Samedi 1er août – 21h30

Samedi 1er Août 2020 – 21h30

Contes & Légendes en musique
Bêtes et Animaux

Jardins du Musée Matisse
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Œuvres de Ravel, Bartók, Gershwin, Saint-Saëns

Programme

Maurice Ravel : Ma Mère l’Oye (pour piano à 4 mains)
Anne-Lise Gastaldi & Florent Boffard piano

Béla Bartók : Duos pour 2 violons
Agnès Sulem & Philippe Graffin violon

George Gershwin : Préludes (pour clarinette et piano)
Patrick Messina clarinette, Claire Désert piano

Camille Saint-Saëns : Le Carnaval des Animaux
Natacha Régnier conteuse
Yuan Yu flûte, Patrick Messina clarinette, Philippe Graffin & Agnès Sulem violon
Patrick Lemonnier alto, Stéphanie Huang violoncelle, Camille Laurent contrebasse , Claire Désert & Florent Boffard piano, Olivia Martin & Charles Heisser percussions

Le monde de l’enfance et des contes a toujours été le jardin secret (et… féérique !) de Ravel. Il n’est qu’à visiter sa dernière demeure, à Montfort-L’Amaury, pour découvrir l’incroyable collection de petits objets ou jouets mécaniques qui fascinaient tant le compositeur. Son mini-opéra, le sublime Enfant et les Sortilèges, est un enchantement de rêve éveillé où s’animent arbres, fauteuil et théière, rideaux imprimés ou horloge comtoise. Ma mère l’Oye, écrit en 1908, alors que Ravel se reposait à Valvins chez ses amis Godebski, s’inscrit dans ce monde de l’enfance. 5 pièces composent cette charmante Suite : Pavane de la Belle au Bois dormant – Petit Poucet – Laideronnette, Impératrice des Pagodes – Les entretiens de la Belle et de la Bête – Le Jardin féérique.
C’est tout l’art de Ravel qui se retrouve ici déployé : l’âme enfantine, la délicatesse du trait, la transparence de la parure instrumentale, la ciselure de l’écriture. Quelques années plus tard, Ravel orchestrera cette Suite, conservant le même esprit d’innocent et tendre émerveillement, de délicate et transparente parure, pour répondre à la demande d’un spectacle chorégraphique : la Suite orchestrale, elle, sera créée en janvier 1912.

Les 44 Duos pour 2 violons de Bartók, répartis en 4 livres, ne sont pas très éloignés du cycle pianistique des Mikrokosmos : l’un et l’autre s’appuient sur une volonté didactique. Dans le cas de ces duos, c’est Erich Doflein (professeur de violon à Fribourg) qui demanda à Bartók de venir ainsi illustrer une méthode de violon qu’il était en train d’écrire. Naturellement, la difficulté d’exécution de ces duos va croissant, au fur et à mesure de ces 4 livres. Et naturellement, l’aspect didactique se double d’une incontestable pensée musicale, faisant appel à des sources folkloriques multiples (hongroises, slovaques, roumaines, serbes…). Quelques extraits de ces 4 livres nous sont offerts ce soir par Agnès Sulem et Philippe Graffin.

Puis, nous partons en Amérique avec George Gershwin – pianiste ébouriffant – dont le talent fascinait Fred Astaire et sa sœur Adèle (alors artistes de comédies musicales à Broadway). Adèle quittera le métier pour se marier, Fred fera du cinéma, mais tous deux garderont pour George Gershwin une amitié qui ne s’est jamais démentie (jusqu’aux derniers instants qui ont précédé la mort prématurée de George, lequel composait encore diverses musiques pour un film dont Fred Astaire était la vedette). Pianiste éblouissant donc, Gershwin avait commencé sa carrière comme « Song-Plugger » (pianiste démonstrateur) chez un éditeur de musique : c’est même là que Fred et George se sont rencontrés. Et c’est assez dire que le piano représentait pour Gershwin l’inouïe possibilité de réaliser toutes les audaces musicales. Les Préludes que nous entendons ce soir ont été conçus pour piano solo, comme des confidences intimes et privées, et ont donné lieu à de multiples adaptations (dont celle pour clarinette et piano).

Pour conclure cette soirée, retour en France avec Natacha Régnier, et avec une œuvre atypique… mondialement connue aujourd’hui mais que Saint-Saëns tenait bien cachée !!! En effet, comment Saint-Saëns aurait-il pu laisser jouer en public ce Carnaval des Animaux qui venait tant troubler son image de ‘’musicien sérieux’’ ? Donc, ce Carnaval – interdit de représentation publique – n’était destiné qu’à des soirées privées où le rire entre amis avertis ne portait pas à conséquence… Le rire, mais aussi la dérision : essayez de vous remémorer le très célèbre ‘’Can-Can’’ que Jacques Offenbach avait écrit pour son Orphée aux Enfers. Chantez-le pour vous-même à tempo normal, puis trois fois plus lentement, puis écoutez le 4ème numéro de ce Carnaval (Tortues)… Vous aurez une savoureuse surprise… et il y en a d’autres !
Jean-Noël Ferrel

BIOGRAPHIES

Actrice originaire de Bruxelles, Natacha Régnier fait partie de ces artistes du Septième Art à connaître une ascension rapide vers le succès. Il ne lui aura pas fallu plus de 3 ans pour connaître la consécration avec « La vie rêvée des anges » (prix d’interprétation au Festival de Cannes 1998, meilleure comédienne aux European Awards 1998 et César du meilleur espoir féminin en 1999).
L’année précédente, elle décrochait le prix Jean Carmet pour « Encore » de Pascal Bonitzer.
Elle enchaîne alors les tournages à l’occasion desquels elle soutient souvent des premiers rôles. Natacha Régnier alterne premiers films et œuvres de réalisateurs confirmés. Affichant une prédilection pour les univers très personnels, comme ceux de Luc Bondy, Eugene Green ou encore Jane Birkin, elle collabore également avec Chantal Akerman, Lucas Belvaux. Emmanuel Bourdieu. Elle joue également sous la direction de Costa Gavras, François Ozon, Anne Fontaine, et dernièrement avec François Troukens et Jean-François Hensgens, Nicolas Bary et Sauel Tilman.
Au théâtre, « Vivre dans le feu » est l’occasion d’un premier grand rôle au théâtre en France. Suivront « Haïm – à la lumière d’un violon » mis en scène par Gérald Garutti et « La double mort de l’horloger » par Engel au Théâtre National de Chaillot.
Côté musique, Natacha Regnier a chanté « le concert » et « l’échec » dans l’album de Yann Tiersen « L’absente », « Le parapluie » de Georges Brassens dans l’album « Les oiseaux de passage » et « L’inconnu du grand magasin » dans l’album EllesonParis.
Se plaisant à mélanger musique et théâtre, ou univers du conte, Natacha Régnier est également conteuse dans des œuvres telles que « Jeanne au Bûcher » de Arthur Honegger (Philharmonie de Liège), « Pierre & le Loup » de Sergeï Prokofiev (Philharmonie de Paris), entre autres…

Natacha Régnier (©Carole Bellaiche)

Yuan Yu

Yuan Yu est une étoile montante du monde de la flûte. En 2017, alors qu’il avait quinze ans, il gagna le Concours International de Flûte de Cracovie. Au cours de la même année, il décrocha le Premier Prix du 9e Concours International de Flûte de Kobe au Japon, une des compétitions les plus côtées pour cet instrument. En 2018, les International Classical Music Awards (ICMA) lui décernaient leur Discovery Award.
En 2012, il avait déjà gagné le Premier Prix de la section enfantine du 1er Concours de l’Association Chinoise de Flûte. Et en 2015, il avait reçu une mention honorable au Concours International de Musique du Printemps de Prague. Il est rentré à Prague en 2019, où il a reçu le Deuxième Prix du 71ème Concours International de Musique du Printemps à Prague.
Yuan bénéficie d’une bourse l’Académie Internationale de Musique du Liechtenstein et participe aux cours intensifs et aux activités de l’Académie.
Il reçoit également une bourse de la Banque Populaire en France. Yuan étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Il donne des concerts depuis son plus jeune âge, et fut applaudi pour son premier récital solo au Conservatoire Central de Beijing lorsqu’il avait 13 ans. Yuan a donnée des concerts en Chine, au Japon, à Singapore, en France, Allemagne, Pologne, Suisse et Slovénie, en récital et avec des orchestres comme le National Polish Radio Symphony Orchestra et le
Kobe City Chamber Orchestra.

 

Soliste de l’Orchestre National de France
« La clarinette enchantée » avait dit Yehudi Menuhin de Patrick Messina…
« Elégance du phrasé, justesse des proportions, timbre à la fois présent, doux et lumineux, nuances châtiées, tout semble couler de source » (Remy Louis, Diapason)
« Un instant de grâce absolu ! » (Michele Tosi, Resmusica.com)
« Patrick Messina : une finesse exceptionnelle » (Simon Corley, Concertonet.com)
« On a rarement entendu vision plus maîtrisée et raffinée que celle de ce merveilleux musicien » (Michel Parouty)

Né à Nice, de parents sicilien et espagnol, Patrick Messina commence sa carrière aux Etats-Unis, plus particulièrement à New-York en 1996 lorsqu’il remporte le 1er Prix du East and West Artists International Auditions lui permettant de se produire en récital au Carnegie Hall.
Parallèlement à ses activités de soliste, il travaille pendant six ans avec le Metropolitan Opera de New-York, sous la direction de James Levine, Valery Gergiev ou encore Leonard Slatkin.

Patrick Messina

Musicien très apprécié des plus grands chefs, Patrick Messina est invité régulièrement comme clarinette solo par de prestigieuses formations telles le Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam ou encore le Chicago Symphony Orchestra.
Il se produit en soliste sous la direction de chefs tels que Riccardo Muti, Bernard Haitink, Tan Dun, Daniele Gatti, Yehudi Menuhin, Kristjan Järvi, Jaap Van Zweden, Olari Elts, John Axelrod, Jacques Mercier et Trevor Pinnock, avec notamment l’Orchestre Symphonique de Houston, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Cannes, l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre National d’Ile-de-France, l’Orchestre de chambre de Toulouse, l’Orchestre Philharmonique de Incheon (Corée), l’Orchestre Philharmonique National d’Ukraine, le Kioi Sinfonietta (Tokyo)…
Son nom est à l’affiche des plus grands festivals, Mecklenburg-Vorpommern, Gstaad, Spoleto, Savannah, Mitte Europa, Pablo Casals, Les Flâneries Musicales, Menton, Schleswig-Holstein, Berlioz, Pontlevoy, Wissembourg, Istanbul.
Il a comme partenaires Daniel Hope, Jean-Yves Thibaudet, Simone Dinnerstein, Menahem Pressler, Roger Muraro, Pierre Lenert, Jean-Marc Luisada, Edita Gruberova, Tatjana Vassiljeva, Gautier Capuçon, le Philharmonia Quartett Berlin (des Berliner Philharmoniker), les Quatuors Debussy, Diotima, Carducci, Fine Arts, Elysées, Parker, Vogler et le Beaux-Arts Trio.
En octobre 2012 est paru un disque acclamé par la critique consacré à Mozart, avec notamment le célèbre Concerto pour clarinette, avec l’Orchestre National de France dirigé par Riccardo Muti (Harmonia Mundi).
Plus récemment, en 2014, son enregistrement du Concerto « Autumn Pictures » du compositeur franco-libanais Bechara El Khoury est paru chez le label Naxos, avec l’Ensemble Orchestral de Paris dirigé par Olari Elts.

Agnès Sulem

Agnès Sulem est 1er violon du Quatuor Rosamonde (quatuorrosamonde.com) depuis sa création en 1981 et Professeur de musique de chambre – classe de quatuors à cordes – au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon depuis 2012.
Le Quatuor Rosamonde a gagné de nombreux prix dans des concours internationaux (Prix du Concours International d’Evian, Premier Prix du Concours International de Quatuors de L’Union des Radios Européennes à Salzbourg) et mène une carrière internationale.

La discographie du Quatuor Rosamonde est riche de plus d’une trentaine de CDs et DVDs pour les labels Harmonia Mundi, Arion, Fuga libera, ZigZag territoires, Transart, Editions Jade… distingués par les plus hautes récompenses, dont le Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros. Elle témoigne de son souci d’aborder le répertoire le plus varié, des classiques viennois à la musique française et à la création contemporaine.
Plusieurs films sur le Quatuor Rosamonde ont été réalisés par Vincent Bataillon: « Notes pour un Quatuor » porte sur le processus de création dans l’interprétation des quatuors de Beethoven , « Au coeur de la musique de notre temps », filmé à l’Abbaye de Fontevraud, est consacré à la musique française, et « Ainsi la Nuit » témoigne de la longue collaboration du Quatuor Rosamonde avec le compositeur Henri Dutilleux qui considérait la lecture de son quatuor Ainsi la Nuit comme la version de référence de l’œuvre.
Le nouvel enregistrement du Quatuor Rosamonde, paru chez Arionau Printemps 2020, est dédié aux quatuors de Beethoven : n°14 opus 131, n°15 opus 132 et Grande Fugue opus 133.
Le Quatuor Rosamonde est très actif dans le répertoire contemporain et de nombreux compositeurs ont écrit pour lui. Il a travaillé en particulier en étroite collaboration avec Pascal Dusapin, Philippe Fénelon, Renaud Gagneux, Philippe Hersant, György Kurtág, Jacques Lenot, Michèle Reverdy, François Sarhan, Eric Tanguy, Ton-That Tiêt. Il a également bénéficié de collaborations inspirantes avec des artistes tels que Raphaël Hillyer et Eugene Lehner, altiste du Quatuor Kolish et ami de Schoenberg et Bartók.
Parallèlement à son activité de chambriste, Agnès Sulem s’est produite en soliste avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre International des Jeunesses Musicales sous la direction de Pierre Boulez, Maurizio Kagel, Pol Mule, Philippe Bender, Jean-Marc Cochereau, Marcello Viotti.
Agnès Sulem a étudié au Conservatoire de Paris où elle a obtenu un Premier Prix de violon et un Premier Prix de musique de chambre. Elle est aussi docteur en mathématiques.
Agnès Sulem est « Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur ».

« His understanding of the idiom is second to none » Gramophone Magazine (St-Saëns concertos / Hyperion).

Élève de Josef Gingold aux États-Unis (lui-même disciple d’Ysaye) et de philippe Hirschorn notamment, Philippe Graffin est Lauréat du concours Fritz Kreisler (en Autriche) où Lord Menuhin le découvre et l’invite à enregistrer son premier disque sous sa direction. Il a depuis partagé la scène avec certains des artistes emblématiques de notre époque tels que Mstislav Rostropovich, Sir Roger Norrington, Ernest Bour, Sir Yehudi Menuhin, Stephen Kovacevich ou le chef roumain Sergio Comissiona comme l’acteur Gérard Depardieu par exemple.

De nombreux compositeurs ont écrit et dédié leurs œuvres à Philippe Graffin : le compositeur russe Rodion Shchedrin (« Concerto parlando »), David Matthews (son concerto n°2), le compositeur lithuanien Vytautas Barkauskas (« Jeux » pour violon et orchestre, ainsi que son double concerto avec l’altiste Nobuko Imai). Philippe a également créé le concerto de Yves Prin, et de nombreuses œuvres écrites pour lui par philippe Hersant.

Récemment, il a créé et enregistré le concerto du compositeur anglais Peter Fribbins, spécialement écrit pour lui.

Philippe Graffin

Il a été invité dans des festivals prestigieux tels que les BBC Proms, Enescu Festival à Bucharest, Festival de Radio-France, Kuhmo (Finlande), Rotterdam Gergiev Festival, ou les « Folles Journées de Nantes », Festival Musique 3 (Bruxelles), ou le « Printemps du violon » (Paris).

Sa discographie est très riche et comprends déjà une cinquantaine de disques, dont plus d’une trentaines de concertos (une grande partie d’entre eux étant enregistrés pour la première fois).

En tant que chambriste, Philippe a été régulièrement invité à la Lincoln Center Chamber Music Society et au Wigmore Hall de Londres. Il est également le fondateur de « Consonances », festival de Saint-Nazaire qu’il a dirigé pendant 25 ans.

Il a aussi créé plusieurs événements, notamment plusieurs festivals autour du compositeur Eugène Ysaye, au Wigmore Hall de Londres, avec l’orchestre de la Résidence de la Haye, ainsi que prochainement à Knokke en Belgique.

Aussi, il a invité l’acteur Gérard Depardieu pour une série de concerts-lecture en Belgique, « La nuit nous appartient », pour la télévision belge, à Flagey (Bruxelles).

Ses derniers enregistrements incluent le concerto de Britten avec le Philharmonia de Londres, « Disque du mois » pour Gramophone Magazine, ainsi que les concertos de Mendelssohn et de Schumann avec l’orchestre de chambre de Padua, et les œuvres pour violon et orchestre de Joseph Jongen avec l’orchestre de Anvers.

Il enseigne au Conservatoire Royal de Bruxelles et au CNSM de Paris.

Philippe Graffin est directeur artistique du Festival Ysaye à Knokke-le-Zoute, qu’il a créé en 2017, ainsi que
des concerts de La Mirande en Avignon.

Patrick Lemonnier

Stéphanie Huang

Née en 1996 dans une famille de musiciens, Stéphanie Huang commence le violoncelle dès son plus jeune âge avec sa mère. Elle obtient son diplôme de Bachelor avec grande distinction au Koninklijk Conservatorium van Brussel dans la classe de Jeroen Reuling et étudie ensuite au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris pour son Master dans la classe de Marc Coppey.
En novembre 2008, elle obtient le 1er Prix du Concours Dexia. A l’âge de 12 ans, elle fait ses débuts au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles dans les Variations sur un Thème Rococo de Tchaïkovsky. En juillet 2015, elle reçoit le Grand Prix au Suggia International Cello Competition à Porto.
Elle est lauréate des Fondations SPES, Meyer et Kriegelstein, et a été sélectionnée pour l’Académie Jaroussky 2019-2020, la prestigieuse Académie Internationale Seiji Ozawa 2019 et l’Académie musicale de Villecroze auprès de Frans Helmerson.
Stéphanie Huang se produit dans le grand répertoire concertant (Dvořák, Elgar, Tchaïkovsky…) avec divers orchestres (Kamerfilharmonie van Vlaanderen, Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Orquestra Sinfónica do Porto /Casa da Musica…) sous la direction de chefs tels que M. Sanderling, C. Izcaray…
Elle donne également des récitals et apparaît comme chambriste lors de divers festivals nationaux et internationaux (Festival des Midis-Minimes – Belgique, Printemps des Arts de Monte-Carlo – Monaco, Internationaal Kamermuziekfestival Schiermonnikoog – Pays- Bas…).
Depuis octobre 2020, Stéphanie Huang est artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique sous la direction de Gary Hoffman.

Passionnée par la musique depuis son plus jeune âge, Camille Laurent commence à étudier la trompette à l’âge de 6 ans, puis – à 11 ans – débute la contrebasse dans la classe de Georges Thiery au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Cannes où elle obtient son Diplôme d’Etude Musicale de contrebasse.
En 2017, Camille réussit le concours d’entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Cédric Carlier et François Montmayeur. Parallèlement à son cursus, elle a eu l’opportunité de participer à de nombreuses master-classes avec des contrebassistes de grande renommée tels que Dominic Seldis, Dan Styffe, Luis Cabrera, Bernard Cazauran, Olivier Thiery, Yan Dubost, Alberto Bocini ou Théotime Voisin.
Attirée par l’orchestre symphonique, elle se forme en participant à de multiples sessions d’orchestre de jeunes telles que l’Académie des Jeunes Musiciens « Sympho New » au sein de l’Orchestre de Cannes, le Jeune Orchestre International de Monaco au sein de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, l’Orchestre Français des Jeunes et l’Académie du Festival de l’île de Ré. Camille joue régulièrement avec l’Orchestre de Chambre de Lyon et l’Orchestre de l’Opéra de St-Etienne. Elle a ainsi accompagné de nombreux solistes et joué sous la baguette de nombreux chefs dont Mikko Franck, Pablo Heras-Casado, Anthony Hermus, Fabien Gabel, Kazushi Ono, Alessandro Crudele, Alexandre Bloch…
Lors du Festival du Jeune Art Russe 2015, elle a eu l’occasion de jouer en tant que soliste en 1ère partie du Chœur de Chambre de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg, et en octobre 2017 en 1ère partie du Trio Wanderer.
Elle a également eu la chance de se produire avec l’Ensemble de Violons Tziganes de Cannes en Espagne et au Canada, ainsi qu’en Russie et en Italie avec l’Orchestre des jeunes de la région Paca.
Camille poursuit maintenant ses études musicales en Master au CNSMD de Lyon.

Camille Laurent

Anne-Lise Gastaldi (©Adeline Neveu)

Directrice artistique des Journées Musicales Marcel Proust, lauréate de concours internationaux dont le prestigieux ARD de Munich, Anne-Lise Gastaldi est notamment la pianiste du « Trio George Sand ». Elle aime se produire dans des concerts mêlant littérature et musique comme ce fut le cas avec Loïc Corbery, Anny Duperey, Marianne Denicourt, Clément Hervieu-Léger, Michaël Lonsdale, Benoît Poelvoorde, Didier Sandre… Lauréate du réputé programme « Villa Médicis Hors les Murs », elle fut à l’origine du spectacle Escales Romaines qui raconte les aventures de Berlioz, Gounod, Bizet, Debussy à la Villa Médicis : ce spectacle a fait l’objet d’un reportage télévisé sur LCI.
Sa discographie, essentiellement consacrée à la musique de chambre – Fauré, Ravel, Schumann, Stravinsky… – a été récompensée dans Classica, Le Monde de la Musique, Diapason et Télérama. Elle a aussi enregistré des disques qui marient les arts avec la chanteuse Juliette et conçu le livre-disques « Marcel Proust une vie en musiques ». Le prochain ouvrage, consacré à Gustav Mahler, sortira pour le label Elstir en partenariat avec la Médiathèque Musicale Mahler, la Fondation Mahler, et sera enregistré sur le piano « opus 102 » de Stephen Paulello.
Professeur de pédagogie au CNSMD de Paris où elle est également assistante dans la classe de Florent Boffard, Anne-Lise Gastaldi est aussi professeur de piano au CRR de Paris. Elle est, avec Valérie Haluk, à l’origine de Piano Project, puis de Univers Parallèles, recueils de pièces pour piano écrites spécifiquement pour les élèves par de grands compositeurs comme Pierre Boulez, Peter Eötvos ou Bruno Mantovani. Anne-Lise Gastaldi est aussi directrice artistique du Festival ClassicaVal de Val d’Isère et directrice de collection aux Editions Billaudot.

Habituée de prestigieux festivals en France (Festival de la Roque-d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Lille Piano Festival, Festival de Radio-France-Montpellier…), Claire Désert est aussi présente sur les scènes internationales (Wigmore Hall à Londres, Kennedy Center à New-York, Japon, Brésil, Allemagne…) et se produit en soliste avec d’importantes formations symphoniques comme l’Orchestre de Paris, le Philharmonique de Radio-France, Strasbourg, Toulouse, Prague, Québec, Japon… Elle a joué sous la direction de Marek Janowski, Jiří Bělohlávek, Lawrence Foster…
Entrée à l’âge de 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Claire Désert obtient un 1er Prix à l’unanimité du jury dans la classe de piano de Ventsislav Yankov, ainsi qu’un 1er Prix de musique de chambre dans la classe de Jean Hubeau. Elle est ensuite admise en cycle de perfectionnement dans ces deux disciplines (classe de musique de chambre de Roland Pidoux). Remarquée par le pianiste et pédagogue E. Malinin, celui-ci l’invite à poursuivre ses études au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou.
Claire Désert est une chambriste hors pair. Ses partenaires privilégiés sont Emmanuel Strosser, Anne Gastinel, Gary Hoffman, Philippe Graffin, Régis Pasquier, le Quatuor Sine Nomine, le Quintette Moraguès…
Sa discographie bien étoffée comporte entre autres un CD des Novelettes de Schumann (couronné d’un « 10 » de Répertoire), un disque des concertos de Scriabine et de Dvořák avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg (récompensé d’une « Victoire de la Musique » en 1997), et plusieurs enregistrements réalisés avec Anne Gastinel. Sont également parus chez « Mirare » deux autres disques consacrés à Schumann ainsi qu’un enregistrement des Danses slaves de Dvořák à quatre mains avec Emmanuel Strosser.

Claire Désert

Florent Boffard

Invité dans les principaux festivals (Salzbourg, Berlin, Bath, Aldeburgh, La Roque d’Anthéron…), Florent Boffard a joué entre autres sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, Leon Fleisher, Peter Eötvös, avec l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonisches Orchester Freiburg, le NDR Elbphilharmonie Orchester, l’Orchestre philharmonique de Radio France…
Soliste à l’Ensemble Inter-Contemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti… En 2010, il a présenté sur Arte, en direct, « Chopin, une écoute aujourd’hui » à la Folle journée de Nantes. Soucieux d’aider le public à une meilleure compréhension du répertoire contemporain, il a également réalisé de nombreux ateliers et présentations de concerts, en particulier au festival de la Roque d’Anthéron. Il a en outre écrit le film « Schoenberg, le malentendu » qui accompagne son enregistrement de l’œuvre pour piano de Schoenberg paru chez Mirare en 2013, enregistrement récompensé par « 5 Diapasons » dès sa sortie et noté « Editor’s Choice » par le magazine Gramophone. Parmi ses enregistrements, on trouve aussi les Structures pour deux pianos de Boulez avec Pierre-Laurent Aimard (DGG) et les Sonates pour piano et violon de Fauré avec Isabelle Faust (Harmonia Mundi). En 2018 est paru chez Mirare un album solo consacré à Bartók.
En 2001, la Fondation Forberg-Schneider (Münich) décerne à Florent Boffard son Prix Belmont pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui. Il a enseigné au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et à la Musikhochschule de Stuttgart. Depuis 2016, il est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Olivia Martin, née sur la Côte d’Azur en 1996, entre au CRR de Nice en 2003 dans la classe de percussions, puis étudie parallèlement le piano, la danse, le chant, la guitare électrique et la composition électroacoustique.
Elle quitte la pissaladière et la Méditerranée pour étudier au CRR de Paris dans la classe de Frédéric Macarez, Philippe Labadie et Eric Sammut. Elle y obtient son baccalauréat scientifique deux ans plus tard puis son DEM de percussions. Elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon à 18 ans dans la classe de Jean Geoffroy, Tâm Nguyen et Henri-Charles Caget. L’année suivante elle remporte le 2ème Prix du Concours International de Percussions de la Northwestern University à Chicago. En 2019, elle imagine et crée Génération Z, un spectacle pluri-disciplinaire pour 3 musiciens, 2 danseurs hip-hop et vidéo autour des différentes formes de communication et de l’interférence des réseaux sociaux sur ces dernières. Ce spectacle valide son Master.
Parallèlement, elle développe un attrait pour la pédagogie et enseigne au Conservatoire du 8ème arrondissement de Paris de 2014 à 2015, puis à l’école lyonnaise des cuivres et percussions jusqu’en 2019. Elle rédige son mémoire de recherche de fin de Master sur l’apprentissage de la musique et les neurosciences : comment l’apprentissage de la musique modifie-t-il les capacités cognitives chez les enfants.
Passionnée, elle prend part à diverses formations musicales : soliste, musique de chambre, orchestre symphonique, groupes, et ce dans différents styles (baroque, classique, contemporain, rock, électro-pop).
Elle est membre des Percussions de Strasbourg depuis 2020 et collabore notamment avec l’ensemble TaCTuS, les Nouveaux Caractères, l’Orchestre de Chambre de Lyon, le Théâtre National Populaire, Disneyland Paris, Robinson Khoury et l’ensemble Ecoute.

Olivia Martin

Charles Heisser

Né à Paris en 1998, issu d’une famille de musiciens, Charles Heisser est initié au piano dès l’âge de 5 ans par ses parents (tous deux pianistes et professeurs). Il entre au Conservatoire du 12ème arrondissement, puis au C.R.R. de Paris, où il pratiquera quelques années la percussion parallèlement au piano. Les classes à horaires aménagés lui permettent de poursuivre sa scolarité générale jusqu’au baccalauréat qu’il obtient avec mention à 16 ans.
A l’âge de 9 ans, il participe au projet de sa professeur Anne-Lise Gastaldi, le « Piano Project » (recueil de commandes à de grands compositeurs tels que Kurtag, Boulez, Fedele, etc..) ainsi qu’à une intégrale de l’œuvre pour piano de Frédéric Chopin, diffusée sur France 3 depuis la Salle Pleyel.
Habitué à la pratique de la musique de chambre lors des sessions à l’Académie d’été de Nice, Charles découvre et se passionne pour le jazz à l’adolescence. Déterminantes, les rencontres avec Martial Solal, puis Manuel Rocheman et Hervé Sellin l’incitent à commencer une formation en jazz, au Conservatoire du IXème, puis au C.R.R. de Paris.
Il obtient ses deux D.E.M. au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, en classique en 2016, et en jazz en 2018.
En avril 2018, alors qu’il assiste à un récital de Chick Corea à la Fondation Vuitton, celui-ci propose aux pianistes se trouvant dans le public de venir partager un moment musical avec lui : Charles a ainsi la chance incroyable d’improviser à 4 mains avec ce pianiste de légende, lors de ce concert diffusé en direct sur Medici TV.
Mais la chance ne s’arrête pas là : Chick Corea, quelques mois plus tard, lui proposera d’inclure ce duo improvisé à son dernier album solo.
Charles Heisser intègre le département Jazz du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en 2018, et réussit le doublon encore inédit d’y entrer également en classe de piano classique. Il y poursuit actuellement les 2 cursus en parallèle.
En 2019, il fait partie des Finalistes du Concours Jazz à la Défense au sein du groupe EPIC SAGA, et remporte le concours international de Jazz de CREST avec son groupe Nota Bene.

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