Jeudi 30 juillet – 20h

Jeudi 30 Juillet 2020 – 20h

Concert d’ouverture :

Métamorphoses Jardins du Musée Matisse

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Philip Glass  Metamorphosis

Valentina Igoshina & Marie-Josèphe Jude piano

Azan Caro Musique électronique

Ludwig van Beethoven Variations sur les 9 Symphonies (arrangement pour 2 pianos et 8 mains de Jean-François Heisser)

Michel Béroff, Florent Boffard,

Claire Désert & Marie-Josèphe Jude piano

En musique comme en toute forme d’art, le geste accompli ne serait-il au fond qu’un geste initial de métamorphose ? Chez Ravel, le jardin devient féérique. Sous l’œil de Monet, le port du Havre s’irise dans l’impression d’un soleil levant. Chez Debussy, c’est la cathédrale qui se meut en résonance engloutie. C’est aussi le jardin – si cher à Ravel – qui devient le joyeux bruissement des gouttelettes de pluie. Et à bien regarder Rodin, il nous semble voir la pensée animer ce front posé sur la paume d’une main, et transfigurer le bronze dans son apparente immobilité.
Le programme qui nous convie à cette soirée d’ouverture est également œuvre de métamorphose.
L’année 2020 est dédiée à Beethoven, lequel a passé son existence à métamorphoser les formes, le relief orchestral, le toucher pianistique, l’univers de la sonate comme celui de la musique de chambre.
Héritières de Haydn, et dans une moindre mesure de Mozart, les symphonies de Beethoven sont tour à tour un parcours évocateur (3ème et 6ème symphonies), la métamorphose d’un classicisme sublimé (1ère, 2ème, 4ème et 8ème symphonies), ou un formidable élan à l’ambition ouvertement hymnique (5ème, 7ème et 9ème symphonies). La 1ère fut élaborée durant les années 1799-1800, la dernière durant les années 1822-1824 : 25 années de la vie du compositeur se déroulent ainsi sous nos yeux (ses presque dernières 25 années, puisque Beethoven meurt en 1827), 25 années au cours desquelles Beethoven va transformer de l’intérieur – va métamorphoser – le cadre déjà établi de la Symphonie. A l’inverse d’un Mahler qui, lui, un siècle plus tard, jettera au feu toute empreinte héritée des décennies précédentes, Beethoven ne fait pas table rase du passé : ses symphonies demeurent en 4 mouvements, tel que l’a formalisé Haydn (excepté pour la 6ème), et sa nomenclature instrumentale est à peu près identique à celle des dernières symphonies du même Haydn. Pas de révolution ostentatoire, pas de déboulonnage de statue.
Par contre, sous la plume de Beethoven, les éléments constitutifs de la Symphonie vont connaître une singulière mutation : tout d’abord, suite à la disparition de l’Ancien Régime, le gracieux menuet du XVIIIème siècle (qui venait se placer en 3ème mouvement) s’efface au profit d’un Scherzo virevoltant, à l’allure mordante et vertigineuse. Au-delà du Scherzo, tous les mouvements prennent une ampleur inconnue jusqu’alors, renouvelant les équilibres et les proportions, faisant peu à peu émerger la notion même de couleur sonore (notion bien oubliée depuis le génial Orfeo de Monteverdi), organisant la répartition des timbres pour une mise en lumière individualisée ou pour une fusion en blocs sonores d’une puissance inouïe aux oreilles de l’époque (et même encore pour les nôtres aujourd’hui). En conséquence, certains instruments de l’orchestre se voient sollicités au-delà de leur registre habituellement exploité, ou se découvrent un rôle thématique, expressif, que jamais personne – avant Beethoven – n’avait songé à leur confier (sauf peut-être Haendel, quelquefois. Mais on sait que Beethoven vénérait Haendel !) : le pupitre des cors (3ème symphonie), les timbales (énoncées « à découvert » dans le 2ème mouvement de la 9ème symphonie, et déjà initiant le concerto pour violon en ré majeur), les contrebasses (stupéfiant trait d’orchestre qui relance l’énergie du Finale dans la 5ème symphonie), et tous les vents de manière générale. Pour la première fois, la pensée musicale se matérialise non seulement en termes de mélodie, d’harmonie et de rythme, mais également en terme de timbre. Nous sommes encore loin de l’osmose debussyste où la cellule musicale naît du timbre lui-même, mais Beethoven commence à accorder aux sonorités une importance qui dépasse le simple habillage.
Une telle émancipation instrumentale n’ira pas sans exiger une virtuosité encore peu usitée à l’époque, virtuosité tant individuelle que collective. Il faudrait aussi considérer l’incroyable élargissement des contrastes dynamiques, ces contrastes étant conçus comme un langage structurel à part entière, comme les piliers porteurs d’une architecture expressive (les nuances vont du pianissimo au fortissimo, et même jusqu’au triple forte).
De cette métamorphose beethovénienne est née, dans l’imagination de Jean-François Heisser, une nouvelle métamorphose qui dépasse les simples (mais déjà complexes) transcriptions pianistiques jadis effectuées par Franz Liszt. Ici, en une demi-heure environ, Jean-François Heisser invite l’auditeur à musarder de thème en thème, de césure en pont modulant, à vivre une promenade apparemment aléatoire au sein du corpus symphonique beethovénien. Les contrastes, écrits à plusieurs années de distance, se trouvent désormais face à face ; les évolutions de l’acte créateur se conjuguent enfin dans une fulgurance qui rend plus tangible encore les incroyables innovations de celui qui ouvrit la voie aux symphonies de l’ère romantique.

Ludwig Van Beethoven

Jean-François Heisser

Pour ouvrir cette soirée, nous nous tournons d’abord vers la musique de notre siècle. Philip Glass est un compositeur contemporain, américain, une figure emblématique de la musique dite « minimaliste » (il en est même l’un des pères fondateurs). Qu’est-ce que la musique minimaliste ? Elle n’est pas autre chose qu’un processus de métamorphose : processus lent, régulier, inexorable et (presque) imperceptible. Il s’agit en fait d’énoncer une simple cellule musicale (mélodique ou rythmique), puis de la répéter indéfiniment d’une manière presque identique (on parle aussi de « musique répétitive »)… Or, tout est dans le « presque », car un élément (un seul élément) infiniment petit de cette cellule se verra varié, transformé, muté au fur et à mesure des répétitions successives. Ainsi, l’ensemble de la cellule musicale subit une évolution lente et progressive, engendrant un climat quasi hypnotique qui abolit la notion même du temps et la valeur du contraste.

Bien évidemment, on est là aux antipodes de la musique sérielle et dodécaphonique, initiée en Autriche par Schoenberg et Berg, qui couvrit en Europe la quasi-totalité du XXème siècle (nourrie par des figures telles que Boulez, Nono, Stockhausen ou Berio). C’est même en réaction contre cette musique sérielle et dodécaphonique qu’est né, aux alentours des années 1960, sur le sol américain, le courant minimaliste. En effet, le courant minimaliste est essentiellement tonal, voire modal, et situe son innovation non sur le langage musical lui-même (les échelles sonores) mais plutôt sur la structure évolutive de ce langage volontairement simplifié.

On s’accorde à attribuer l’émergence de la musique minimaliste à 3 compositeurs américains qui sont Terry Riley, Steve Reich et Philip Glass (l’œuvre In C de Terry Riley, écrite en 1964, est communément regardée comme l’œuvre fondatrice de ce courant). A ces 3 compositeurs, il faut ajouter le nom de Morton Feldman, lequel utilise et systématise le « décalage de phase » pour opérer la lente mutation (la métamorphose) de ses éléments, au gré des répétitions successives. En plongeant plus loin dans le temps, on pourrait même considérer Erik Satie – eh oui ! Notre Erik Satie… – comme le réel et lointain père fondateur du courant minimaliste : sans réellement le vouloir, Erik Satie avait déjà découvert le pouvoir hypnotique des répétitions à l’identique, et l’illusion sonore que peuvent créer les infimes variations d’éléments apparemment accessoires. D’ailleurs, nombre de compositeurs minimalistes rendent régulièrement hommage à Satie.

La métamorphose est donc l’archétype, l’essence même, l’atelier expérimental par excellence de la musique minimaliste et répétitive… et c’est sans doute pourquoi Philip Glass donna à l’une de ses œuvres le titre de « Metamorphosis » (œuvre conçue en 1988, soit 25 ans environ après la naissance du courant minimaliste). C’est une œuvre en 5 parties, originellement pour piano solo, issue d’une musique de scène composée pour venir nourrir la représentation théâtrale d’une Nouvelle de Franz Kafka (Die Verwandlung, en français La Métamorphose, justement). A ce « Metamorphosis », Marie-Josèphe Jude a choisi d’ajouter une métamorphose parallèle : celle d’incorporer des éléments de musique électronique, lesquels venant élargir le champ expérimental propre à cette musique en constant processus évolutif. En effet, sans recourir à l’intention aléatoire, la musique minimaliste n’est jamais figée dans le temps… lui-même aboli par l’illusion d’une immuabilité toujours mouvante.

Un conseil tout personnel : allez jeter un coup d’oreille à la musique du film Kundun, composée naturellement par Philip Glass. Au-delà du film (réalisé par Martin Scorsese) et de cet hommage à l’identité du Tibet (l’un des grands combats de Glass, en compagnie de l’acteur Richard Gere), la bande sonore est un pur chef-d’œuvre, et de surcroît un parfait exemple des principes constitutifs de l’écriture minimaliste.

Jean-Noël Ferrel

Philip Glass

BIOGRAPHIES

Marie-Josèphe Jude

Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est au Conservatoire de Nice que Marie-Josèphe JUDE commence ses études musicales. Elle y reçoit une double formation, poursuivant parallèlement un cursus en piano et en harpe. Artiste précoce, et encouragée par Gyorgy Cziffra, elle entre dès l’âge de 13 ans au CNSMD de Lyon en harpe (classe d’Elisabeth Fontan-Binoche) et au CNSMD de Paris en piano dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, ainsi que la licence de concert de harpe à l’Ecole Normale de Musique de Paris, c’est à Londres qu’elle se rend pour se perfectionner auprès de Maria Curcio-Diamand, grande pédagogue et disciple d’Arthur Schnabel. Elle décide alors de se consacrer exclusivement au piano : elle sera Lauréate du Concours International Clara Haskil de Vevey en 1989 et « Victoire de la Musique » en 1995.

Sa carrière de soliste la mène dès lors dans les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno. Elle a collaboré avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lyon, Les Siècles, l’Orchestre Symphonique de Tours, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, le BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le Brussels Philharmonic Orchestra, le MDR Orchestra à Leipzig, et joué sous la direction de J. Märkl, Frans Brüggen, Charles Dutoit, Emmanuel Krivine, F-X. Roth, Jean-Yves Ossonce, J. Axelrod, Arturo Tamayo ou encore Klaus Weise. Chambriste confirmée, elle a formé durant de nombreuses années un duo avec Laurent Korcia, et retrouve régulièrement Henri Demarquette, Xavier Phillips, Jean-Marc Phillips, Marc Coppey, Philippe Graffin, Gary Hoffmann, Stéphanie-Marie Degand, Mireille Delunsch… Elle a également parcouru une très grande partie du répertoire à 2 pianos et 4 mains, en compagnie de Jean-François Heisser, Claire Désert et Michel Béroff.

Enfin, elle a participé à de nombreux spectacles de ballets, partageant la scène avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du Ballet de Bordeaux.

Son répertoire de prédilection se reflète dans son importante discographie : l’intégrale de l’œuvre pour piano de BRAHMS (dont le dernier volume est prévu pour 2019), Clara SCHUMANN, MENDELSSOHN, BEETHOVEN, CHOPIN, mais aussi Henri DUTILLEUX, Maurice OHANA (qui en avait fait une de ses interprètes favoris), BERG, JOLIVET. Après un disque consacré à LISZT, en duo avec Michel Béroff (Lyrinx), un enregistrement de la Symphonie Fantastique à deux pianos avec Jean-François Heisser vient de paraître chez Harmonia Mundi.

Marie-Josèphe JUDE consacre aussi une grande partie de son activité à l’enseignement : après avoir été professeur au CNSMD de LYON durant 4 ans, elle enseigne depuis 2016 au CNSMD de PARIS.

Elle est nommée Présidente et Directrice artistique de l’Académie Internationale d’été de Nice en octobre 2017.

Valentina Igoshina

Conservatoire Maurice Ravel

Assistante d’Anne-Lise GASTALDI

 

« Toute de charme, de simplicité et d’humour, Valentina Igoshina fait entendre un jeu où raffinement et caractère vont de pair ». (Alain Cochard – PIANISTE, septembre-octobre 2006).

Valentina IGOSHINA est née à Briansk (Russie) où elle commence à y étudier le piano avant d’intégrer le prestigieux Conservatoire Tchaïkovsky à Moscou, puis d’être lauréate de plusieurs concours internationaux : Rubinstein en Pologne (1993), Serge Rachmaninov à Moscou (1997), Reine Elisabeth à Bruxelles (2003), José Iturbi à Valencia (2006).

Valentina s’est produite en récital à Londres, Zürich, Milan, Paris, Moscou, Luxembourg, Saint-Louis (USA), Madrid, Alicante, Lyon, Ludwigsburg, Palerme… et elle a participé à de nombreux festivals dont Radio-France Montpellier, La Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins à Toulouse, Classica Val à Val d’Isère, Piano en Valois à Angoulême, Piano Folies au Touquet, Ravello en Italie, Bath au Royaume-Uni, Dushniki Zdroi en Pologne, Musica Belem à Lisbonne, Povoa de Varzim et Cintra au Portugal, Styriarte à Graz en Autriche.

Valentina a aussi été invitée par de nombreux orchestres (Concertgebouw à Amsterdam, Halle à Manchester, BBC Écosse à Glasgow, Philharmonique de Galice à Santiago de Compostelle, Radio Polonaise à Varsovie et Katowice, Symphonique du Brandebourg, Symphonique de Barcelone, Municipal de Santiago du Chili, Royal de Chambre de Wallonie, Japan Philharmonic à Tokyo…) pour y interpréter les grands concertos du répertoire russe (Tchaïkovsky, Rachmaninov, Prokofiev, Scriabine…) mais aussi Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann, Grieg…

Sa discographie comprend les Tableaux d’une exposition de Moussorgsky et Carnaval de Schumann (Warner Classics), l’intégrale des Valses de Chopin (Lontano, Warner Classics) et plus récemment les 2 Concertos de Shostakovich (CPO) aux côtés de la Deutsche Kammerphilharmonie Neuss am Rhein.

On a aussi pu l’entendre lors d’émissions retransmises en direct par la BBC et Classic FM au Royaume-Uni, et deux DVD (Claverdons Film London, dist. WarnerVision) réalisés pour la BBC par Tony Palmer sont disponibles où elle interprète des pièces de Rachmaninov et de Chopin : The Harvest of Sorrow dédié à Serge Rachmaninov et The Mystery of Chopin – The Strange Case of Delphina Potocka.

Parallèlement à ses activités de concertiste, Valentina enseigne au Conservatoire Maurice Ravel à Paris, formant ainsi de nouveaux talents comme elle le faisait précédemment au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, et elle donne aussi de nombreuses masterclasses.

Claire Désert

Habituée de prestigieux festivals en France (Festival de la Roque-d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Lille Piano Festival, Festival de Radio-France-Montpellier…), Claire Désert est aussi présente sur les scènes internationales (Wigmore Hall à Londres, Kennedy Center à New-York, Japon, Brésil, Allemagne…) et se produit en soliste avec d’importantes formations symphoniques comme l’Orchestre de Paris, le Philharmonique de Radio-France, Strasbourg, Toulouse, Prague, Québec, Japon… Elle a joué sous la direction de Marek Janowski, Jiří Bělohlávek, Lawrence Foster…

Entrée à l’âge de 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Claire Désert obtient un 1er Prix à l’unanimité du jury dans la classe de piano de Ventsislav Yankov, ainsi qu’un 1er Prix de musique de chambre dans la classe de Jean Hubeau. Elle est ensuite admise en cycle de perfectionnement dans ces deux disciplines (classe de musique de chambre de Roland Pidoux). Remarquée par le pianiste et pédagogue E. Malinin, celui-ci l’invite à poursuivre ses études au Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou.

Claire Désert est une chambriste hors pair. Ses partenaires privilégiés sont Emmanuel Strosser, Anne Gastinel, Gary Hoffman, Philippe Graffin, Régis Pasquier, le Quatuor Sine Nomine, le Quintette Moraguès…

Sa discographie bien étoffée comporte entre autres un CD des Novelettes de Schumann (couronné d’un « 10 » de Répertoire), un disque des concertos de Scriabine et de Dvořák avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg (récompensé d’une « Victoire de la Musique » en 1997), et plusieurs enregistrements réalisés avec Anne Gastinel. Sont également parus chez « Mirare » deux autres disques consacrés à Schumann ainsi qu’un enregistrement des Danses slaves de Dvořák à quatre mains avec Emmanuel Strosser.

Florent Boffard

Invité dans les principaux festivals (Salzbourg, Berlin, Bath, Aldeburgh, La Roque d’Anthéron…), Florent Boffard a joué entre autres sous la direction de Pierre Boulez, Simon Rattle, Leon Fleisher, Peter Eötvös, avec l’Orchestre National de Lyon, le Philharmonisches Orchester Freiburg, le NDR Elbphilharmonie Orchester, l’Orchestre philharmonique de Radio France…

Soliste à l’Ensemble Inter-Contemporain de 1988 à 1999, il a côtoyé les principaux compositeurs de notre temps et effectué la création de pièces de Boulez, Donatoni, Ligeti… En 2010, il a présenté sur Arte, en direct, « Chopin, une écoute aujourd’hui » à la Folle journée de Nantes. Soucieux d’aider le public à une meilleure compréhension du répertoire contemporain, il a également réalisé de nombreux ateliers et présentations de concerts, en particulier au festival de la Roque d’Anthéron. Il a en outre écrit le film « Schoenberg, le malentendu » qui accompagne son enregistrement de l’œuvre pour piano de Schoenberg paru chez Mirare en 2013, enregistrement récompensé par « 5 Diapasons » dès sa sortie et noté « Editor’s Choice » par le magazine Gramophone. Parmi ses enregistrements, on trouve aussi les Structures pour deux pianos de Boulez avec Pierre-Laurent Aimard (DGG) et les Sonates pour piano et violon de Fauré avec Isabelle Faust (Harmonia Mundi). En 2018 est paru chez Mirare un album solo consacré à Bartók.

En 2001, la Fondation Forberg-Schneider (Münich) décerne à Florent Boffard son Prix Belmont pour son engagement dans la musique d’aujourd’hui. Il a enseigné au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et à la Musikhochschule de Stuttgart. Depuis 2016, il est professeur de piano au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Michel Béroff

Après des études au conservatoire de Nancy, Michel Béroff obtient en 1966 un 1er Prix de piano au CNSM de Paris dans la classe de Pierre Sancan. L’année suivante, il remporte le 1er Prix du 1er Concours International Olivier Messiaen, faisant de lui un des interprètes privilégiés de ce compositeur.

Artiste exclusif EMI pendant plus de vingt ans, Michel Béroff a effectué plus de 50 enregistrements, parmi lesquels les œuvres intégrales pour piano et orchestre de Liszt, Prokofiev et Stravinsky sous la direction de Kurt Masur et Seiji Ozawa, ainsi que des œuvres de Bach, Brahms, Schumann, Dvořák, Moussorgsky, Saint-Saëns, Debussy, Ravel, Messiaen, Stravinsky et Bartók.

Pour « Wiener Urtext », il a participé à une nouvelle édition des œuvres de Claude Debussy, et gravé pour la firme Denon l’intégrale de la musique pour piano de ce compositeur.

Pour Deutsche Grammophon, il enregistre le concerto pour la main gauche de Ravel avec Claudio Abbado.

Ses enregistrements ont été primés par 5 “Grand Prix du Disque”.

Malgré une activité intense de soliste et de chambriste, Michel Béroff a longtemps enseigné au CNSM de Paris. Aujourd’hui, il est invité aux jurys des plus prestigieux concours internationaux.

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Jeudi 30 Juillet - 21h30