Rogé piano

Jean-Marie Cottet : « Ce que la nuit révèle » (pour piano à 4 mains)
(Création mondiale)
Jean-Marie Cottet & Laurent Cabasso piano

George Gershwin : « Summertime » (extrait de Porgy and Bess)
Elizabeth Vidal soprano, Pascal Rogé piano

Elvis Presley : « Love me tender »
Elizabeth Vidal soprano, Jean-Marie Cottet piano

Harold Arlen : « Over the Rainbow » (extrait du film Le Magicien d’Oz)
Elizabeth Vidal soprano, Pascal Rogé piano

 

 

La musique américaine – la musique nationale américaine – est née avec le XXème siècle.
Souvenons-nous que c’est en 1891, à l’extrême fin du XIXème siècle donc, que Jeannette Thurber sollicita Anton Dvořák pour que celui-ci prenne la direction du tout nouveau « Conservatoire National de Musique » de New-York (qu’elle venait de fonder). 1891… ce n’est pas si vieux (comparé à nos Bach, Haendel, Monteverdi ou Lully, sans même parler de Guillaume de Machaut) !
Dvořák accepta, demeura à New-York durant 3 ans, et eut une manière de prémonition lorsqu’il déclara que la (future) musique nationale américaine ne pourrait se développer qu’à partir des musiques traditionnelles et populaires (celle des communautés indiennes, et celle des travailleurs noirs). Dvořák, lui-même issu de la musique traditionnelle tchèque, savait de quoi il parlait… et il ne s’était pas trompé. Sa 9ème et dernière symphonie, composée sur le sol américain, porte le sous-titre de « Nouveau Monde ». Et c’est bien un nouveau monde qui se promettait de naître.
Avant l’arrivée de Gershwin, on trouve très peu de choses (en tout cas, aucune musique dite savante : aucune symphonie, aucun concerto, aucun opéra, aucun opus de musique de chambre). Seul Scott Joplin – un compositeur noir – avait formalisé le Ragtime ; seuls Irving Berlin et Jerome Kern avaient su donner à Broadway des comédies musicales déjà typiquement américaines (jusqu’à l’apparition de leurs œuvres, on jouait alors des opérettes européennes, celles de Franz Lehár en particulier). Et souvenons-nous enfin que le fameux concert de février 1924, organisé par Paul Witheman à l’Aeolian Hall de New-York, et qui vit la création de la désormais célèbre Rhapsody in blue, n’était destiné qu’à susciter l’émergence d’une musique nationale encore à venir… Ce concert affichait d’ailleurs un slogan particulièrement révélateur : « An Experiment in Modern Music ». Tout est dit.
En 1935, année de la création de Porgy and Bess, l’Amérique a déjà sa musique – sa propre musique. Gershwin a déjà offert au monde sa Rhapsody in blue (1924), son American in Paris (1928), un concerto en Fa majeur pour piano et orchestre (1925)… mais tout commence à peine. Ainsi, Porgy and Bess est bien le tout premier opéra né sur le sol américain, créé en septembre 1935 à Boston. C’est aussi le 1er opéra noir, c’est-à-dire exclusivement interprété par des chanteurs noirs (puisque l’action se déroule au sein d’une communauté afro-américaine, en Caroline du Sud, au milieu des années 20). En 1935, fallait oser !…
Cela dit, si Porqy affiche un langage incontestablement novateur, comme une synthèse entre les techniques orchestrales européennes, le jazz américain et la musique populaire, sa structure reste traditionnelle : Gershwin connaissait (et admirait) la Carmen de Bizet, il connaissait aussi les travaux de Janáček (dont l’opéra Jenůfa a pu servir de modèle). Mais Gershwin plonge aussi dans les racines de son pays, l’Amérique, ou plutôt une certaine Amérique. L’esthétique jazz, qui parcourt Porgy, était certes un genre relativement nouveau pour l’époque, mais ce genre trouvait sa source dans le Ragtime déjà bien installé et les chants des ouvriers noirs qui travaillaient – durant le XIXème siècle – au service des propriétaires des champs de coton.
Le succès de Porgy and Bess, et des différents airs qui le nourrissent (dont le fameux Summertime que Clara chante à son bébé), a suscité un nombre incroyable d’arrangements et de transcriptions – dont celle pour violon et piano de Jascha Heifetz que nous entendons ce soir.

Gershwin ouvrit la porte à beaucoup de monde, et – à sa suite – les compositeurs américains n’ont cessé de fleurir : Aaron Copland bien-sûr, mais aussi George Antheil, William Grant Still, Walter Piston, puis les minimalistes Steve Reich et Philip Glass… sans oublier bien-sûr Leonard Bernstein !
Bernstein fut l’immense chef d’orchestre que l’on sait (il fut aussi le premier chef américain à se voir nommé à la tête d’une phalange américaine, l’Orchestre Philharmonique de New-York), mais il demeure aussi un compositeur important. Et prolixe ! Son West Side Story, si populaire dès sa création et le film qui s’en suivit, cache en réalité un catalogue extrêmement riche, comptant 3 symphonies, des œuvres chorales (Chichester Psalms, Songfest), un opéra absolument sublime qu’il faut connaître et qui flirte volontiers avec la Nouvelle Ecole de Vienne (A Quiet Place, que Bernstein a si merveilleusement enregistré pour DG), des comédies musicales (moins connues que West Side Story mais tout aussi intéressantes : On the Town, Candide, Touble in Tahiti), et quelques partitions de musique de chambre dont la ravissante Sonate pour clarinette et piano que Pierre Génisson et Pascal Rogé nous offrent ici.
C’est une œuvre de jeunesse, écrite en 1942. C’est même la toute première œuvre de Bernstein qui connût les honneurs d’une publication. A cette époque, West Side Story n’existait pas, ni Trouble in Tahiti, ni Fancy Free, ni le kaléidoscopique Mass… et pourtant, tout Bernstein est déjà là, dans son langage harmonique si caractéristique et sa fascination pour la prédominance rythmique.

Comme toute contrée, la jeune Amérique du Nord accorde une attention particulière à la voix. Impossible de s’intéresser à la musique de ce pays sans évoquer le nom de Elvis Presley, le « King » de la Pop-Music. Sans doute faudrait-il aussi évoquer le nom de Michael Jackson, et imaginer Elizabeth Vidal poser sa voix sur I just can’t stop loving you ou le fédérateur Heal the world… Ce soir, c’est avec Love me tender qu’elle rendra hommage à ce type de répertoire. Nous aurons aussi le célébrissime Summertime (extrait du Porgy and Bess dont nous avons déjà parlé), puis enfin l’une des chansons phares de l’univers cinématographique américain : Over the Rainbow, chanté par la toute jeune (16 ans !) Judy Garland dans le « Magicien d’Oz ». Cette chanson a marqué, non seulement l’Amérique tout entière, mais également son interprète. Judy Garland elle-même écrivait : « Over the Rainbow fait partie de ma vie. Cette chanson symbolise les rêves et les espoirs des gens, et voilà pourquoi certains ont les larmes aux yeux en l’entendant. Je l’ai chantée des milliers de fois et c’est toujours la chanson la plus chère à mon cœur ».

Enfin, un événement pas si courant : nous aurons, au cours de ce concert, une création mondiale. En effet, Jean-Marie Cottet vient nous présenter sa toute nouvelle œuvre, Ce que la nuit révèle, œuvre qui sera jouée ce soir pour la 1ère fois en public.
Et le mieux, pour présenter cette œuvre, est de laisser parler le compositeur :
“La nuit noire est peuplée de rêves hauts en couleur ; l’inconscient est maître du jeu, orchestrant des scénarios oniriques abrupts, idylliques ou inquiétants.
Les événements bien ordonnés du jour prennent une tournure angoissante ou loufoque.
Le piano, lui aussi, a perdu sa neutralité de la journée : il est maintenant hanté de cloches fêlées, dans le registre grave.
Une radio, vaine compagne de solitude, débite une valse qui se retrouve vite détraquée.
Une danse frénétique envahit l’espace, puis implose sous l’effet d’un mal mystérieux.
L’aube apaisante viendra-t-elle ?
Dans l’attente, les éléments thématiques défilent en cortège fantomatique.”
Jean-Noël Ferrel

La musique américaine – la musique nationale américaine – est née avec le XXème siècle.
Souvenons-nous que c’est en 1891, à l’extrême fin du XIXème siècle donc, que Jeannette Thurber sollicita Anton Dvořák pour que celui-ci prenne la direction du tout nouveau « Conservatoire National de Musique » de New-York (qu’elle venait de fonder). 1891… ce n’est pas si vieux (comparé à nos Bach, Haendel, Monteverdi ou Lully, sans même parler de Guillaume de Machaut) !
Dvořák accepta, demeura à New-York durant 3 ans, et eut une manière de prémonition lorsqu’il déclara que la (future) musique nationale américaine ne pourrait se développer qu’à partir des musiques traditionnelles et populaires (celle des communautés indiennes, et celle des travailleurs noirs). Dvořák, lui-même issu de la musique traditionnelle tchèque, savait de quoi il parlait… et il ne s’était pas trompé. Sa 9ème et dernière symphonie, composée sur le sol américain, porte le sous-titre de « Nouveau Monde ». Et c’est bien un nouveau monde qui se promettait de naître.
Avant l’arrivée de Gershwin, on trouve très peu de choses (en tout cas, aucune musique dite savante : aucune symphonie, aucun concerto, aucun opéra, aucun opus de musique de chambre). Seul Scott Joplin – un compositeur noir – avait formalisé le Ragtime ; seuls Irving Berlin et Jerome Kern avaient su donner à Broadway des comédies musicales déjà typiquement américaines (jusqu’à l’apparition de leurs œuvres, on jouait alors des opérettes européennes, celles de Franz Lehár en particulier). Et souvenons-nous enfin que le fameux concert de février 1924, organisé par Paul Witheman à l’Aeolian Hall de New-York, et qui vit la création de la désormais célèbre Rhapsody in blue, n’était destiné qu’à susciter l’émergence d’une musique nationale encore à venir… Ce concert affichait d’ailleurs un slogan particulièrement révélateur : « An Experiment in Modern Music ». Tout est dit.
En 1935, année de la création de Porgy and Bess, l’Amérique a déjà sa musique – sa propre musique. Gershwin a déjà offert au monde sa Rhapsody in blue (1924), son American in Paris (1928), un concerto en Fa majeur pour piano et orchestre (1925)… mais tout commence à peine. Ainsi, Porgy and Bess est bien le tout premier opéra né sur le sol américain, créé en septembre 1935 à Boston. C’est aussi le 1er opéra noir, c’est-à-dire exclusivement interprété par des chanteurs noirs (puisque l’action se déroule au sein d’une communauté afro-américaine, en Caroline du Sud, au milieu des années 20). En 1935, fallait oser !…
Cela dit, si Porqy affiche un langage incontestablement novateur, comme une synthèse entre les techniques orchestrales européennes, le jazz américain et la musique populaire, sa structure reste traditionnelle : Gershwin connaissait (et admirait) la Carmen de Bizet, il connaissait aussi les travaux de Janáček (dont l’opéra Jenůfa a pu servir de modèle). Mais Gershwin plonge aussi dans les racines de son pays, l’Amérique, ou plutôt une certaine Amérique. L’esthétique jazz, qui parcourt Porgy, était certes un genre relativement nouveau pour l’époque, mais ce genre trouvait sa source dans le Ragtime déjà bien installé et les chants des ouvriers noirs qui travaillaient – durant le XIXème siècle – au service des propriétaires des champs de coton.
Le succès de Porgy and Bess, et des différents airs qui le nourrissent (dont le fameux Summertime que Clara chante à son bébé), a suscité un nombre incroyable d’arrangements et de transcriptions – dont celle pour violon et piano de Jascha Heifetz que nous entendons ce soir.

Gershwin ouvrit la porte à beaucoup de monde, et – à sa suite – les compositeurs américains n’ont cessé de fleurir : Aaron Copland bien-sûr, mais aussi George Antheil, William Grant Still, Walter Piston, puis les minimalistes Steve Reich et Philip Glass… sans oublier bien-sûr Leonard Bernstein !
Bernstein fut l’immense chef d’orchestre que l’on sait (il fut aussi le premier chef américain à se voir nommé à la tête d’une phalange américaine, l’Orchestre Philharmonique de New-York), mais il demeure aussi un compositeur important. Et prolixe ! Son West Side Story, si populaire dès sa création et le film qui s’en suivit, cache en réalité un catalogue extrêmement riche, comptant 3 symphonies, des œuvres chorales (Chichester Psalms, Songfest), un opéra absolument sublime qu’il faut connaître et qui flirte volontiers avec la Nouvelle Ecole de Vienne (A Quiet Place, que Bernstein a si merveilleusement enregistré pour DG), des comédies musicales (moins connues que West Side Story mais tout aussi intéressantes : On the Town, Candide, Touble in Tahiti), et quelques partitions de musique de chambre dont la ravissante Sonate pour clarinette et piano que Pierre Génisson et Pascal Rogé nous offrent ici.
C’est une œuvre de jeunesse, écrite en 1942. C’est même la toute première œuvre de Bernstein qui connût les honneurs d’une publication. A cette époque, West Side Story n’existait pas, ni Trouble in Tahiti, ni Fancy Free, ni le kaléidoscopique Mass… et pourtant, tout Bernstein est déjà là, dans son langage harmonique si caractéristique et sa fascination pour la prédominance rythmique.

Comme toute contrée, la jeune Amérique du Nord accorde une attention particulière à la voix. Impossible de s’intéresser à la musique de ce pays sans évoquer le nom de Elvis Presley, le « King » de la Pop-Music. Sans doute faudrait-il aussi évoquer le nom de Michael Jackson, et imaginer Elizabeth Vidal poser sa voix sur I just can’t stop loving you ou le fédérateur Heal the world… Ce soir, c’est avec Love me tender qu’elle rendra hommage à ce type de répertoire. Nous aurons aussi le célébrissime Summertime (extrait du Porgy and Bess dont nous avons déjà parlé), puis enfin l’une des chansons phares de l’univers cinématographique américain : Over the Rainbow, chanté par la toute jeune (16 ans !) Judy Garland dans le « Magicien d’Oz ». Cette chanson a marqué, non seulement l’Amérique tout entière, mais également son interprète. Judy Garland elle-même écrivait : « Over the Rainbow fait partie de ma vie. Cette chanson symbolise les rêves et les espoirs des gens, et voilà pourquoi certains ont les larmes aux yeux en l’entendant. Je l’ai chantée des milliers de fois et c’est toujours la chanson la plus chère à mon cœur ».

Enfin, un événement pas si courant : nous aurons, au cours de ce concert, une création mondiale. En effet, Jean-Marie Cottet vient nous présenter sa toute nouvelle œuvre, Ce que la nuit révèle, œuvre qui sera jouée ce soir pour la 1ère fois en public.
Et le mieux, pour présenter cette œuvre, est de laisser parler le compositeur :
“La nuit noire est peuplée de rêves hauts en couleur ; l’inconscient est maître du jeu, orchestrant des scénarios oniriques abrupts, idylliques ou inquiétants.
Les événements bien ordonnés du jour prennent une tournure angoissante ou loufoque.
Le piano, lui aussi, a perdu sa neutralité de la journée : il est maintenant hanté de cloches fêlées, dans le registre grave.
Une radio, vaine compagne de solitude, débite une valse qui se retrouve vite détraquée.
Une danse frénétique envahit l’espace, puis implose sous l’effet d’un mal mystérieux.
L’aube apaisante viendra-t-elle ?
Dans l’attente, les éléments thématiques défilent en cortège fantomatique.”
Jean-Noël Ferrel

George Gershwin

Judy Garland (« Over the Rainbow »)

BIOGRAPHIES

Jean-Marc Phillips

« La présence du violoniste Jean-Marc Phillips dans le Trio Wanderer constitue un atout inappréciable. Il possède le charme d’une sonorité chaude et charnue, la désinvolture que procure une totale maîtrise technique en même temps que le sens du dialogue. » (Le Figaro – Paris)
Jean-Marc Phillips-Varjabédian a commencé ses études de violon à l’âge de 5 ans. Il obtient un 1er Prix de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1984 et l’année suivante un 1er Prix de violon.
Il suit deux cycles de perfectionnement dans les classes de Gérard Poulet et de Jean-Claude Bernède.
Jean-Marc Phillips-Varjabédian étudie ensuite à Crémone en Italie sous la direction de Salvatore Accardo, puis à la Julliard School of Music de New-York avec Dorothy Delay durant un an. Il a remporté de nombreux prix dans les concours internationaux de violon Carl Flesch, Zino Francescatti, Lipizer, Palm Beach.
Parallèlement à sa carrière avec le Trio Wanderer, Jean-Marc Phillips-Varjabédian se produit en tant que soliste avec de nombreux orchestres tels l’orchestre de Lille, d’Avignon, de Bretagne, de Caen, de Poitou-Charentes, de Cannes et l’Orchestre des Siècles. Il joue régulièrement en duo avec la pianiste Marie-Josèphe Jude. Avec l’accordéoniste Richard Galliano, il a fondé un septuor autour d’un programme Piazzolla qui s’est produit à travers le monde.
Jean-Marc Phillips-Varjabédian est professeur au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Avec ses collègues du Trio Wanderer, Jean-Marc Phillips-Varjabédian a ouvert une classe de trio avec piano au CRR de Paris pour la préparation de concerts et des concours internationaux.

Né en 1986, Pierre Génisson est l’un des meilleurs représentants de sa génération de l’école des vents français.
Lauréat du Prestigieux Concours International Carl Nielsen, il remporte le 1er Prix et le Prix du public du Concours International Jacques Lancelot de Tokyo. Il enregistre ensuite son premier disque, Made in France, avec le pianiste David Bismuth chez le label Aparté. Salué par la presse, le CD a reçu notamment un « Diapason d’Or » et les 4 « ffff » du magazine Télérama.
Pierre Génisson a fait ses études musicales à Marseille, sa ville natale, avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de clarinette de Michel Arrignon et dans celles de Claire Désert, Amy Flammer et Jean Sulem pour la musique de chambre. Il obtient les 1er Prix à l’unanimité de clarinette et de musique de chambre, et part ensuite se perfectionner à l’University of Southern California de Los Angeles auprès du célèbre professeur Yehuda Gilad où il obtient son Artist Diploma.
À 21 ans, Pierre Génisson est nommé clarinette solo de l’Orchestre Symphonique de Bretagne dirigé par Olari Elts. Avec l’OSB, il participe à de nombreux festivals et à de nombreux enregistrements. Il quitte la formation en 2013 afin avec de se consacrer pleinement à sa carrière de soliste. Parallèlement, Pierre Génisson fait ses débuts sur la scène de la Philharmonie de Berlin dans la Rhapsodie de Debussy et le Double concerto de Bruch. Il est depuis régulièrement invité en tant que soliste par de grands orchestres européens et internationaux (Deutsches Symphonie Orchester-Berlin, le Tokyo Philharmonic Orchestra, Odense Symphony Orchestra, Trondheim Symphony Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bretagne, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège…) dirigés notamment par les chefs Emmanuel Krivine, Olari Elts, Krystof Urbansky, Darell Ang, Sacha Goetzel, Krysztof Penderecki, Charles Dutoit, Lionel Bringuier, Yannick Nézet-Seguin… Pierre Génisson est par ailleurs invité en soliste dans des salles prestigieuses telles que le Suntory Hall de Tokyo, l’Auditorium de Radio-France, l’Odense Konzerthus, la Philharmonie et la Cité de la musique de Paris, la Salle Gaveau, le Art Center de Yokosuka.
Passionné de musique de chambre, Pierre Génisson multiplie les rencontres musicales et joue régulièrement dans des festivals avec des partenaires ou des ensembles tels que Thierry Escaich, Marielle Nordmann, Camille Thomas, Geneviève Laurenceau, David Bismuth, François Chaplin, Nicolas Dautricourt, François Dumont, Karine Deshayes, Delphine Haidan, les quatuors Ebène, Modigliani, Hermès, Hanson, Voce… ou encore le Trio Elégiaque.
Pierre Génisson se partage depuis plusieurs années entre la France et les États-Unis, et est régulièrement invité à donner des master-classes en Asie.
Avec le BBC Orchestra, Pierre Génisson a enregistré un programme complet, Tribute to Benny Goodman, dédié au clarinettiste classique et jazz Benny Goodman ; le CD rassemble des œuvres de Copland, Bernstein, Stravinsky et des pièces de Goodman. Pierre Génisson est dédicataire du Concerto pour clarinette du compositeur Eric Tanguy, œuvre créée fin 2017 avec l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège.
Pierre Génisson est lauréat de la Bourse Jeunes Talents de Musique et Vin au Clos Vougeot, de la Fondation Banque Populaire et du Prix Cino del Duca de l’Académie des Beaux-Arts. Il est un représentant actif de la marque Buffet Crampon et joue des clarinettes « Tradition ».

Pierre Génisson (©Denis Gliksman for Buffet-Crampon)

Elizabeth Vidal 

« La luminosité du timbre et une étourdissante capacité virtuose » … termes élogieux qui font qu’elle se produit, très tôt, auprès de chefs de renommée internationale tels que John Eliot Gardiner, Horst Stein, Richard Bonynge, Semyon Bychkov, Manuel Rosenthal ou Jeffrey Tate. Incontournable dans le répertoire de soprano léger à colorature, les scènes étrangères se l’arrachent.
L’amateur attentif a pu l’entendre dans les rôles les plus périlleux (Reine de la nuit, Zerbinette dans la version originale, Olympia des Contes d’Hoffmann) mais aussi dans des rôles plus lyriques tels que Gilda de Rigoletto, Juliette du Roméo de Gounod ou Manon de Massenet ; et en récital sur les plus grandes scènes (La Monnaie de Bruxelles, le Fenice de Venise, le Reggio di Torino, les Arènes de Vérone, l’Opéra de Rome, le Konzerthaus de Vienne, le Royal Albert Hall ou encore le Lincoln Center de New York…).
Artiste atypique, toujours à la recherche de répertoire oublié, Elizabeth Vidal collabore depuis une dizaine d’années avec la maison anglaise Opera Rara pour laquelle elle a enregistré un grand nombre d’œuvres en première mondiale, toutes saluées par la presse internationale. Sa Reine de la Nuit, accompagnée par le London Philharmonic Orchestra et dirigée par Sir Charles Mackerras, vient d’être choisie pour illustrer la carte de vœux virtuelle de l’English National Oper.

Master Classe Spéciale Jeunes Voix (12-18ans)
Dans la dynamique de l’émission télévisée « PRODIGES », Elizabeth Vidal (choisie par France 2 comme jurée du chant) et André Cognet, tous deux chanteurs internationaux engagés à la sortie de l’adolescence à l’Ecole de chant de l’Opéra de Paris (donc « Prodiges » eux-mêmes!), ont décidé d’ouvrir leur Master Classe à ceux qui sont au tout début de leur vie de chanteurs.
Maîtrise du souffle, libération laryngée, diction, mais aussi initiation au monde de l’opéra sont autant d’acquis indispensables à tous ceux qui souhaitent chanter et conserver leur voix en pleine possession de ses qualités.

Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est au Conservatoire de Nice que Marie-Josèphe JUDE commence ses études musicales. Elle y reçoit une double formation, poursuivant parallèlement un cursus en piano et en harpe. Artiste précoce, et encouragée par Gyorgy Cziffra, elle entre dès l’âge de 13 ans au CNSMD de Lyon en harpe (classe d’Elisabeth Fontan-Binoche) et au CNSMD de Paris en piano dans la classe d’Aldo Ciccolini.
Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, ainsi que la licence de concert de harpe à l’Ecole Normale de Musique de Paris, c’est à Londres qu’elle se rend pour se perfectionner auprès de Maria Curcio-Diamand, grande pédagogue et disciple d’Arthur Schnabel. Elle décide alors de se consacrer exclusivement au piano : elle sera Lauréate du Concours International Clara Haskil de Vevey en 1989 et « Victoire de la Musique » en 1995.
Sa carrière de soliste la mène dès lors dans les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno. Elle a collaboré avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lyon, Les Siècles, l’Orchestre Symphonique de Tours, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, le BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le Brussels Philharmonic Orchestra, le MDR Orchestra à Leipzig, et joué sous la direction de J. Märkl, Frans Brüggen, Charles Dutoit, Emmanuel Krivine, F-X. Roth, Jean-Yves Ossonce, J. Axelrod, Arturo Tamayo ou encore Klaus Weise. Chambriste confirmée, elle a formé durant de nombreuses années un duo avec Laurent Korcia, et retrouve régulièrement Henri Demarquette, Xavier Phillips, Jean-Marc Phillips, Marc Coppey, Philippe Graffin, Gary Hoffmann, Stéphanie-Marie Degand, Mireille Delunsch… Elle a également parcouru une très grande partie du répertoire à 2 pianos et 4 mains, en compagnie de Jean-François Heisser, Claire Désert et Michel Béroff.
Enfin, elle a participé à de nombreux spectacles de ballets, partageant la scène avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du Ballet de Bordeaux.
Son répertoire de prédilection se reflète dans son importante discographie : l’intégrale de l’œuvre pour piano de BRAHMS (dont le dernier volume est prévu pour 2019), Clara SCHUMANN, MENDELSSOHN, BEETHOVEN, CHOPIN, mais aussi Henri DUTILLEUX, Maurice OHANA (qui en avait fait une de ses interprètes favoris), BERG, JOLIVET. Après un disque consacré à LISZT, en duo avec Michel Béroff (Lyrinx), un enregistrement de la Symphonie Fantastique à deux pianos avec Jean-François Heisser vient de paraître chez Harmonia Mundi.
Marie-Josèphe JUDE consacre aussi une grande partie de son activité à l’enseignement : après avoir été professeur au CNSMD de LYON durant 4 ans, elle enseigne depuis 2016 au CNSMD de PARIS.
Elle est nommée Présidente et Directrice artistique de l’Académie Internationale d’été de Nice en octobre 2017

Marie-Josèphe Jude

Jean-Marie Cottet

Après ses études au CNR de Lyon et au Conservatoire de Genève, Jean-Marie Cottet obtient cinq 1er Prix au CNSM de Paris : piano, musique de chambre, harmonie, contrepoint et accompagnement au piano.
En cycle de perfectionnement avec Jacques Rouvier pour le piano, et Jean Hubeau pour la musique de chambre, il complète son palmarès par une série de récompenses dans plusieurs concours internationaux : « Casadesus » (Cleveland, 1985), « Dino Ciani » (Milano, 1986), « Clara Haskil » (Vevey, 1987).
Il se perfectionne alors avec Maria Curcio, Menahem Pressler, Nikita Magaloff…
Depuis, ses concerts le conduisent sur plusieurs continents : Europe, Asie, Amérique ainsi qu’au Moyen Orient.
Jean-Marie Cottet joue tant en solo ou avec orchestre qu’en musique de chambre qu’il pratique dans les formations les plus variées ; il joue avec Emma Johnson, Gérard Poulet, Yvan Chifolleau, Jacques Rouvier, Claude Lefebvre… et fonde le duo Chin-Cottet (2 pianos). Il enregistre régulièrement pour radios, télévisions et sur CD (REM, Una Corda, MFA).
Compositeur (prix « Marcel Joste » à 18 ans) et directeur de collection aux éditions Combre, sa fréquentation naturelle de la musique de notre temps se traduit en outre par son activité de soliste permanent de « l’Ensemble Court-Circuit ».
Jean-Marie Cottet a écrit les parties de piano des 36 Études transcendantes de Théo Charlier, pour trompette (Éditions Carl Fischer, New York).

Laurent Cabasso (© Damien Boisson-Berçu)

« Cabasso marche sur les pas de Kempff, Haskil, Nat, Schnabel, avec un instinct poétique, une liberté d’allure qui distinguent cet artiste dans une génération riche en talents de premier plan.
Alain Lompech (Le Monde)
La démarche artistique de Laurent Cabasso, privilégie une grande liberté d’expression mais aussi un profond respect du style et de l’esprit des oeuvres, donnant à son jeu la dimension sincère et authentique qui le caractérise.
Premier Prix de Piano et de Musique de Chambre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à l’âge de 18 ans, il fut l’élève d’Yvonne Loriod, Jean Hubeau, Ventsislav Yankoff et Christian Ivaldi. Dans le cadre du cycle de perfectionnement, il a également suivi les cours de Nikita Magaloff, György Se¬bok, György Sandor et Norbert Braïnin. Il se perfectionne ensuite auprès de la grande pédagogue et disciple d’Arthur Schnabel, Maria Curcio-Diamand.
Lauréat de grands concours internationaux (Prix Géza Anda de Zürich en 1982, Tokyo en 1983, finaliste du concours Clara Haskil à Vevey en 1987) il entame alors une importante carrière musicale. Laurent Cabasso est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Il donne régulièrement des master-classes en France et à l’étranger.
Laurent Cabasso donne des récitals et concerts dans les grandes salles européennes (Théâtre des Champs-Élysées, salle Pleyel, Tonhalle, Concertgebouw d’Amsterdam, Victoria Hall, Festspielhaus de Salzburg…) et dans des festivals prestigieux tels la Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Besançon, Montpellier, en Amérique et en Asie… Il a été désigné par le Festival Chopin à Paris comme l’un des dix pianistes « parrains » de l’inté¬grale Chopin qui fut donnée à l’occasion du bi-centenaire du compositeur en 2010.
Sous la direction de chefs tels que Ch. Dutoit, F. Leitner, A. Jordan, T. Varga, S. Baudo, E. Krivine, M. Plasson, J.C. Casadesus, il se produit en soliste avec des orchestres comme l’Orchestre National de France, l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre de Monte-Carlo, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Lille.
Son dernier enregistrement consacré aux Variations Diabelli de Beethoven et à la Wanderer-Fantaisie de Schubert, paru en 2011 chez Naïve, est salué unanimement par la presse. Ses Variations Diabelli sont élues meilleure version lors d’une écoute à l’aveugle en juin 2015. Le disque est sélection¬né par France Musique, Classica et par Télérama (ffff) où Gilles Macassar écrit :
« Son enregistrement s’impose d’emblée avec une évidence si forte, une telle impression de « c’est ça », qu’on est certain de détenir une interprétation qui fera date. Une version de référence ?
Mieux : un engagement souverainement personnel, à la fois pleinement libre et scrupuleusement exact ! »
Artiste engagé, Laurent Cabasso s’attache aussi à faire découvrir la musique à ceux qui n’y ont pas un accès immédiat et n’hésite pas à mettre son talent au service de causes humanitaires.

Issu d’une famille de musiciens depuis plusieurs générations, Pascal Rogé a été immergé très tôt dans l’univers musical. Enfant prodige, il s’est produit pour la première fois en public à l’âge de neuf ans, puis après avoir poursuivi de brillantes études au conservatoire de Paris, il a remporté plusieurs grands prix internationaux, au premier rang desquels la récompense suprême du Concours Marguerite Long-Jacques Thibaud.
Mentionnons également l’influence décisive qu’exerça sur son développement artistique et humain le grand pianiste Julius Katchen et la légendaire Nadia Boulanger.
De sa famille, Pascal Rogé a notamment obtenu en héritage l’amour de la musique française qu’il s’est employé à faire rayonner, durant toute sa carrière à travers le monde grâce aussi bien à ses enregistrements discographiques qu’à ses tournées de concerts.
Dans son importante discographie chez Decca, on trouve les noms de tous les grands compositeurs français : à côté de son exploration des œuvres de Fauré, Debussy ou Satie, il a signé deux intégrales qui se sont vues primées par la critique, celles des Concertos pour piano de Saint-Saëns et de Ravel sous la direction de Charles Dutoit, tandis qu’un de ses disques Poulenc a été récompensé en 1998 par le Gramophone Award du disque de l’année. L’année précédente, l’artiste s’était vu décerné un premier Gramophone Award dans la catégorie « Musique de chambre ».
Chaque saison, il consacre à la musique française plus de cinquante concerts tant en Europe (Allemagne, Autriche, Suisse, Angleterre, Finlande) qu’aux Etats-Unis (notamment au Carnegie Hall), en Nouvelle-Zélande ou en Asie et particulièrement au Japon où il enseigne et joue régulièrement. « Rogé Edition » , distribué par Onyx, est désormais sa propre production d’enregistrement et une dizaine de Cds ont déjà été réalisés sous ce label, dont l’intégrale de l’œuvre pour piano de Claude Debussy.
L’enseignement a également une place importante dans son activité, Professeur adjoint à l’Académie Royale de Musique à Londres, il donne régulièrement des Masterclasses aux USA, en France et en Corée.
Pascal Rogé vient de faire paraître un CD consacré aux Nocturnes de Chopin et de Fauré.

Pascal Rogé

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